Classé et étoilé

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A Margaux, au long d’une succession de trois millésimes (2013, 2014 et 2015), l’équipe de château Dauzac a collaboré avec la chef étoilée Stéphanie Le Quellec (La Scène, hôtel Prince de Galles) pour élaborer la cuvée ci-dessus, arrivée à maturité. A l’heure des présentations, Laurent Fortin, directeur de ce grand cru classé en 1855 (propriété de la Maif), revient sur l’expérience qui a donné naissance à ce vin baptisé Aurore de Dauzac. Morceaux choisis.

La genèse
« Au commencement, il y a l’envie, celle de faire naître un nouveau vin, de révéler une nouvelle expression des terroirs de Château Dauzac à partir d’une sélection parcellaire propre. Ensuite, il y a l’évidence, celle de lui donner une interprétation, une signature, une résonnance, d’apporter un regard neuf qui viendrait forcément de l’extérieur. »

Stéphanie Le Quellec
« A l’instar de la noblesse du produit qu’elle s’évertue à révéler au plus près dans l’assiette, sans le dénaturer ni le déposséder de son essence, elle a souhaité laisser parler la variété identitaire des terroirs de Margaux, y retrouver comme marqueur premier le fruit, une structure à la fois complexe, élégante et empreinte d’une belle minéralité. »

L’assemblage
« Chaque millésime raconte une histoire différente. Celle de la vigne, mais aussi celle de l’apprentissage d’un travail à plusieurs mains. Le cycle aura duré trois années, ce qu’il faut pour se jauger, collaborer et apprendre les uns des autres. (…) L’idée est de rechercher l’harmonie, de sortir le(s) lot(s) pouvant perturber l’équilibre de la trame souhaitée, de laisser parler les différents merlots, cabernets-sauvignons et jus de presse. »

Le directeur technique (Philippe Roux)
« Nous nous connaissions peu avec Stéphanie et nous nous sommes immédiatement retrouvés tous les quatre (le quatrième étant l’œnologue Eric Boissenot, ndlr) comme si nous avions toujours travaillé ensemble, le naturel était assez déroutant. Il y avait là quatre personnalités et autant de goûts propres qui ont raisonné à l’unisson, chacun a apporté sa pierre à l’édifice et le résultat est à la hauteur de nos attentes. »

Les vins
« 2013 fut l’année de la découverte et de l’apprentissage, celui du travailler ensemble. Pour Stéphanie Le Quellec s’y ajoute la confrontation à des sensations nouvelles. Ce millésime est plein de gourmandise et de fraîcheur. En 2014, l’équipe est repartie sur les fondations solides d’une belle collaboration. Le vin possède un style plus affirmé, plus tannique avec une belle complexité. Avec 2015, on se retrouve avec un immense plaisir, ravis de s’associer autour d’un très grand millésime. »

Château Dauzac, Aurore de Dauzac, 20 euros

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