Hubert de Boüard : « Il faut aller plus loin »

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Hubert de Boüard est un vigneron devenu vinificateur, devenu media darling. Parfois pour de mauvaises raisons. Attaqué de toutes parts, il a d’abord ses vins pour répondre aux injustices qui lui ont été faites. Et sa déjà longue histoire sur le terroir qui l’a vu naître. Quelque chose de très authentique. Nous avons parlé surtout de la terre.

Vigneron de naissance ?
Je suis né au milieu des vignes d’Angélus, pas à la clinique ou à l’hôpital. J’ai grandi au milieu de ces vignes, parmi les vignerons. C’était mon quotidien, mon terrain de jeu. On peut dire que je suis vraiment un enfant de la balle. Ça ne veut pas dire qu’on est meilleur que les autres, mais je connais ce métier depuis que je suis gamin. À la maison, je mangeais ce que mon père adorait aller ramasser dans le vignoble : les baraganes qui sont des poireaux des vignes, de la doucette qui est de la mâche, des asperges sauvages, etc. La vie de vigneron, je l’ai vécue. Mon père était dans ses vignes. J’allais avec lui.

Pas question de faire autre chose ?
Le premier sujet, c’est la vigne, avant même que le vin ne soit là. J’ai commencé à y travailler, ça faisait partie de ma vie, de la vie de tous les jours et je ne concevais rien du vin que cela pouvait donner. Petit à petit, je me suis aperçu que cette vie était dans les gènes de notre famille. Ce territoire est ancré en moi, nous sommes une famille de vignerons présents à Saint-Émilion depuis plus de 200 ans. Quand on a compris ça, on se rend compte que ces ceps de vigne que nous taillons font vraiment partie de notre histoire. Pendant longtemps, c’était le seul gagne-pain de notre famille. Ce qui lui permettait de manger.

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1 COMMENTAIRE

  1. « Nous sommes une famille de vignerons présents à Saint-Émilion depuis plus de 200 ans ». Déclaration étonnante et récurrente dans la bouche de Hubert de Boüard.

    En effet le patronyme des de Boüard n’est mentionné au 19e siècle à Saint-Emilion ni sur les registre de l’état civil, ni sur les listes nominatives des recensements, ni sur les matrices du cadastre napoléonien. Aucun de Boüard n’y était donc résident ou propriétaire. Le patronyme apparaît à partir de 1910 (recensement de 1911) lorsque Maurice de Boüard de Laforest hérite du Château Mazerat de Jeanne Eugénie Chatenet épouse Souffrain.

    L’historien Michel de Boüard de Laforest et le « Fonds de Boüard » déposé aux Archives départementales de Gironde ne mentionnent d’aucune manière l’installation des de Boüard de Laforest à Saint-Emilion avant la Révolution, et confirment au contraire l’implantation de Jean (le soi-disant fondateur de l’Angélus en 1782) sur le domaine familial de Laforest en Dordogne.

    De plus dans ses 8 premières éditions de « Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite » (1850-1908), Edouard Féret, guide de référence des vins du bordelais, ne mentionne aucun de Boüard de Laforest propriétaire de vignobles à Saint-Emilion. Le « Clos l’Angélus » est cité pour la première fois dans la 8e édition de 1908 comme propriété de la famille Gurchy depuis 1610. La 10e édition de 1929 mentionne le changement de propriétaire du « Clos l’Angélus » quand la Comtesse de Boüard de Laforest le rachète en 1922 à la Société Bernheim de Paris.
    D’ailleurs récemment contactées les Editions Féret m’ont répondu : « J’ai lu avec intérêt le document word transmis. Il y a en effet un écart substantiel entre nos éditons du début du XXe siècle et la communication actuelle de la propriété ».

    Il semble donc difficile et infondé historiquement d’affirmer la présence de plus de 200 ans des de Boüard à Saint-Emilion, depuis 1782 pour être plus précis. Il vaut mieux pour écrire l’histoire d’un domaine tel qu’Angélus s’appuyer sur de véritables documents d’archives plutôt que de se contenter d’affirmations gratuites jamais démontrées mais sans doute plus valorisantes pour sa notoriété. Marketing oblige ! Angélus devrait essentiellement s’appuyer sur la qualité de ses vins au lieu d’en réécrire l’histoire.
    J’aimerais savoir ce qu’en pense Monsieur Nicolas de Rouyn partisan « d’un retour au produit à l’heure où les vins sont aussi des produits de l’investissement et de la spéculation ».

    Bruno de Boüard

    Pour plus de précisions sur la véritable histoire de la propriété voir l’article « Château Angélus » sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_Ang%C3%A9lus

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