Dans l’histoire tellurique de Cos d’Estournel, Jean-Guillaume Prats reste l’une des éminences tanniques qui a porté le cru à un niveau jamais atteint. Ce second cru classé reste par son aspect lié à Louis Gaspard d’Estournel: ses délires architecturaux paraissent dignes de Louis II de Bavière. Son goût pour l’exotisme et ses voyages au pays du soleil levant lui inspirent les pagodes chinoises et la porte de palais venue de Zanzibar. En plein classicisme architectural XIXème, cela décoiffe. Menant grande vie, il s’endette lourdement et il doit revendre le château et le vignoble en 1852. Après une période d’instabilité, la famille Ginestet lui redonne à partir de 1917, tout son lustre. Ses petits fils Prats assurent dignement la continuité.

Lorsqu’en 2000, ils vendent le domaine à Michel Reybier, l’arrière petit-fils Jean-Guillaume Prats en assure la direction avec brio,en prenant toute la dimension du cru : il donne sur les derniers millésimes une nouvelle impulsion, en initiant un projet visionnaire. Une restauration des bâtiments a permis aux pagodes de retrouver leur aspect du XIXème siècle. Dans ce temple du vin, il pilote la construction du nouveau chai…

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