L’assemblée générale du bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) qui s’est tenue le 21 décembre a vu Louis-Fabrice Latour et Claude Chevalier échanger leurs fonctions à la tête de l’interprofession bourguignonne, dans le cadre de l’alternance entre viticulture et négoce prévue par ses statuts. Ce passage de relais à mi-mandat voit Claude Chevalier devenir le président délégué du BIVB et Louis-Fabrice Latour assumer désormais les missions dévolues au président.

Rappelant son attachement et celui du bureau interprofessionnel à la culture du dialogue, Louis-Fabrice Latour a indiqué que le BIVB souhaitait « donner la priorité à l’amont, c’est-à-dire la production » (sauvegarde du matériel végétal, prix du foncier et transmission des entreprises familiales, équilibre entre vins blancs et vins rouges) tout en restant vigilant sur l’aval, à savoir la commercialisation. « Nous n’avons plus beaucoup aujourd’hui de vins à moins de 10 euros, 10 livres, 10 dollars la bouteille. Il ne faudrait pas sortir de certains marchés. »

Fruit d’un travail commun des familles négoce et viticulture, le plan « Bourgogne 2020 » a été adopté à l’unanimité ce jour-là. Dans la continuité du plan « Amplitude 2015 » et avec pour objectif premier la gestion durable du potentiel de production du vignoble, la nouvelle stratégie du BIVB « ajoute à ses engagements classiques, techniques et financiers, un engagement plus politique » qui regarde au-delà de la seule valorisation des vins.

C’est via cinq projets transversaux portant sur l’avenir du vignoble autant que sur le développement de sa renommée, notamment en confortant « le juste positionnement des vins (…) au sein de leur gamme, en particulier les AOC régionales et les AOC villages » et en poursuivant ses formations sur ces vins dont la diversité peut encore dérouter les consommateurs, que le BIVB entend faire de la Bourgogne « la référence mondiale des grands vins issus d’une viticulture durable. »

Améliorer la rentabilité des appellations les moins connues pour pérenniser les exploitations, veiller à l’équilibre des plantations et de la production des vins blancs, des vins rouges et des crémants, se repositionner face à une concurrence très active en se focalisant sur des marchés prioritaires et en anticipant au mieux « les besoins d’approvisionnement et les potentiels de récolte grâce à un échange renforcé entre le négoce et la viticulture », telles sont les missions à venir de l’interprofession qui souhaite aussi que « chaque vigneron et négociant puisse s’approprier au mieux les outils proposés par le BIVB. »

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