Les dix derniers établissements nommés « Meilleur bistrot de l’année » se retrouvent le 12 décembre à l’Élysée-Montmartre pour faire déguster leurs plats souvent devenus cultes. À quelques jours des fêtes, ce Grand Bistrot de Noël est le rendez-vous à ne pas manquer

La bistronomie contre l’ennui
À Naples, la pizzeria ; à Londres, le pub ; à Munich, la taverne ; à New-York, le coffee-shop et à Paris le bistrot. En sachant que le monde entier nous envie cet héritier du bougnat qui, jusque dans les années 1980, se limitait à honorer les charcuteries et fromages du pays (l’Auvergne). En 1987, Claude Lebey a la bonne idée de consacrer un guide à cet élément du patrimoine parisien qui ne cessera d’évoluer au cours des décennies suivantes. Depuis la fin du siècle dernier, une génération de jeunes chefs a fait du bistrot un laboratoire de l’art de vivre de la capitale et de sa gastronomie. Chaque année, le prix Staub-Lebey du « Meilleur bistrot de l’année » consacre de façon très officielle l’établissement qui régale le mieux le Parisien. Dans le classement, on retrouve Ghislaine Arabian et ses Petites Sorcières ou, dans un style différent, Inaki Aizpitarte et son Chateaubriand. Dans cette cocotte devenue culte, les nouveaux bistrotiers réinventent le mijoté, préparent volailles, poissons et légumes, de préférence bio, ou confectionnent même une tarte Tatin caramélisée à souhait. La fête sera totale le jeudi 12 décembre quand, dans un road trip gourmand, les invités choisiront leur assiette parmi les dix derniers lauréats du prix Staub-Lebey.

Un menu à la hauteur de la saison
Fricassée d’escargots et champignons persillés, ravioles de foie gras et betterave, cabillaud en deux façons avec caviar d’Aquitaine, boudin blanc et jus de volaille au café et truffé, ganache chocolat au praliné noisette et olives noires séchées, ou agrumes de Sicile en salade vanillée et glace à la bière, pour ne citer que quelques plats : le menu joue la tentation bien de saison. Pour réussir un tel tour de force, Metro France a mis ses équipes en quête du meilleur produit, en privilégiant les productions locales, maraîchage ou élevage d’Ile-de-France notamment. Les organisateurs aidés des experts en vin du guide Bettane+Desseauve ont pensé à tout. A chaque préparation, son cru pour un parfait accord. Toutes les régions du vignoble français ont répondu présent. Baron Philippe de Rothschild propose, par exemple, le graves rouge Mouton Cadet Réserve et Mouton Cadet Héritage avec la volaille des fêtes, topinambour cardamomé, foie gras et lard de Colonnata. Et le sauternes Réserve Mouton Cadet avec la bûche vanille sarrasin clémentine. Avec cette gastronomie d’un nouveau genre, les végétariens sont loin de jouer les laissés-pour-compte et les maisons Champy en Bourgogne, Ogier à Châteauneuf-du-Pape, Gassier en Provence, Cazes en Roussillon, pour ne citer qu’eux, puisent dans les meilleurs terroirs pour sublimer la création du chef de Capitaine, à base de courge, agrumes et sarrasin, ou celle de Polissons associant dans un feuilleté céleri et duxelles de champignons. Pendant que la fanfare Mouette & Charbons entonne des mélodies sucrées-salées, le champagne Laurent-Perrier trouve sa place avec une entrée iodée, une recette sur des notes plus épicées, voire même avec les fromages mis en scène par la Ligue des Fromagers extraordinaires. À demain !

Menu et billetterie
https://www.legrandbistrotdenoel.fr/

Les accords mets vin du Bistrot de Noël en vidéo
https://youtu.be/5VAyLrBQ8lU     Cabillaud / Laurent-Perrier
https://youtu.be/-dqf7PyXgPM    Escargots / Causse d’Arboras
https://youtu.be/ThS4OrYDdlA     Volaille / Mouton Cadet
https://youtu.be/V47YLStDzsk     Agrumes / Mouton Cadet

Qui sera le « Meilleur bistrot » 2020 ?
Pour le savoir, vous pouvez soit assister au Grand Bistrot de Noël, soit vous procurer le Guide Lebey 2020. Tiens, une idée de cadeau de Noël.

Les lauréats du « Meilleur Bistrot de l’Année » qui ont concocté le menu de la soirée
Thibault Loubersanes (Affinité, « Meilleur bistrot » 2019)
Baptiste Day (Capitaine, « Meilleur bistrot » 2018)
Romain Lamon (Polissons, 2017)
Maxime Bouttier (Mensae, 2016)
Julien Duboué (A. Noste, 2015)
Shinozuka Daï (Les Enfants rouges, 2014 ex æquo)
Franck Baranger (Caillebotte, 2014 ex æquo)
Matthieu Nadjar et Franck Bellanger (Cornichon, 2013 ex æquo)
François-Xavier Ferrol (Pirouette, 2013 ex æquo)
Olivier Helion (L’Affable, 2012)

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