A Moulis-en-Médoc, cela fait trois ans que Jean-Baptiste Cordonnier a lancé un programme de plantation de haies en bordure des parcelles de vigne de sa propriété familiale d’une trentaine d’hectares. Composées d’un mélange de plus de vingt espèces locales, elles ont pour but de favoriser et abriter la biodiversité d’Anthonic, des busards aux orchidées qui égaient les fossés. Elles contribuent à la régulation des ravageurs de la vigne en accueillant de nombreuses espèces d’insectes, d’oiseaux, de reptiles et de batraciens. Buissonnantes, elles permettent d’éviter les ombres portées sur les premiers rangs de vigne. Outre leur rôle de refuge pour la faune, de coupe-vent et de maintien des fossés, ces haies assurent la continuité entre les espaces boisés volontairement conservés et constituent un complément idéal à la diversité botanique apportée par l’enherbement naturel.

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Ingénieur agronome sensible au développement durable, Jean-Baptiste Cordonnier maintient volontairement à l’état naturel 20 % des terres de son exploitation, sans compter les massifs forestiers. Au rythme de 200 mètres de haies plantés par an, le paysage viticole du château Anthonic se transforme peu à peu et contribue à maintenir à Moulis, la plus petite des appellations du Médoc (634 hectares), l’alternance traditionnelle entre vignes et forêts. Il y a quelques siècle, les viticulteurs préféraient en effet éviter les méfaits de l’humidité du fleuve et des brouillards, qui favorisaient la pourriture et décimaient leurs vignobles, et s’installaient dans les terres de l’intérieur, protégées par les bois, plutôt qu’en bordure de l’estuaire. Pour en savoir plus sur Château Anthonic, propriété fondée à la fin du XVIIIe siècle dont il ne restait que trois hectares en 1977 quand le père de Jean-Baptiste Cordonnier l’a rachetée, et sur le cru bourgeois issu de ses vignes, on clique .

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