Je n’ai jamais rencontré l’homme de la Grange des Pères, sa disparition m’impressionne. J’ai appelé mon ami Antoine Pétrus pour qu’il m’en dise quelque chose.

Voilà, en quelques lignes, ce qu’il m’a dit :

« Je le connaissais depuis quinze ans, rencontré grâce à Xavier Braujou (La Terrasse d’Élise) qui avait commencé chez lui. Laurent Vaillé était un garçon de grande ouverture et sensibilité. Il était fin, spirituel, il avait rencontré et aimait nos grands hommes Chave, Bonneau, Reynaud. Il avait l’amour des vins du Sud, les manières des villageois d’antan, la pudeur et la réserve. Il était plus timide que communicant, ne voulait jamais parler de lui. Pourtant, il m’appelait parfois, nous parlions des heures, de tout, de rien, de vin, du temps. Nous nous sommes revus il y a très peu de jours. Il était content que j’ai “osé quitter Taillevent”, ce sont ses mots. Il savait conserver de l’émerveillement et de la simplicité malgré l’engouement qui entourait ses vins. Il était un homme rare et intemporel. Je ne commenterai pas son départ ou les circonstances. C’est une peine immense, voilà tout. Je me sens seul cet après-midi. »

Merci, Antoine, pour tes jolis mots. Et moi, mes pensées accompagnent mon cher Éloi Dürrbach. Laurent Vaillé avait commencé à Trévallon, Éloi l’aimait beaucoup, il doit être envahi de tristesse.

(J’ai trouvé cette photo sur le mur Facebook de Nicolas Herbin qui signe là un très bel hommage.)

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