Entre Valentin et Emilion, il y a un jeu de rôle où les fruits de la passion arrivent à maturité. Ainsi, avec ses yeux en forme d’amande où il reste un zeste d’enfance, Marie Bénédicte Lefévère n’a jamais renié ses origines corréziennes : ses ancêtres sont présents dans le vignoble bordelais depuis le XIXème siècle ; avec un fermage pomerolais à Tour Robert et un autre sur Saint-Emilion à Château Badette son père Dominique Leymarie est bien positionné : ” Il trouvait le travail de la vigne trop dur pour moi » explique de sa voix suave cette passionnée du vin ” aussi il m’a poussé vers des études de pharmacie. Néanmoins je prenais toujours des vacances en septembre pour faire les vendanges et vinifier avec lui. Mes diplômes en poche, j’ai travaillé dans plusieurs officines. ”

Au moment de s’installer, cette cavalière de charme contourne l’obstacle en refusant toutes les pistes de la pharmacopée. Alors, preuve d’amour suprême, Christophe son mari lui achète le Château Sansonnet pour assouvir sa vocation. Ce vignoble de 7 hectares sur Saint-Emilion jouxte le premier grand cru classé Trottevieille, au nord est de l’appellation, sur le point le plus élévé du plateau argilo calcaire. Dès son premier millésime en 2009, Sansonnet se fait remarqué pour son tanin enveloppant avec une sève éclatante et une finale fraîche harmonieuse. Les 2010 et 2011 sont de sacrées réussites et en 2012, Sansonnet retrouve son rang de grand cru classé.
Si 2013 s’est bien positionné dans la hiérarchie de la rive droite, le 2014 s’annonce sous les meilleurs auspices.

Voilà une belle histoire de Saint-Valentin.

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