A propos de son premier roman, Bruno Albert dit qu’il est « libéré des contraintes de la prose et de la prise
de parole publique conventionnelle
. » Né à Bordeaux en 1957 et Chevalier de l’Ordre national du mérite, l’auteur quitte ici ses fonctions habituelles de juriste diplômé en sciences politiques, ancien auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale, spécialiste de communication institutionnelle, de gouvernance locale et de question de défense, pour plonger ses lecteurs au cœur de l’histoire et du vignoble médocain. Le livre débute « par la chevauchée de deux amis – un prêtre et un fonctionnaire – se rendant en Médoc où un repas mondain va être donné en leur honneur. Dans le petit paradis de Bérénice de Lignac, le festin, rapidement épicé par des échanges sans fard, résonne des longs monologues de l’abbé Champion, royaliste ultramontain, d’un républicain piquant, François Richier, et d’un restaurateur visionnaire, Antoine Trouche. Un pharmacien méridional flanqué d’un clerc
de notaire à la mine sombre compte les points. Les dames observent et Jérôme, le mari, s’ennuie. Aucun des personnages n’est ni totalement réel ni complètement imaginaire. Si ces gens-là n’ont pas existé, tout donne à penser que d’autres en ont porté les parures.
» Septembre 1849. C’est la fin des vendanges en Médoc. L’orage menace. « C’est un peu comme si la France entière avait desserré, un moment, son col de chemise pour mieux se consulter elle-même et se diagnostiquer car, au fond, en Médoc comme dans toute la nation et par toute l’Europe,
à la charnière du siècle, il est grand temps de reconsidérer le bonheur.
» 160 pages, 14, 50 €.

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