Avec la belle énergie de ceux qui croient en leur étoile, ce jeune homme illustre bien les temps nouveaux. En fait, nous assistons à la naissance d’un phénomène. Il se peut que Paul Aegerter ne soit pas un cas isolé. Tentative d’explication.

Quand il se retourne sur son sillage, Paul Aegerter prétend qu’il a eu de la chance. Peut-être. Il oublie juste un peu vite la somme d’obstacles qu’il a franchi avec une belle obstination, ce qu’il faut de désinvolture et beaucoup d’énergie. Ce garçon est tonique. Haut de taille, large d’épaules, rien du boxeur, tout du sprinter. 34 ans seulement. Son air peu commode d’acteur austro-américain est trompeur. Il est beaucoup plus civilisé qu’on pourrait le croire de prime abord. Civilisé, mais jeune et moderne.
D’entrée de jeu, quand son père l’a appelé auprès de lui aux commandes de la petite maison de négoce créée de toutes pièces en 1988, Paul a donné un grand coup de pied dans la fourmilière, inventé de nouvelles gammes de vins, mis de la couleur sur les étiquettes, jeté les traditionnelles typographies gothiques aux orties, voulu un logo, mis des slogans sur les bouteilles d’entrée de gamme, etc. Bref, il a inscrit Aegerter dans son époque au lieu de faire comme tant d’autres, chercher à courir derrière les grands à coup d’authenticité frelatée. Et tout le reste, la position de l’entreprise, par exemple. À partir d’une petite maison de négoce, il est peu à peu en train d’exploser.
En peu d’années, il a multiplié le chiffre d’affaires d’Aegerter…lire la suite

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