Dénomination géographique associée à l’appellation savoie depuis 1973, la zone de production de Chignin-Bergeron n’avait pas jusqu’alors de délimitation officielle. Par décision de l’INAO datant de février dernier, faisant suite à la démarche de reconnaissance d’une aire géographique délimitée initiée en 2001 par les producteurs du cru, l’AOP savoie dénomination chignin-bergeron s’étend désormais officiellement sur 271 hectares incluant trois communes, Chignin, Francin et Montmélian. Situées sur des éboulis calcaires du massif des Bauges, en Combe de Savoie, ses vignes produisent un vin blanc mono-cépage issu de la roussanne (autrefois nommé Bergeron de Savoie, ce cépage représente 4 % de l’encépagement du vignoble de Savoie).

Dans l’ouvrage d’Evelyne Léard-Viboux et Laurent Madelon, Vins et Vignobles en Savoie Mont Blanc (LM Editions, 2014), on peut lire que le chignin-bergeron, « fils de l’élégante roussanne, aux grains blanc doré, presque roux » n’est rien de moins que « le prince des vins de Savoie. » Voilà qui méritait bien un territoire. Après plus de 12 ans d’une large réflexion, le Syndicat régional des vins de Savoie a validé les travaux des experts désignés par l’INAO, « un travail guidé par des valeurs basées sur l’adéquation du sol avec le cépage roussanne, le climat et les usages locaux. » Président du syndicat, Michel Quénard a rappelé que le terroir demeure l’élément principal de la qualité du vin. « Avec un climat et une topographie propices à la maturité optimale de ce raisin, le sol par sa géologie confère l’identité au vin. » La prochaine étape pour le chignin-bergeron sera de de bénéficier d’une appellation autonome, « pour une protection juridique forte à l’international. »

Photo ci-dessus, ©CIVS

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