Treize ans déjà que ce rendez-vous existe. Avec la Cérémonie des Centaures de la Distillation, l’idée est de continuer cette « quête de la qualité exceptionnelle » explique Philippe Farnier, le directeur général de la maison. L’idée est simple : récompenser les efforts des vignerons partenaires pour leur travail annuel dans le vignoble, en vinification et en distillation en leur décernant ce prix. Centaure de bronze, d’argent ou d’or, ils sont 43 à avoir été récompensés cette année pour l’excellence de leur travail et la qualité de leurs eaux-de-vie.

Dans un millésime 2020 pourtant « particulièrement difficile » selon Baptiste Loiseau, le maître de chai, Rémy Martin a pu compter sur cette qualité de travail pour continuer à proposer des « eaux-de-vie qualitatives » toujours inscrite dans un registre stylistique propre à la maison, entre « élégance, richesse et complexité aromatique ». « L’ensemble des eaux-de-vie présentées à la maison Rémy Martin sont dégustées à l’aveugle. La dégustation de la nouvelle récolte est toujours un moment fort de l’année, un moment de vérité aussi » précise Baptiste Loiseau. Au total, c’est plus de 1 000 échantillons qui sont dégustés pendant l’hiver afin de construire les cognacs de la maison. « Un cheminement long mais indispensable pour obtenir les meilleures eaux-de-vie, lesquelles reflètent une année de récolte mais aussi et surtout le savoir-faire de chacun des partenaires viticulteurs œuvrant aux côtés de la Maison Rémy Martin. »

Autre temps fort de la maison, la remise des Centaures de l’Environnement (4eme édition) avait récompensé en avril dernier 35 viticulteurs certifiés HVE, issus de l’Alliance Fine Champagne. Engagée dans une démarche respectueuse de l’environnement depuis 2007, la maison s’oriente vers une viticulture raisonnée et agro-écologique, dans un souci du respect du terroir et des exploitations. Elle a été, en 2012, l’une des premières entreprises françaises à obtenir la certification HVE.

Pour en savoir plus sur ce sujet, En Magnum avait le point sur les projets de la maison. L’article complet est disponible ci-dessous :

Rémy Martin, l’exception durable

La raison d’être du cognac, c’est le temps. Il faut savoir attendre.
La maison Rémy Martin sait aussi être en avance sur son époque.
La voici engagée dans une nouvelle vision très vertueuse

La moitié des surfaces partenaires certifiées haute valeur environnementale (HVE niveau 3) ? La réalisation de cet objectif était attendue pour 2022. Avec deux ans d’avance, Rémy Martin a réussi son pari et continue de déployer la démarche d’agriculture durable initiée en 2012. À ses côtés, la coopérative Alliance Fine Champagne, alliée de longue date sur laquelle la maison s’appuie pour ses approvisionnements, voit désormais 100 % de ses surfaces engagées dans une culture de la vigne attentive aux grands axes du cahier des charges HVE (maintien de la biodiversité, stratégie phytosanitaire, gestion de la fertilisation et de l’irrigation). La maison vise désormais une certification HVE pour 70 % de ses surfaces partenaires à l’horizon 2024, et 100 % en 2028.

Accompagner, aider, récompenser
C’est la stratégie souhaitée et mise en place par les équipes de la maison. L’objectif de 50 % des surfaces HVE ne pouvait pas être atteint sans un soutien pédagogique important aux viticulteurs. Dès 2014, la maison a créé un programme d’ateliers, de séances de travail, de rencontres afin d’assurer un appui et un suivi individuels des exploitations partenaires. Audit des pratiques, aide dans les interventions, partage d’expérience, cette boîte à outils a permis aux vignerons de s’emparer de la démarche. Pour les récompenser, et sur la base de son emblème, la maison a créé la cérémonie des Centaures de l’environnement. En 2019, soixante-deux vignerons ont été distingués.

Résister pour moins traiter

Philippe Farnier, directeur de Rémy Martin et Baptiste Loiseau, maître de chai de la maison.
Philippe Farnier, directeur de Rémy Martin et Baptiste Loiseau, maître de chai de la maison.

Climat océanique oblige, la maison est confrontée comme tous les acteurs de Cognac à des conditions sanitaires parfois difficiles, notamment en ce qui concerne les maladies cryptogamiques. En partenariat avec le bureau national interprofessionnel du cognac (Bnic), elle s’est lancée dans un programme de recherche d’un cépage résistant, croisement hybride moins soumis au mildiou et à l’oïdium, tout en gardant les qualités organoleptiques de l’ugni blanc et une bonne adaptation au réchauffement climatique. Sur sa parcelle de Saint-Preuil, elle a planté trois individus de cette nouvelle variété dont on découvrira bientôt les résultats. S’ils sont bons, le Bnic pourrait l’inscrire au cahier des charges de l’appellation dans les prochaines années.

Plus précis pour moins de produits
La maison a également lancé des travaux d’envergure pour réduire son utilisation de produits phytosanitaires en mettant en place des essais à grande échelle de produits de biocontrôle capables d’assurer un rendement et une qualité à la hauteur. Plus réactive, elle est capable d’analyser précisément les données liées à ses parcelles afin d’anticiper ses pratiques grâce à une batterie d’outils de mesures avancés (télédétection de la biomasse par satellite, installation de mesure embarquée, outils d’aide à la précision, etc.).
Moins d’emballage
Depuis 2020, la maison s’est engagée à réduire son bilan carbone et à supprimer les emballages de ses cognacs. À partir de 2024, elle a pour ambition de ne plus utiliser aucun packaging qui ne soit pas recyclable ou réutilisable. Volonté du groupe Rémy Cointreau en matière de bilan carbone, elle cherche à réduire de 50 % ses émissions d’ici à 2030, intégrant ainsi le passage à une écoconception des emballages dans ses objectifs à court terme.

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