Hear Palmer, see Palmer

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Si la biodiversité s’inscrit au cœur de la démarche viticole de Château Palmer, il en va de même pour son approche artistique, comme le prouvent les deux propositions qui animent ce domaine de Margaux ces jours-ci. Comme chaque année depuis 2010, le dernier millésime issu des 66 hectares enherbés de ce grand cru classé, sur lesquels butinent les abeilles et paissent des brebis, se verra “interpréter” le 31 mars prochain par le saxophoniste Archie Shepp, « figure du free-jazz » également pianiste, chanteur, compositeur, dramaturge et poète engagé qui sera accompagné pour l’occasion par Carl-Henri Morisset, Darryl Hall et Steve McCraven. Improvisations sur chateau-palmer 2016 et son alter-ego (le deuxième vin du château), le concert donné au chai et en public par ce quartet d’envergure sera rediffusé dès le lendemain dans son intégralité sur le site hear-palmer.com (sur lequel on peut également écouter toutes les sessions de Hear Palmer depuis le millésime 2009) et sur TSF Jazz le 6 avril à 21h.

« Vin et jazz sont à l’unisson.
Ils puisent dans leur héritage pour le réinterpréter, à l’envi. »

Thomas Duroux, directeur de Château Palmer

Autre champ d’expression dont on pourra profiter jusqu’au 25 août*, l’exposition de photographies accrochée depuis lundi à Palmer est la première présentation par l’artiste Sebastião Salgado d’un travail de recherche de plus de sept ans sur une « nature originelle », vierge de toute intervention humaine, qui se veut être un éveil des consciences, un nécessaire élan vers notre planète : « Nous l’avons quittée. Nous devons revenir vers elle. » Ces vingt-quatre images qui « saisissent la beauté d’une végétation foisonnante, volontaire, plurielle » sont autant d’incitations à respecter et aimer ces « jardins naturels » (c’est le titre de cette exposition conçue par Lélia Wanick Salgado) et, à travers eux, la Terre. Pour le photographe franco-brésilien, qui a inauguré dès 1998 avec sa femme et associée l’Instituto Terra, organisation environnementale œuvrant pour le développement durable de la vallée du Rio Doce au Brésil à l’origine de la plantation de 2,3 millions d’arbres, « notre planète est jardin. »

Vue au sommet du tepui Roraima, l’Orectante sceptrum est une plante courante des tepuis. Venezuela, 2006. ©Sebastião Salgado
Vue au sommet du tepui Roraima, l’Orectante sceptrum est une plante courante des tepuis. Venezuela, 2006. ©Sebastião Salgado

*L’exposition Jardins Naturels est visible dans le cadre des visites à Château Palmer.
Réservation par e-mail à [email protected]

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