Saint Martin, l’une des figures de proue de la chrétienté du Haut-Moyen-Age est non seulement le fondateur de l’abbaye de Vertou au VI ème siècle, mais il organise également la viticulture sur les coteaux de la Sèvre et de la Maine, jouant ainsi les précurseurs. Il faut toutefois attendre dix siècles pour voir apparaître le melon, cépage emblématique du Muscadet qui doit son nom à la forme arrondie de ses feuilles. Après avoir quitté sa Bourgogne natale, il remonte la Loire et atteint le Pays Nantais au XVIe siècle. Seul en France, il est pratiquement unique au monde. Quant au nom de Muscadet, il apparaît pour la première fois en 1635, sur un bail conservé à Gorges.

Avis de tempête

Plus vaste vignoble de Loire avec ses 12000 hectares, cette région ne veut pas couler. Il faut dire que le vin se vend facilement durant la décennie 1980, les rendements dépassent allègrement les 100 hectolitres/hectare et l’on replante alors à tour de bras.[/col]

 

Le gel de 1991 change la donne. Les vignerons perdent des parts de marché, et la tempête souffle en 1992, avec une crise de surproduction. On doit alors arracher plus de 5000 hectares. Progressivement le négoce se fait conquérant et il possède aujourd’hui 60% du vignoble, avec une arrivée de poids, celle de Castel, géant mondial du vin. Les négociants n’achètent pratiquement plus dans les caves, les prix chutent de moitié ; pris à la gorge, certains vignerons abandonnent la partie et ils arrachent des vignes, souvent sur de beaux terroirs.

 

À SUIVRE > Mercredi 20 janvier : Les crus communaux : un remède à la crise
> Lundi 25 janvier : L’icône de la jeune vague, Michel Brégeon
> Mercredi 27 janvier : Conduite du vignoble
> Lundi 1er février : La dégustation et les domaines

 

©InterLoire


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