Paré de son écrin de verdure, le Château Siaurac veille comme une sentinelle de l’oenotourisme sur Néac et sa table est l’une des meilleures de la rive droite. Dans le salon rouge moelleux, au milieu des collections d’art, le chef Jean-François Robert propose une gastronomie enlevée à partir de produits glanés sur le marché de Libourne ou les fermes alentours. On se fait le bec avec un cromesquis de vacherin “Mont d’Or”, une gougère au comté ou une brochette de saumon mariné d’Irlande. Lorsqu’arrive l’huître en gelée d’eau de mer, et son crémeux de panais au poivre “Sancho”, on est séduit par les effets iodés bien équilibrés par un légume oublié justement épicé. Ce plat prépare de belle façon à la grecque de légumes et ses gambas de Madagascar rôties. Cette entrée possède une vivacité toute printanière. Sortant de leur carafe merlotée, la triade des vins de propriété se pousse du col dans sa version 2012. Le Lalande Pomerol Siaurac se livre de façon spontanée avec un tannin qui commence de jouer avec le feuilletage d’une tourte de pigeon: plus soyeux dans sa oecuménique profondeur, le château Vray-Croy-de-Gay est un Pomerol qui offre toute sa sensualité au plat dans un millésime déjà facile d’accès. On sent la grandeur du terroir et on le compare volontiers avec le Saint-Emilion, grand cru classé, le château Le Prieuré, au profil longiligne d’une belle fraîcheur. Celle-ci fait merveille sur le vieux Cantal tout en caressant le soufflé au chocolat. Pour réchauffer l’ambiance, quelques accents de piano dans un style belle époque retentissent: le maître d’hôtel sort alors la collection de chapeaux qui font tourner quelques têtes.

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