Les restaurants sont fermés depuis si longtemps, trop longtemps. Le manque qui creuse. Des plus petits caboulots aux plus grands étoilés, le plaisir ordinaire du « partage et de la convivialité », comme disent les banals, fait gravement défaut. À un point tel qu’on ne sait plus vraiment si cette mesure d’exception devenue la norme a encore un sens. Je ne m’engagerais pas sur la remise en question périlleuse des décisions sanitaires du gouvernement et de ses multiples antennes. Comme d’autres, je ne suis sûr ni de la réalité de mon diplôme d’immunologiste ni de mes compétences de Président de la République. Je passe mon tour avec un gros soupir de lassitude, on entend tout et le contraire de tout, c’est épuisant. Je pense tous les jours à ceux que j’aime, à leur avenir, à la suite de leur aventure. Comment sortir de là ? Dans quel état allons-nous les retrouver ? Vont-ils seulement réussir à surmonter l’épreuve ? Nous, déjà, nous avons du mal à nous passer d’eux, peuvent-ils se passer de nous ? Certains, en pure perte, se sont levés avec vigueur contre le traitement qui leur est réservé, nous les soutenons du fond du cœur avec l’impatience des retrouvailles sans cesse reportées. Et nous saluons leur courage et leur implication. D’autres ont ouverts, « pour les amis » et puis, ils se sont faits plus prudents devant les menaces proférées à leur encontre par le ministre des punitions. Et je ne parle pas de l’histrion grotesque qui a bien failli faire vaciller le régime.

 

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