Les conséquences du réchauffement climatique font régulièrement l’objet de nouvelles alarmistes. La dernière
en date concerne le vignoble et c’est le résultat d’une étude publiée dans une revue scientifique américaine.
D’ici à 2050, une profonde modification des terres propices à la culture de la vigne devrait avoir lieu (entre autres) en Europe, avec une réduction, dans le meilleur des cas, de 39 % des surfaces existantes et dans le pire des scénarios, de 86 %. Ici, l’article paru dans Le Monde. Là, le blog et l’avis de Vincent Pousson sur ce sujet.

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1 COMMENTAIRE

  1. Une chose est certaine, les plantes vont, pour une part, changer leur localisation (plus en altitude, plus vers le nord ou l’est). C’est un point que les forestiers connaissent déjà depuis longtemps, avec des aires de répartition de certains arbres se déplaçant j’allais dire rapidement. On voit mal pourquoi il n’en serait pas de même pour la vigne. Cependant, il me semblait que Vitis vinifera était assez résistante à la sécheresse, que de nombreux cultivars existaient (donc plus ou moins adaptables à de nouvelles conditions climatiques) et enfin que des cultures étaient déjà présentes en zones de basse ou moyenne montagne (Espagne, Jura, Alpes).
    Il y a donc là place pour des travaux d’amélioration génétique de la vigne (résistance à la sécheresse, à l’ensoleillement,…), en imaginant par exemple que des conditions plus chaudes et plus sèches permettraient à nos futurs viticulteurs d’avoir moins de maladies, donc moins de traitements chimiques….
    Tour laisse à penser que le pessimisme des auteurs de l’article paru dans les PNAS contient un fond de vérité. En fait, une des conséquences du réchauffement climatique est l’inexorable montée des eaux maritimes, dont tout un chacun comprend bien qu’une montée de huit ou dix mètres aurait un très fort impact sur le bordelais par exemple.

    Ce ne sera pas la première fois que la vigne va se déplacer. Elle était présente en France au début de l’ère quaternaire. Après l’avant-dernière glaciation la vigne est revenue de ses refuges caucasiens et pamiriens vers l’Europe de l’Ouest (palynogrammes et pépins). Selon Duby l’expansion du vignoble a été considérable durant le Moyen Age peut-être en partie du fait des conditions climatiques.

    Enfin, pour rassurer les plus pessimistes, puisque la vigne est présente en France du Languedoc-Roussillon à la Marne et la Bourgogne, il sera donc possible dans le futur de retrouver un vignoble dans la région parisienne et la vallée de la Seine (ou il a déjà été présent), en Normandie (l’anticipation a été faite à Grisy -près de Saint-Pierre sur Dives- par un entrepreneur prévoyant, et de plus sur un sous-sol ressemblant beaucoup au chblisien).

    Demeurons résolument optimistes, la vigne ne disparaitra pas de France avant longtemps, et je crains pour elle plus une glaciation que le réchauffement climatique annoncé. Par contre le réchauffement climatique sera très difficilement supportable dans les régions où la température estivale est déjà “limite”;

    Yves

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