[col width=”four”] Grand Hôtel du Lion d’Or
69 rue Georges Clemenceau
41200 Romorantin-Lanthenay (France)
E-mail : [email protected]
Tél. +33 02 54 94 15 15
Fax : +33 02 54 88 24 87
Ccoordonnées GPS : Long. 01°44’38” – Lat. 47°21’37”

[/col] [col width=”six”] Le moment de bonheur dans une dégustation, c’est l’instant tout en retenue où le nez se penche vers le verre, que les lèvres frémissent, on fait alors tournoyer le vin et on le porte…

J’arrête là cette description, ce qui va suivre mérite que l’on donne du temps au temps. En effet, il s’agit de laisser parler le talent de l’un des chefs les plus astucieux des alliances mets/vins, nous sommes à Romorantin chez Didier Clément loin des alliances réalisées trop souvent à Paris où nombre de chefs talentueux succombent au tout-à-l’ego avec un met techniquement parfait sans véritable alliance avec le cru proposé.
À l’occasion de ces rencontres de la Saint-Vincent (de début Janvier au 15 Février), Didier Clément reçoit dans son Hôtel du Lion d’Or tout ce que la France du vin compte de talents.

Le sancerre Monts Damnés du domaine Dagueneau sort du verre dans sa version 2008 avec des accents de mangue mêlés de fumé et une tension harmonieuse qui lui permet de convoler avec une chair de tourteau à l’orange. On est là dans un accord confortable très œcuménique qui permet de prendre ses marques d’autant qu’un tastou aux truffes croise le chemin de ce sancerre qui trouve alors la percussion idéale. Plus ébouriffant, l’huître spéciale Roumégous, pomme granny et son jus au sauternes et bacon de connivence avec un château-doisy-daene 2010 qui enveloppe et relance le plat ; le vin va naturellement vers une raviole champignon et truffe et sa crème de topinambour et chou vert renversante. Sur les langoustines mi-cuites et son chutney au curry doux, le pouilly-fumé 2002 Astéroïde 2002 du Domaine Didier Dagueneau est d’une pureté sidérale. Arrive ensuite un clos-dubreuil 2008 qui embaume la pièce. Au nez s’expriment des accents de fruits noirs, de poivre et de menthe. La bouche de ce saint-émilion grand-cru offre de l’énergie, du soyeux, de la profondeur et de la fraîcheur. Ce vin très en verve s’empare d’un pigeon farci entre chair et peau et sa sauce lie de vin, betterave et framboise. Le glissement vers le plaisir est total et l’on tend de façon spontanée son verre pour capter les fragrances d’un château-larrivet blanc 2006 accompli et un 2010 profond qui entrent en composition avec un gruyère Etivaz et une duchesse de pommes de terre à l’huile de noisettes truffée.Le second vin de ce pessac-léognan blanc, Les Demoiselles 2011, offre un excellent rapport qualité-prix pour se promener sur crustacés et fromages. L’accord ligérien avec ces as du plateau se porte sur le Silex pouilly-fumé 1996 de Dagueneau d’une percussion sans égale pour le millésime. Dans un registre moelleux, le doisy-daene 2006 riche et élégant offre son meilleur profil pour le crémeux passion et citrus et ses fruits frais, un dessert tout en nuances. Ce cru classé de Barsac montre ici toute sa classe et s’affirme comme un grand vin de gastronomie. Ici chaque accord à son histoire qu’on se plait à raconter; souhaitons que Michelin recoiffe un jour d’une seconde étoile cette cuisine bien inspirée.

Le weekend prochain ces rencontres de la Saint-Vincent se poursuivent avec des alliances sur les meilleures cuvées de chez Ruinart.

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1 COMMENTAIRE

  1. Rien que pour ça en plus du reste :

    Plus ébouriffant, l’huître spéciale Roumégous, pomme granny et son jus au sauternes et bacon de connivence avec un château-doisy-daene 2010 qui enveloppe et relance le plat.

    Je vais aller voir cela de plus près.

    Pierre

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