Un sommelier n’a pas le choix. Il est bon ou il est nul et ce n’est pas un sommelier. Tout juste un employé en charge du service du vin. J’ai déjà raconté sur ce blog quelques mésaventures vécues dans des restaurants de haut niveau avec de braves types qui n’avaient rien compris à ce qui fait leur métier et, déjà, sa beauté.
D’où j’ai conclu que de bons sommeliers, il y en avait très peu. On les connaît. En voici un.
Il s’appelle Marco Pelletier, il est chef-sommelier de luxe dans un hôtel de la même eau, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Il est Canadien, il a 40 ans. Travailler dans un petit bistro français, c’est un rêve canadien. Pour notre jeune diplômé en génie civil, le cliché a très bien résisté à la réalité, sous la forme d’un petit bistrot, donc, à Épernay. Et là, une bouteille de champagne Jacquesson et hop, c’est la révélation. Il retourne aussi sec au Canada pour passer les diplômes correspondants à sa vocation nouvelle et cela fait, retour à Paris. Il a un job dans la chaîne Relais & Châteaux, passe trois ans chez Michel Rostang et cinq chez Taillevent qu’il quitte à la mort de Jean-Claude Vrinat…lire la suite sur le blog bonvivant
Marco Pelletier et son vin de jardin
Cheval des Andes, le pari argentin de Moët-Hennessy
Hervé Birnie-Scott a eu la chance de vivre l’aventure des grands rouges argentins de Moët-Hennessy depuis le premier jour. Installé à Mendoza, il a développé d’abord Terrazzas de Los Andes, puis il a mis en œuvre le partenariat entre Cheval Blanc et Terrazzas pour donner naissance à un cru d’exception, Cheval des Andes. Aujourd’hui, il dirige l’ensembles des activités Moët-Hennessy en Argentine dont Chandon, l’historique producteur d’effervescents. Nous l’avons rencontré lors d’une visite-éclair à Paris.
Dictionnaire encyclopédique des cépages, appel aux dons
Amateurs et professionnels, le monde du vin a besoin de vous et vous pouvez l’aider grâce à Fundovino, la plateforme de financement participatif consacrée au vin dont nous vous avions parlé ici. De quoi s’agit-il ? De la réédition du monumental ouvrage de l’ampélographe Pierre Galet, le Dictionnaire encyclopédique des cépages et de leurs synonymes, dont la première édition parue en 2000 chez Hachette est épuisée. Introuvable ou presque depuis de nombreuses années, ce résultat d’une vie passée à identifier et répertorier plus de 10 000 cépages en France et dans le monde afin que les pépiniéristes, les viticulteurs et toute la filière viti-vinicole puissent disposer d’informations fiables est une somme de données unique couvrant 1 200 pages.
« Hommage précieux à Pierre Galet, 94 ans, un homme qui a défini les bases de l’ampélographie moderne et qui a ainsi contribué à façonner le monde du vin tel que nous le connaissons aujourd’hui », la réédition de cet ouvrage de référence fait l’objet d’une collecte avec contreparties (par exemple, du vin) à laquelle tout un chacun peut participer, dès 10 euros et jusqu’à 1 200 euros (cliquer là). L’argent récolté servira à couvrir les frais fixes liés à la production de l’ouvrage, de sa relecture à sa promotion, les frais d’impression étant pris en charge par les éditions Libre & Solidaire en auto-financement. A l’heure où nous écrivons, 1 240 euros ont été récoltés sur un objectif de 20 000 euros à atteindre d’ici deux mois. Plus de renseignements ici.
Vignoble Guillaume, Cuvée des Archevêques 2007
Cuvée des Archevêques 2007, vignobles Guillaume à Charcenne
LE VIN :Par son caractère, avec une robe plutôt pâle, des notes de froment et de curry sans la moindre lourdeur et surtout sa longue salinité finale elle se rapproche plutôt du type Château Châlon que celui des jaunes d’Arbois. Bien sûr il ne porte que la modeste appellation Vin de Table de France mais on aura compris que tout amateur de vin jaune se doit d’en avoir quelques flacons dans sa cave et de surprendre ainsi ses amis. Le 2007 prend dignement la relève du 2005, et partage la modestie actuelle incompréhensible de prix de tous les vins de ce type. Et si on vous la fait déguster à l’aveugle sous cache vous reconnaîtrez aisément l’origine car elle ne peut pas être vendue dans la bouteille caractéristique Clavelin de 65 centilitres !
17/20
CONTACTER LE PRODUCTEURLE DOMAINE : On ne manque pas d’humour en Haute-Saône entre Vesoul et Gray. Les locaux aiment appeler leur département Haute-Patate en raison de leur prodigieux terroir à solanum tuberosum, et ils surnomment leurs élus Hauts-Sournois quand ils piochent ou pêchent dans la cagnotte citoyenne. Quand ils ne se font pas le saut de l’Ognon avec leur cannes ! (L’Ognon étant une rivière à pêche aimée du pêcheur). Bon, mais cela est extrêmement injuste pour quelques coteaux fameux, ravagés par le phylloxera puis courageusement reconstitués et hélas à nouveau retombés dans l’oubli après les affres de la dernière guerre mondiale. On les a naturellement oubliés lors de la création des appellations d’origine contrôlée sauf la famille Guillaume, mondialement célèbre pour ses plants de pépinière mais tellement amoureuse du vin qu’elle n’a jamais hésité à vérifier la qualité de ses plants en les plantant elle-même et en les vinifiant. On sera surpris par la noblesse de saveur de ses têtes de cuvée dont un étonnant « païen », savagnin sec, ouillé, qui rivalise avec les meilleurs du Jura. Mais le sommet absolu de sa production et le couronnement du travail d’archéologue de Xavier Guillaume est la remise en valeur de la côte de Gy, où les archevêques de Besançon possédaient des vignes qu’ils vinifiaient dans les caves du château, qui leur appartenait également. Ils élevaient longuement dans une atmosphère idéale (hygrométrie et température) leur meilleur vin blanc de savagnin et Xavier perpétue cette tradition en louant les caves du château où il élève méticuleusement sous voile pendant six ans, exactement comme un vin Jaune, un produit d’une exceptionnelle noblesse d’expression.
Le plus médaillé des bordeaux
Seul concours organisé sous le contrôle de l’Etat, le Concours général agricole récompense chaque année dans le cadre du Salon de l’agriculture (ouvert vendredi, celui-ci dure jusqu’au 1er mars, cliquer là pour voir le « parcours vin ») la qualité de différents produits français, au rang desquels le vin figure évidemment en bonne place. L’année dernière, pas moins de 15 765 échantillons de vins présentés par plus de 3 818 producteurs échantillons ont été présentés à la dégustation aux jurés.
Parmi les différents médaillés de 2015, dont on pourra retrouver la liste complète ici, saluons la régularité du cru bourgeois du Médoc Château Rollan de By, à nouveau récompensé par de l’or dans son millésime 2013. Cette médaille vient s’ajouter à celles de 2009 (médaille d’or pour Château Rolland de By 2007), 2010 (médaille d’or pour le millésime 2008), 2011 (médaille d’or pour le millésime 2009), 2013 (médaille d’argent pour le millésime 2011) et 2014 (médaille d’or pour Château Rolland de By 2012).
Vente aux enchères,un bon début d'année
Avant une nouvelle vente prévue les 25 et 26 mars dont le clou sera une verticale de Pétrus allant de 1944 à 1990 (bouteilles présentées séparément), la maison Artcurial annonce de beaux résultats pour sa première vente de vins de l’année, qui s’est tenue à Paris les 9 et 10 février et dont la première partie était consacrée aux bordeaux rouges et blancs. 87 % des lots ont été vendus pour un total de 769 987 euros (résultats disponibles à la consultation ici). Bien accueillie par les amateurs sur internet, cette vacation a vu les millésimes anciens faire bondir les enchères. Ainsi, un lot de quatre bouteilles du grand cru de Saint-Estèphe Château Cos d’Estournel dans le millésime 1949, estimé à 900 euros, a été adjugé pour 1 600 euros.
Côté bourgognes, une série d’étiquettes allant de 1933 à 1959, issues des appellations beaune, pommard ou encore gevrey-chambertin et appartenant à un même collectionneur, a trouvé preneurs à des niveaux allant du double à dix fois leur estimation. A la tête du département « vins fins & spiritueux » d’Artcurial, Laurie Matheson et Luc Dabadie précisent que « les lots de vins de Bordeaux se sont très bien vendus pendant la première partie de vente, parmi lesquels les lots de Château Lafite dont les estimations ont été ajustées en fonction de la baisse du cours constatée fin 2014. Du côté des bordeaux blancs, la collection de Château Rieussec a suscité toutes les convoitises des collectionneurs. »
Le Marloe
[col width= »four »]
Accueil : jusqu’à 22h30. Air conditionné. Terrasse. Voiturier.
Fermé le samedi et dimanche.
12 rue du Commandant Rivière – 75008
Métro : Saint-Philippe-du-Roule
01 53 76 44 44
www.marloe.fr
Éric Martins, Thomas Boullault
[/col]
[col width= »six »]
À quelques mètres de l’Arôme, ce bistrot lancé il y a maintenant deux ans par Éric Martins et Thomas Boullault continue de proposer midi et soir des assiettes aussi belles qu’incisives et ce pour notre plus grand bonheur. Formule déjeuner abordable, sélection de produits remarquables (Poujauran, Bordier, Bachès…) et très belle carte des vins ont rapidement fait du lieu un incontournable de la bistronomie parisienne.
À LA CARTE:
- Jeunes poireaux de chez Joël en vinaigrette 10€
- Queues de gambas en penko, mousseline Dubarry 16€
- Velouté de cèpes accompagné d’une crème fouettée
à la noisette 17€
- Blanquette de blanc de volaille aux petits légumes, gnocchi de pommes de terre 22€
- La pluma de porc ibérique, pommes de terre grenaille à la fleur de sel, sauce barbecue à la réglisse 27€
- Bœuf black Angus, mousseline de pommes de terre au beurre fumé, jus au cassis 29€
- Cabillaud sauvage, julienne de légumes sautés 23€
- Filet de bar et sa rapée de citron vert, asperge blanche 26€
- Noix de coquilles saint-jacques snackées à la plancha, risotto crémeux au safran et pois gourmand 28€
- Crème à l’infusion de café grillé, meringue blonde aux noix de pécan 9€
- L’assiette de fraise arrosée au jus de framboise, chantilly maison à la vanille bourbon 13€
Notre sélection
- Côtes-du-rhône 2010, Domaine Jamet 38€
- Vin-de-pays-du-vaucluse 2007, Domaine des Tours 42€
- Pessac-léognan 2004, Domaine de Chevalier 96€
RÉSERVER[/col]
DÉCOUVREZ LA SÉLECTION LEBEY
Crédits photo d’ouverture : lafourchette.com
L'album de famille de Château Lynch-Bages
L’album de famille vous ouvre les portes et la mémoire des crus, humbles ou prestigieux.
Nous demandons chaque semaine à un grand producteur de nous ouvrir son album de famille
au travers de cinq souvenirs emblématiques de sa propriété.
Baladez-vous sur les images, qui seront dévoilées quotidiennement, et découvrez l’histoire du Château.
[hsmap name= »lynchbages »]
Le château du Moulin-à-Vent, un jour sans vent
Des brouillards d’élévation plombent un ciel qui, autrement, nous donnerait le Mont-Blanc en gardien d’un décor somptueux, celui des villages et des vignes qui produisent le moulin-à-vent et le fleurie. C’est bien dommage et le manque de vent n’arrangera pas la journée. Nous montons et descendons les pentes des parcelles. Sans être un fin géologue, on comprend bien ce qui fait le grand terroir, ces coteaux, ces plateaux portent à l’évidence la marque sacrée. Ici, tout est en place pour faire de beaux vins. Ce à quoi s’appliquent nos guides, les Parinet père et fils, présents à Moulin-à-Vent depuis le millésime 2009. Avec les conseils de l’excellent Bernard Hervet, Jean-Jacques Parinet a peu à peu constitué un beau domaine de 52 hectares. Il a deux étiquettes. La première, Château du Moulin-à-Vent, propose une cuvée château et trois cuvées parcellaires choisies pour le caractère inhabituel des vins. Elles s’appellent Champ-de-Cour, Croix-des-Vérillats et La-Rochelle. La seconde…lire la suite sur le blog bonvivant
Duval-Leroy millésime 2014
Après que sa chef de cave, Sandrine Logette-Jardin, a révélé que les vins clairs issus de la dernière récolte étaient d’une « qualité exceptionnelle », la Maison Duval-Leroy a pris de façon collégiale la décision de millésimer 2014. Deux cuvées sont prévues,
« Femme de Champagne 2014 » et « Femme de Champagne Rosé de Saignée 2014 »
« Dès la vendange, nous savions que ces beaux raisins permettraient de faire des vins de garde avec de la tension, tout en franchise et en précision », a précisé Sandrine Logette-Jardin à propos de ces chardonnays qui révèlent « une maturité typique des vins contemporains » et de ces pinots noirs qui ont profité « des meilleures conditions climatiques pour libérer leur belle maturité. »
Par ailleurs, le comité d’assemblage, dont font notamment partie Didier Bureau et Julien Duval-Leroy, a terminé l’assemblage de « Fleur de champagne », brut premier cru créé par Raymond Duval-Leroy en 1911 (lire l’histoire ici) et basé sur la diversité des terroirs de premier et grand crus de cette familiale Maison de Champagne.

