C’est Michel Chapoutier qui le dit, en anglais et ici, dans la troisième édition du supplément de Drinks International consacré aux marques de vins les plus admirées dans le monde*. Placé en quatrième position, et à nouveau le premier cité pour ce qui concerne les marques françaises, Chapoutier déclare que faire du vin naturel c’est comme faire du vinaigre, et même du mauvais vinaigre. Comment, se demande celui dont les vignobles sont conduits en agriculture bio ou biodynamique, quelqu’un peut-il permettre à des levures toxiques de se développer dans le vin ? Par quelqu’un, comprendre un vigneron. Vigneron que ce vigneron et négociant trouve un peu gonflé de produire des vins avec des défauts et de présenter ces défauts comme étant « naturels » (comprendre qu’on faisait comme ça, avant, et que c’est donc forcément bon). Michel Chapoutier, lui, ne voit rien de naturel dans le retour au temps où l’on n’avait pas les outils pour faire des vins sans défaut. À part ça, il se voit encore vigneron dans vingt ans et il ne souhaite défendre qu’une chose, le fait de faire des vins rares, de terroir.

* Top 3 : Concha y Toro (Chili & Argentine), Torres (Espagne) et Penfolds (Australie).

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1 COMMENTAIRE

  1. Célèbre maison Chapoutier, à la tête d’un joli scandale dans les années 60 ou 70, aujourd’hui prétendûment fer de lance du vin français (l’arrogance du marketing des grandes maisons n’a d’égal que leur mauvaise foi et leur irrespect des consommateurs).
    Entre Gramenon, Richaud, Dard&Ribo et Chapoutier je n’hésite pas une seule seconde, je prends les premiers avec toutes leurs “levures toxiques” et pas le dernier malgré son manque de “défauts”.
    Cela étant dit, dans le style industriel, Chapoutier n’est certainement pas la pire maison, ça n’est pas une raison pour faire des amalgames faciles.

  2. D’accord qu’il y a des gros rates et le vin “naturel” me fait rire. Mais pourquoi ne pas parler aussi de l’autre extreme: les Bordeaux emmerdants a` boire…

  3. J’ai acheté deux fois du Chapoutier, j’ai payé une fois 30 euros, une fois 50 euros.
    Les deux fois, je me suis ennuyé… deux vins complètement banals, sans défauts, pas très équilibrés…
    Quant à faire des vins rares quand on est à la tête de centaines d’hectares, ça me fait doucement rigoler.

    • Il y a de tout chez Chapoutier comme dans toutes les grandes maisons, il faut faire le tri. Je trouve les vins de gros volumes sont bien faits mais manquent effectivement de personnalité. En revanche les parcellaires sont vraiment des “vins rares”, à tous les sens du terme, encore faut-il bien sûr pouvoir se les offrir.

  4. Quand Michel ou Hervé Bizeul, auront fini de nous provoquer, on passera moins de temps à relancer la consommation derrière eux, qui ne repousse pas.

  5. Et bien moi le vin nature m’emmerde.
    C’est souvent l’excuse pour de mauvais vins qui ne représentent pas leur terroir.
    Bien sur il y de grand vins natures. La coulée de Serrant par exemple. Mais souvent c’est pas top…

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