Du milieu du XIXe siècle jusqu’à AdVini, le domaine Laroche est riche d’une longue histoire. En leader de son appellation, il emmène la notoriété des « vrais » chablis jusqu’au bout du monde.


Laroche, c’est un nom qui compte à Chablis. Le patronyme y est d’ailleurs fréquent, sans que les familles soient liées pour autant, mais il n’y a qu’un seul Domaine Laroche. Installé au cœur du vieux Chablis, dans des bâtiments érigés par les moines de Saint-Martin de Tours, le site est riche de sa patine historique. Les plus vieilles caves encore utilisées aujourd’hui, ainsi que la crypte, furent creusées au IXe siècle, le reste des bâtiments date du XIIIe siècle. Longtemps conservées sur place, les reliques de Saint-Martin (316-397) ont depuis longtemps laissé place à des pièces et autres demi-muids.
Créée en 1850, l’entreprise compte aujourd’hui l’un des plus vastes vignobles de l’appellation, un peu plus de 91 hectares en propriété, dont 3 grands crus (Blanchots, Les Clos et Bouguerots) et 7 premiers crus (Fourchaumes, Montmains, Vaillons, Côte de Léchet, Vaudeveys, Beauroys et Fourneaux), mais au total, 10 premiers crus ont été vinifiés si on ajoute les achats complémentaires. Présente dans les principaux terroirs, Laroche fait ainsi partie du cercle très restreint des acteurs en proposant une vision aussi fidèle qu’exhaustive.

Le patrimoine n’est pas seulement viticole : ainsi, le monumental pressoir à double abattage, construit au XIIIe siècle. Il n’en reste que deux de cette taille et de cette époque, l’autre est au Château du Clos de Vougeot. Savoir qu’il continue de fonctionner chaque année, même de façon symbolique, force le respect et vous replonge instantanément à l’époque des moines.
Autre singularité, Laroche est l’un des rares domaines de Chablis à posséder une véritable œnothèque. Si quelques domaines ont mis au fil des générations quelques flacons de côté, Michel Laroche a dès 1976 conservé la plupart de ses grands vins, et souvent en grands contenants, ce qui permet aujourd’hui de déguster des verticales sur plusieurs crus. Un patrimoine rare pour une appellation qui n’a découvert l’intérêt à la garde de ses vins qu’au tournant des années 1990.


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Saga Cazes



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