Le secteur coopératif a décroché les plus hautes places du podium lors du concours Prix Plaisir 2019. Rien d’étonnant quand on voit les progrès réalisés depuis quelques années. On peut faire beaucoup et bon à la fois. La preuve en six médailles d’or.

Ici c’est l’Ardèche

Vignerons Ardéchois, Amandier, IGP ardèche blanc 2017
La cave ?
1967, les douze caves se rassemblent pour former la cave des Vignerons Ardéchois telle qu’on la connait aujourd’hui. Depuis elle n’a jamais cessé de progresser et atteint maintenant un niveau de haut vol. Les cuvées d’entrée de gamme comme les grands vins profitent en plus d’un excellent sens du marketing. Bien occupé avec 6 000 hectares de vignes, la cave n’oublie pas de s’engager vers une agriculture vertueuse et sensible à la protection de la biodiversité. Mille familles de vignerons travaillent avec la même passion dans un souci d’unité et d’entraide. La force du nombre permet de grandes choses et surtout de bien faire. En voilà la preuve.
Le vin ?
Un chardonnay solaire, gourmand, frais et digeste, au nez agréable légèrement beurré. On y revient facilement. C’est tout ce qu’on lui demande.
Le détail ?
Toutes les sélections parcellaires de la cave portent le nom d’un arbre. Un excellent moyen mnémotechnique pour s’y retrouver dans cette gamme très large.
Le prix ?
8,30 euros

Le blanc de la colline

Cave de Tain, Première Note, IGP collines-rhodaniennes blanc 2018
La cave ?
C’est la réunion réussie de la noblesse des grands terroirs du Rhône nord et de l’énergie d’une poignée de jeunes vignerons plein d’ambition et de talent. Si elle est devenue le plus important producteur de vins de syrah dans la région, elle signe aussi des blancs d’excellente facture, autant sur les appellations que sur les IGP. Il y a de quoi être fier. Les apporteurs cultivent leurs raisins sur des parcelles toujours bien situées. Ce bon monde marche de concert sous la direction d’une excellente équipe technique et depuis 2014, la cuverie refaite à neuve permet d’exprimer complètement le potentiel des terroirs.
Le vin ?
Légèrement sur la retenue, première-note est aussi complexe au nez qu’il est ample et généreux en bouche. De fins amers en finale lui donne un surplus de tonus bienvenu.
Le détail ?
La cave décline cette cuvée en viognier ou en marsanne pour les blancs et syrah pour le rouge.
Le prix ?
5,10 euros

Un géant tout en rose

Estandon Vignerons, La Vigne et la Roche, côtes-de-provence sainte-victoire rosé 2018
La cave ?
Elle est à elle seule 10 % de la production des vins de Provence. La marque Estandon est à l’origine de la création de l’appellation côtes-de-provence et ce n’est pas pour rien que l’une des plus importantes réunions de caves coopératives de la région a repris cette identité en 2010 pour porter au plus haut la couleur du rosé. Formidable élément de promotion du secteur coopératif en France, c’est aussi un modèle d’engagement dont il faut s’inspirer.
Le vin ?
Un rosé séduisant, équilibré, parfumé, bien dans l’esprit des vins d’été. Il aura tout autant de succès au cœur de l’hiver ou au début du printemps. Le rosé c’est tout le temps. Surtout quand l’assiette fait la saison.
Le détail ?
20 millions de bouteilles par an. On peut douter un peu du sérieux de ce colosse mais c’est aussi un excellent élève et une bête à concours qui décroche médailles sur médailles. L’or du Prix Plaisir ne lui a pas échappé.
Le prix ?
13 euros

Une bonne surprise

Cellier des Dauphins, Les Grès Bleus, côtes-du-rhône-villages Plan de Dieu rouge 2018
La cave ?
Les chiffres donnent un peu le tournis, certes. 13 caves coopératives, 16 000 hectares de vignes, 3 000 vignerons et 52 millions de bouteilles produites. Cette coopérative monstre, l’un des premiers metteurs en marché de vins en France, souffre d’une image souvent négative et réduite au marché où elle règne, celui de l’entrée de gamme. Par ailleurs présente sur d’excellents crus du vignoble, comme ici à Plan de Dieu, elle est capable de produire des vins bien faits, sérieux et recommandables, à apprécier sur leur jeunesse.
Le vin ?
Bien équilibré, c’est assurément un beau vin de repas, avec ses arômes de fruits frais.
Le détail ?
Une fois encore, le concours Prix Plaisir montre qu’en matière de dégustation à l’aveugle, les préjugés n’existent pas.
Le prix ?
8,50 euros

Un vrai basque

La Cave d’Irouléguy, Kattalingori, irouléguy rouge 2017
La cave ?
Neuf viticulteurs passionnés sont à l’origine de cette coopérative dynamique qui représente aujourd’hui 60 % des surfaces plantées de la petite appellation d’irouleguy (250 hectares). Elle est le fer de lance de ce vin basque encore un peu méconnu. Parce que la région attire beaucoup de visiteurs, la cave développe une offre oenotouristique bien construite et fournie. Dans un vignoble où les exploitations sont de très petites tailles, l’esprit coopératif joue ici un rôle déterminant dans la promotion des terroirs et des vins.
Le vin ?
Le tannat prend des parfums d’encre de Chine et de fruits noirs. Sa forte structure invite à l’oublier un peu en cave. Mais une chose est sûre, ça promet.
Le détail ?
Le site internet de la cave, à l’interface fluide et moderne, propose de découvrir les vignerons coopérateurs de la cave grâce à une série de portrait plutôt réussie. On peut acheter les vins en ligne, c’est bien.
Le prix ?
12,90 euros

La petite reine

Rhonéa, L’Amicale de la Pédale, Ventoux rouge 2018
La cave ?
La réunion de deux caves importantes du Vaucluse, celle de Beaumes de Venise et de Vacqueyras, a donné un nouvel essor à la coopération viticole dans le Rhône sud. Toute la gamme gagne à chaque millésime en précision et en modernité. Ici aussi, le marketing est au service de la qualité et permet une belle mise en avant des cuvées sur le marché, en optant pour des étiquettes innovantes et joyeuses. Des treize vignerons fondateurs, la cave s’est renforcée est travaille aujourd’hui avec 200 artisans passionnés.
Le vin ?
Avec un nom comme ça, cette petite cuvée fera à coup sur son effet sur la table surtout auprès de l’amateur de vélo. Sur le fruit, ce vin franc et frais apporte de la gaieté dans le verre. Simple mais bien fait, il est parfait en apéritif, avec de bons copains.
Le détail ?
C’est la brillante et expérimentée Dany Rolland, œnologue de référence du Bordelais (mais pas que), qui conseille la cave. Une solide référence.
Le prix ?
5,50 euros

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