Nuance et demi-teinte ne font plus partie depuis longtemps du principe même de la communication. « La viticulture bourguignonne est aux abois », c’est la première phrase d’un communiqué de presse émis par le CAVB. Bigre. Que se passe-t-il ? Les « naturistes » auraient-ils fait main basse sur les stocks de sulfites ? Un autre Chinois, annoncé par ses dollars, a-t-il l’intention d’acheter le clos de Vougeot ? Un orage de grêle installé à demeure dans le ciel clair de la côte, de Nuits à Beaune ?

Rien de tout ça. Voilà que des instances américaines ont demandé l’autorisation d’utiliser les mots « clos » et château », ce qui aux yeux des Bourguignons et de leurs collègues bordelais est une sorte de coup de poignard dans le dos. Je vous vois bailler d’ennui. Il y a de quoi…lire la suite

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1 COMMENTAIRE

  1. La démocratie fonctionne car il y a des lois écrites, qui régissent les droits de chacuns, avec une vocation de protection. Pour protéger les consommateurs mais également les petits producteurs, l’europe a défini en négociation avec les autres pays du monde ce qu’était une AOC, une IGP, un vin bio, une vendanges tardive, et a protégé des mentions traditionnelles à chaque pays décrivant le bâtiment d’exploitation situé sur une propriété viticole où a lieu la vinification et l’élevage, au sein d’une seule entité juridique. Cette liste protège donc chateau et clos entre autres pour la France, mais également Schloss ou Villa ou Pago pour d’autres pays européens. Autoriser la mention Chateau sans avoir le même contenu juridique c’est dévaloriser la mention chateau pour tous. Or cette mention fait vendre. Notamment en chine. Le souci des approximations françaises de quelques uns dans l’utilisation du mot chateau est à déconnecter d’une libéralisation totale de ce mot, à mon point de vue.

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