Belle reprise du Logis de la Cadène par la famille de Boüard (Château Angélus).
Pile dans un registre qui nous manquait.


Logis de la Cadène

En plein cœur du village, le plus ancien restaurant de Saint-Emilion a été repris par la famille de Boüard en 2013. Une idée de Stéphanie (la fille d’Hubert) qui dirige aussi angélus et a dressé la carte de vins aux 400 références. Le jeune chef Alexandre Baumard a vite pris des libertés avec la ligne tradi-locale souhaitée au départ pour laisser libre cours à sa créativité et tenter de décrocher sa première étoile en 2016. tant mieux. Si le poisson a sa faveur, il se distingue aussi, cette saison, avec un « lièvre à la royale farci au foie gras et à la truffe tuber incinatum, churros de pommes de terre et « girolles » ou un « cerf rôti », légumes d’automne en différentes « textures ». les 11 et 18 décembre, uniquement sur réservation, deux dîners thématiques accords mets-vins mettront en exergue la truffe puis les crus de Michel Chapoutier. Pas envie de partir? Aux deux suites et deux chambres country chic de cette accueillante maison de famille seront ajoutées cinq autres chambres, au printemps prochain. Ici, la carte des vins est un enchantement. Premier prix, 25 euros pour un chinon de baudry. Dernier prix, 6 800 euros pour un montrachet du domaine Leflaive. 57 vins entre 50 et 100 euros, etc. Le coefficient multiplicateur est faible à modéré et le choix, très pointu, on n’est pas n’importe où. Ne pas rater le clos-rougeard des frères Foucault, vendu au prix du commerce ou à peu près.

SalleAngelus

Logis de la Cadène

3, place du Marché au Bois,
Saint-Emilion
05 57 24 71 40
44

La Terrasse rouge

Château La Dominique
Saint-Emilion
05 57 24 47 05

La Terrasse rouge

Au-dessus du cuvier bardé de lames d’acier rouge, signé Jean Nouvel, 450 m2 de terrasse plein ciel pour admirer à 180° le paysage pomerolais. Petrus, lafleur, figeac, la conseillante sont en ligne de mire et cheval blanc à un jet de bouchon. L’hiver, même point de vue, cette fois depuis la salle, vitrée sur trois côtés. Le spectacle ce sont aussi les volailles fumantes sur la broche, les pièces de bœuf girondes sur le billot, les pains craquants sur le comptoir. La table du grand cru classé la Dominique, menée par Nicolas Lascombes (un succès de plus pour le patron de la brasserie bordelaise et du bouchon du ferret, entre autres), mise sur les valeurs sûres locales : huîtres de Joël Dupuch, entrecôte de blonde d’aquitaine, magret, lamproie, saint-émilion et pomerol majoritaires. Pineaux, cognacs et armagnacs en accolade

Le Pape

De haut-bailly à le Pape, du vin au décor, variations sur un seul thème : celui de la sobriété luxueuse. Une mention spéciale pour la vinothèque, un écrin de chêne, de cuir fauve et de flacons de haute volée, la pièce la plus intimiste de cette chartreuse XVIIIe superbement restaurée.Passez le seuil, oubliez tout, sauf d’être heureux comme un pape. Luxe de l’espace, élégance du décor (luminaires années 40-50 et tissus thorp de toute beauté), prévenance du maître de maison, sérénité du silence des vignes environnantes et du jardin. Le havre caressant qui manquait à Haut-Bailly, cru classé de graves,distant d’une vrille, et à sa table privée.

45

Le Pape

Château Le Pape
Léognan
05 56 72 56 12
restaurant1

Les Belles Perdrix

Château Troplong Mondot
Saint-Emilion
05 57 55 32 05

Les Belles Perdrix de Troplong Mondot

La butte de Mondot, c’est un balcon rare sur les vignes de Saint-Emilion, 360° de bonheur contemplatif, de flâneries entre les ceps, un privilège à cueillir au petit matin, après une nuit dans une chambre baptisée la Maison des vignes, l’Atelier ou encore Les Topiaires. De quoi se mettre en appétit pour la table du 1er grand cru classé Troplong Mondot, l’une des meilleures de Saint-Émilion. Le chef David Charrier a brillamment décroché sa première étoile en février dernier. Ex-second du génial Patrick Jeffroy à Carantec, il excelle aussi bien sur les poissons que sur les produits locaux comme le pigeon au sang de Monsieur Duleau ou la selle d’agneau de l’estuaire. Dans la salle, comme dans les chambres d’hôtes, la patte de Xavier Parienté, antiquaire et propriétaire du château, fait mouche.

Béatrice Brasseur

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