L’homme d’affaires suisse Silvio Denz vient d’acheter les 36 hectares de vignes du Château Lafaurie-Peyraguey, premier grand cru classé de Sauternes. Le prix de vente n’a pas été divulgué, mais la transaction est l’une des plus importantes réalisées dans le vignoble sauternais ces derniers mois.

Situé à Bommes, au cœur des plus grands crus de Sauternes, le Château Lafaurie-Peyraguey appartenait, depuis 1984, à la Société de Participations financières et foncières du groupe GDF-Suez. Un passionné remplace un investisseur institutionnel, ce n’est pas si fréquent. Le vignoble se trouve sur la partie haute du terroir de graves de Sauternes, pas loin du château d’Yquem.

Les vignes y sont cultivées en lutte raisonnée, sans aucun herbicide chimique. L’encépagement est composé à 93% de sémillon, 6% de sauvignon et 1% de muscadelle, avec un âge moyen de vignes de 40 ans (les plus anciennes sont de 1926) et des rendements moyens de 18 hl/ha.

Silvio Denz est déjà propriétaires de sept domaines à Bordeaux, en Espagne et en Toscane, dont les deux grands crus classés de Saint-Emilion, Château Péby-Faugères et Château Faugères, ainsi que les vins de Château de Chambrun en AOC Lalande de Pomerol et de Château Cap-de-Faugères en AOC Castillon-Côtes de Bordeaux. Il est également co-propriétaire avec Peter Sisseck du Château Rocheyron à Saint-Émilion.

Dans un communiqué de presse, l’homme d’affaires affirme que son objectif est de produire de « très grands vins liquoreux, sur les meilleures terroirs classés en 1855, c’est-à-dire l’Enclos et Les Maisons Rouges», mais aussi des « grands vins secs de Sauternes » sur le reste des parcelles.

Il souhaite également développer l’oenotourisme de prestige dans cette région, dont le Sauternais manque cruellement aujourd’hui. Les treize chambres du château Lafaurie-Peyraguey seront donc transformées en hôtellerie de luxe pour accueillir professionnels, amateurs et visiteurs.

En outre, Silvio Denz envisage de créer une bouteille gravés par la maison Lalique, dont il est aussi le propriétaire, dans la continuité des deux lignes de carafes et de verres créées par Réne Lalique, «Yquem » en 1934 et « Barsac » en 1939.

Crédit photo : Leif Carlsson

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