Ambiance apaisée, murs couleur terracotta, grande verrière
et spectaculaire cuisine ouverte pour l’un. Façade rouge qui ramène
sa fraise, intérieur plus modeste pour l’autre. À découvrir d’urgence

Du caractère et un talent indéniable

Ambiance apaisée, murs couleur terracotta, grande verrière et spectaculaire cuisine ouverte. Et, surtout, pour la cuisine du chef passé notamment par l’Astrance de Pascal Barbot. Dans les assiettes, du caractère et un talent indéniable dès le premier amuse-bouche (sorbet asperge et œufs de truite) et que confirme la suite de notre repas. Truite confite des Yvelines fondante et accompagnée d’une purée de betterave que relèvent beurre noisette et radis poêlés. Puis médaillons d’une volaille savamment rôtie avec sa peau croustillante et dynamisée par des lentilles liées au beurre d’anchois. En sachant que ces saveurs se révèlent exacerbées grâce à des cuissons parfaites et des assaisonnements millimétrés. Même précision et audace pour les desserts, certains intégrant olives ou céleri rave avec un doigté certain. De son côté, Dan Humphris partage en salle sa passion des beaux produits et de jolis vins de petits producteurs. Il est ainsi intarissable quand il s’agit de parler du pain que son père produit, toujours à la recherche de la perfection. On attend avec impatience la fin des travaux, l’ouverture d’un bar au sous-sol et les dernières finitions de la décoration mais on vous partage d’ores et déjà notre coup de cœur sans retenue.

Jeanne-Aimée
Ce qu’en dit le Lebey : 2 cocottes
Où : 3, rue Bourdaloue, 75009 Paris
Métro : Notre-Dame de Lorette – Saint-Georges
06 37 55 37 17
Fermé samedi, dimanche et lundi midi
https://www.lebey.com/les-adresses/bistrot/jeanne-aimee


Le Beaucé

Bon sang ne saurait mentir puisque Marius Bénard, fils de Gilles (Ramulaud, Quedubon) est descendu des Buttes Chaumont pour se poser en douceur non loin des Grands Boulevards et reprendre l’antienne du bistrot ménager où lui-même officia dans le XIXe. La façade, rouge, ramène sa fraise, tandis que l’intérieur se la joue plus modeste, zinc, pierres apparentes, petits carreaux blancs au sol, et gigantesques ardoises bachiques conformes à l’héritage paternel. S’y confirme ici la dilection claironnée pour les abats, foie, joues, langue, cervelle… débarquant au gré des jours et de l’inspiration du moment. La maison joue en deux temps, parfait formule-menu au déjeuner (avec quelques escapades en sus, entrecôte Simmental et pommes grenaille, côte de cochon de Meignan), alignant ses canailleries, salade de lentilles, parmentier de boudin noir, crème caramel par exemple. Au dîner, on passe la démultipliée (choix, prix) permettant de voguer d’une terrine de campagne maison à un turbot beurre citronné ou à une pomme de ris de veau. L’ensemble est simple, fiable, de bon ton, renforcé par de petits détails qui comptent, y compris au déjeuner : changement de couverts entre entrée et plat, présentation de la bouteille lors du service au verre et serviette en tissu façon torchon de ménage. Soit du bistrot respectueux et respectable.

Le Beaucé
Ce qu’en dit le Lebey : 2 cocottes
Où : 43, rue Richer, 75009 Paris
Métro : Grands Boulevards
01 72 60 97 72
Fermé le samedi midi, le dimanche et le lundi midi
https://www.lebey.com/les-adresses/bistrot/jeanne-aimee

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