Comme promis, des bouchons magnifiques ont été tirés pendant la vieille semaine, de Noël au Jour de l’An, voir les trois « galeries de portraits » sur mon blog. Et puis, boum, le 7 janvier et ses séquelles pâteuses nous sont tombé sur le râble. Changement d’ambiance, va falloir se mettre en travers de la route tracée depuis 40 ans avec les résultats qu’on voit. Et puis, même cette envie pourtant essentielle est balayée, l’actu est plus forte, toujours. La boîte @ mails regorge d’offres pour la Saint-Valentin, la vie et le commerce reprennent leurs droits, en mode rosé à bulles. Le champagne rosé est un classique sans limite alors que cette idée de boire du vin tranquille rosé en dehors des périodes de chaleur m’est (encore) étrangère.
Sauf que.
Les grandes décisions sont prises pour être piétinées. Pour ce faire, il a fallu un rosé de haut de gamme, la cuvée 946 du château Gassier au pied de la montagne Sainte-Victoire, au cœur de la Provence de Pagnol. Voilà un vin complexe et friand, un vrai rosé de gastronomie issu d’un terroir de folie cultivé en bio, pas le genre piscine et glaçons. Et il aura fallu un beau bandol d’un rose soutenu, quatorze ans d’âge, un la-bégude 2000, pour confirmer que parfois, les rosés sont de grands vins. Oui, aussi. C’est une bonne nouvelle, mais quand même, j’attendrai l’été pour me réjouir plus.
D’autant que, dans la même séquence, cinq grands domaines provençaux ont choisi de faire leur promo via les rouges. Nous, nous savons bien que la Provence est une terre de rouges. Il y a longtemps qu’on se délecte des beaux vins de Trévallon, Vignelaure, Hauvette ou Révélette. Très peu de grands bandols rouges nous sont inconnus, de même avec les palettes des châteaux Crémade ou Simone. Et les bellets ? Oui, les bellets sont des rouges magnifiques. Et les vins de Philippe Gimel, ceux du Chêne Bleu, la liste est longue, donc oublieuse.
Là, revue des productions des châteaux Sainte-Roseline, La Coste, Romanin, Fontainebleau et la Commanderie de Peyrassol qui faisaient goûter leurs rouges. Et là, bravo les gars, c’est bon, tout ça. Mes préférés ? Sainte-Roseline et Fontainebleau, avec une mention pour les progrès réalisés par Peyrassol. Tu cherches des grands provences rouges ? Les voilà. Avec ceux qui précèdent, le choix est vaste et gratifiant. Et l’amateur saura les attendre, comme il le fait avec ses meilleurs bordeaux, hermitages, côte-rôtie ou bourgognes. Bienvenue à la Provence dans ce casier d’excellence.

Crédit photo : Fabrice Leseigneur

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