Situé entre Avignon et Orange, l’ancien fief de l’évêque d’Avignon a été racheté en 1996 par l’homme d’affaires Jacques Callet. Ce dernier a patiemment rénové ce vaste domaine de 72 hectares de vignes et son château et, à partir de 2003, s’est engagé dans une démarche qualitative. Replantation, meilleure adéquation des cépages aux des différents type de sols et d’exposition, baisse des rendements, sélections parcellaires, vendanges manuelles, vinifications en petits volumes, tous ces choix ont porté leurs fruits et c’est dans la continuité de cette orientation stratégique vers des cuvées très haut de gamme que Jacques Callet a fait appel à l’un des spécialistes des terroirs rhodaniens, l’oenologue-conseil Philippe Cambie pour lui confier la mission d’optimiser le potentiel des terroirs de Gigognan. Né à Pézenas, dans l’Hérault, en 1962, Philippe Cambie a toujours revendiqué ses racines méditerranéennes et son amour du goût. Diplômé de l’Ecole supérieure de l’industrie agro-alimentaire puis de la faculté d’œnologie de Montpellier, il a rapidement bénéficié de la confiance de nombreux vignerons grâce à sa manière de pratiquer son métier, sans modèle ou recette standard, mais avec une approche très individualisée de chaque domaine, à l’écoute des hommes et de leurs terres. Reconnu pour la subtilité de son travail et consacré
« œnologue de l’année 2010 » par Robert Parker, celui qui se qualifie avec modestie d’“entraîneur” résume ainsi sa philosophie : « mon travail est essentiellement un travail d’accompagnement avec pour objectif de faire parler le terroir, de le traduire fidèlement». Grand amoureux du grenache, Philippe Cambie conseille aujourd’hui soixante-douze domaines dont vingt-cinq dans la région (entre autres, La Font du Loup et Jean-Paul Jamet à Courthézon ou le domaine des Sénéchaux de Jean-Michel Cazes à Châteauneuf-du-Pape). Ses préconisations à Gigognan ont déjà conduit, sur le millésime 2012, à des adaptations visant à améliorer encore la qualité des vins. Travail accru sur les sélections de parcelles et vinifications séparées, abandon des foudres au profit des cuves, élevage pour partie en demi-muids vont désormais de pair avec sa conception des vinifications, intervenir le moins possible sur des raisins les plus beaux possibles, en douceur et en prenant le temps qu’il faut pour libérer la pure expression d’un terroir.

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