Parmi les différents travaux dans lesquels Smith-Haut-Lafitte investit (on en lira plus ici), le dernier-né est un chai
dit “furtif”, bâti dans une ancienne gravière, entouré de grand arbres et si bien intégré au paysage à l’entour qu’il
en devient quasiment invisible. Une discrétion esthétique qui va de pair avec sa mission écologique. L’objectif
est ici la neutralité énergétique. L’isolation thermique est donc bien supérieure aux normes et des panneaux solaires fournissent l’électricité nécessaire. L’éclairage se fait au moyen de diodes electroluminescentes et le rafraîchissement des chais à barriques grâce à un puits canadien.

A cette consommation frugale des énergies s’ajoute une volonté de minimiser l’impact sur l’environnement illustrée, entre autres innovations, par un système de collecte des eaux de pluie d’une capacité de 700 hl et un système unique de récupération et de fixation du gaz carbonique issu de la fermentation du vin. Après de longues journées de réglages de la machine, « stressantes et excitantes », la “première” s’est très bien déroulée. Ca marche, comme le montre la photo ci-dessus. On peut transformer un rejet du processus de vinification en une matière première, ce bicarbonate de sodium pouvant servir à l’industrie pharmaceutique.

Cette réussite est importante. En effet, comme le précise Château Smith-Haut-Lafitte, « si toute la région de Bordeaux décidait de recycler les 55 000 tonnes de CO2 dégagées pendant la fermentation des 5,5 millions d’hectolitres de vin qu’elle produit chaque année, cela économiserait l’équivalent de 150 personnes voyageant
en avion de Paris à New-York aller-retour, chaque jour, durant toute une année
» Souhaitons que cette éco-initiative se propage durablement.

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