Parce que la traction animale fait moins de dégâts que les tracteurs sur l’environnement en général et sur le sol en particulier (pas de tassement ni de vibrations), on a vu revenir les chevaux dans les vignes. Aujourd’hui, au Château Pape Clément, à Pessac Léognan, on pousse un pas plus loin ce retour aux bonnes vieilles méthodes d’autrefois. Deux bœufs de quatre ans (et 400 kg), répondant aux noms de Blanc et Marel, participent désormais aux labours. De race gasconne, ces deux-là ont été élevés en Ariège, à la Bastide de Sérou, et n’obéissent qu’à la langue d’oc. Ce n’est pas pour le folklore que Bernard Magrez a décidé d’avoir recours à eux, en plus des chevaux. Parce qu’ils travaillent plus lentement et avec plus de puissance – et aussi parce qu’ils s’arrêtent lorsque la charrue rencontre un obstacle du genre pied de vigne, ce qui n’est pas le cas des chevaux – les bœufs permettent un labour plus précis et plus performant.


© Photo : Thibault Verschelden

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