J’apprends avec une profonde tristesse la disparition de François-Régis de Fougeroux, emporté brutalement dans un tragique accident à l’âge de 52 ans. Dès notre première rencontre, autour des grands vins de la maison Langlois, propriété du champenois Bollinger, j’avais été admiratif de la justesse de sa parole énergique, jamais excessive et toujours nuancée. Grand gaillard à l’allure joviale, il incarnait cette accessibilité rare des dirigeants qui savent ce qu’ils font, fort d’une passion constante pour les terroirs ligériens, de Saumur à Sancerre, où il s’était engagé ces dernières années dans un nouveau défi avec la reprise du domaine Hubert Brochard.
Après quelques expériences internationales, il était revenu dès 2001 chez Langlois comme assistant de production, avant d’en devenir, quelques années plus tard, à 32 ans, le directeur général, fonction qu’il avait exercée avec la confiance renouvelée du groupe Bollinger. Profondément humaniste, attentif aux autres et à ses équipes, il s’était également investi dans la vie collective du vignoble ligérien en s’engageant dès 2008 au sein de l’interprofession des vins de Loire, dont il avait rejoint le bureau en 2020.
Sans céder ni à un élitisme de façade ni à une logique de premiumisation aveugle, François-Régis aura défendu toute sa vie une vision exigeante et accessible des grands vins ligériens, en particulier des splendides effervescents produits par la maison Langlois, œuvrant avec constance et lucidité à leur reconnaissance, porté par une vision de long terme et une autorité tranquille fondée sur une humilité paysanne et des convictions solides.
À sa famille, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble des collaborateurs de la maison Langlois et du domaine Hubert Brochard, Bettane+Desseauve adresse ses plus sincères condoléances.
