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Rouges du Languedoc : notre sélection pour vos grillades

Abbotts et Delaunay, languedoc 2024

Robe rubis brillante et lumineuse. Nez expressif et gourmand, dévoilant des arômes de fruits rouges et noirs, accompagnés de notes épicées. En bouche, l’attaque est souple et équilibrée, sur les fruits avec des tanins fins. Finale nette et fruitée. À apprécier avec des grillades, des plats du Sud ou des charcuteries.

88/100 – 3,30 euros – Plaisir

Alma Cersius, Baron du Capiscol – Merlot 2025, IGP pays d’oc

Robe profonde aux reflets soutenus. Nez floral et expressif, mêlant des arômes de fruits noirs à une touche délicate de fleurs. Bouche structurée et marquée par une certaine astringence, offrant de la profondeur mais avec une évolution rapide. Finale courte, laissant une impression légèrement tannique. À déguster sur des plats simples, idéal avec des grillades ou une viande blanche.

87/100 – 5,45 euros – Table

Badet Clément, Les Jamelles – Pinot noir 2024, IGP pays d’oc

Robe légère aux reflets rubis. Nez simple et épicé, marqué par des arômes de fruits rouges. Bouche légère et accessible, offrant un profil souple et facile à boire. Finale courte et agréable. À déguster à l’apéritif ou en accompagnement d’une viande, idéal avec des grillades ou une viande blanche.

87/100 – 3,25 euros – Plaisir

Calmel & Joseph, Épicurius 2024, IGP pays d’oc

Robe foncée aux reflets soutenus. Nez discret, orienté sur des arômes de fruits noirs, avec une dominante de cerise. Bouche marquée par une attaque ronde et souple, offrant une matière correcte et sans défaut. Le vin reste simple dans sa construction, avec un milieu de bouche peu développé et un manque de longueur et de caractère. Finale courte, sur le fruit, avec une expression modérée. À associer à des viandes rouges au barbecue, pour accompagner sa simplicité et sa rondeur.

89/100 – 11 euros – Table

Château de l’Engarran, Coeur Battant 2025, aop languedoc

Robe brillante aux reflets rubis. Nez gourmand, malgré une légère évolution, marqué par des arômes de fruits rouges croquants. Bouche fraîche et vive, offrant une belle acidité et une expression fruitée immédiate, dominée par les fruits rouges et noirs. Finale nette et fruitée. À associer à des plats simples, idéal avec des charcuteries ou une cuisine conviviale.

90/100 – 12,50 euros – Plaisir

Clos Bagatelle, Donnadieu 2024, saint-chinian

Robe brillante aux reflets soutenus. Nez discret mais agréable, mêlant des arômes de fruits rouges à une touche épicée et légèrement végétale. Bouche ample et expressive, marquée par une belle acidité salivante et une dimension saline qui apporte du relief. L’ensemble est simple mais efficace, avec une certaine profondeur. Finale fraîche et agréable. À associer à des plats du quotidien, idéal avec des grillades ou des légumes rôtis.

89/100 – 11,20 euros – Table

Domaine d’Aigues Belles, Nicole 2023, IGP pays d’oc

Robe brillante et profonde, rubis. Nez expressif, mêlant des arômes de fruits rouges et noirs à une touche minérale. En bouche, l’attaque est franche et structurée, avec une matière profonde. L’ensemble privilégie la pureté du fruit. Finale nette et légèrement minérale. À apprécier avec des grillades, des charcuteries ou des plats du quotidien.

90/100 – 17 euros – Table

Domaine de La Cendrillon, Essentielle 2021, corbières

Robe claire aux reflets pâles. Nez floral et fruité. Bouche délicate et harmonieuse, avec une légère salinité qui apporte du relief et beaucoup de plaisir. L’ensemble est élégant, dans un style moderne et accessible. Finale fraîche et savoureuse, donnant envie d’y revenir. À associer à des plats légers, idéal avec des poissons grillés ou des salades estivales.

89/100 – 15 euros – Table, Tendance

Mas Bruguière, L’Arbouse 2024, pic saint-loup

Robe brillante aux reflets soutenus. Nez discret, marqué par des notes de fruits rouges et de sous-bois. Bouche simple et structurée, offrant une certaine profondeur mais une évolution rapide. Finale courte, sur des notes fruitées. À associer à des plats simples, idéal avec des grillades ou une cuisine conviviale.

88/100 – 20 euros – Caractère

Domaine La Chouette du Chai, Autoportrait 2024, vin de france

Robe brillante aux reflets rubis. Nez présent, marqué par des notes épicées et de tabac léger. Bouche marquée par une attaque astringente, offrant une structure simple avec une évolution rapide. Finale courte, sur des notes épicées. À associer à des plats simples, idéal avec des grillades ou une cuisine conviviale.

88/100 – 13 euros – Garde

Domaine Laurent Miquel, Cazal Viel – Vieilles Vignes 2024, saint-chinian

Robe brillante aux reflets soutenus. Nez frais, mêlant des notes de garrigue, de thym et de fruits noirs. Bouche légère et agréable, avec une petite astringence et une certaine fraîcheur, malgré une légère sensation alcooleuse. Finale simple et plaisante. À associer à l’apéritif, idéal avec des tapas ou des grillades légères.

89/100 – 12,90 euros – Plaisir

Domaine Pérelle, La Prade 2024, IGP pays d’oc

Robe brillante aux reflets rubis. Nez gourmand et expressif, marqué par des arômes de fruits rouges, avec une touche épicée. Bouche croquante et fraîche, offrant une belle buvabilité et un profil convivial. Finale agréable, sur le fruit. À associer à des moments entre amis, idéal avec des grillades ou des tapas.

88/100 – 18 euros – Plaisir

Les Vignobles Foncalieu, Sur Tes Pas 2025, IGP pays d’oc

Robe brillante aux reflets rubis. Nez simple, marqué par des arômes de fruits rouges avec une touche épicée. Bouche légère, souple et facile à boire, offrant un profil accessible et convivial. Finale courte et agréable. À associer à des moments simples, idéal avec des tapas ou des grillades.

88/100 – 11 euros – Plaisir

Mas de Capdaniel, Les Cormiers 2023, coteaux du languedoc – terrasses du larzac

Robe rubis brillante et lumineuse. Nez expressif et typé, mêlant des arômes de fruits rouges et noirs à des notes épicées. En bouche, l’attaque est souple et équilibrée, avec des tanins fins et une matière accessible. L’ensemble est convivial et bien équilibré, dans un style direct et agréable. Finale nette et fruitée. À apprécier avec des grillades, des plats du Sud ou des charcuteries.

89/100 – 15 euros – Table

Domaine Vila Voltaire, La Faute 2023, saint-chinian

Robe brillante aux reflets soutenus. Nez gourmand, mêlant des arômes de fruits rouges confiturés à une touche épicée. Bouche souple et enrobante, offrant une matière agréable et des tanins bien présents. Une légère âpreté apparaît en finale, apportant du relief. Finale persistante, sur des notes fruitées et légèrement végétales. À associer à des plats simples, idéal avec des grillades ou une cuisine conviviale.

90/100 – 20 euros – Plaisir

Domaine Les Païssels, Les Païssels 2023, saint-chinian

Robe rubis brillante soutenue. Nez expressif et typé, mêlant des arômes de fruits rouges et noirs à des notes épicées et de garrigue. En bouche, l’attaque est franche et équilibrée, les tanins sont présents mais souples avec une belle expression du terroir. Finale nette et persistante, aux accents fruités et épicés. À apprécier avec des viandes grillées, des plats en sauce ou des spécialités du Sud.

89/100 – 14 euros – Terroir

Domaine Les Grandes Costes, Canaille le Rouge 2024, IGP saint-guilhem le désert

Robe rubis brillante et lumineuse. Nez expressif et gourmand, dévoilant des arômes de fruits rouges et épicées. En bouche, l’attaque est souple et légère, avec des tanins fins et une matière gourmande. Finale nette et fruitée. À apprécier légèrement rafraîchi, avec des charcuteries, des grillades ou des plats du quotidien.

90/100 – 11 euros – Plaisir

Domaine de la Dourbie, Joseph 2024, IGP pays d’hérault

Robe brillante aux reflets rubis. Nez gourmand, orienté sur des arômes de fruits rouges. Bouche marquée par une belle matière et une certaine gourmandise, avec une acidité présente et une astringence marquée qui structure l’ensemble. Finale longue, sur des notes fruitées et légèrement tanniques. À associer à des plats simples, idéal avec des grillades ou une cuisine conviviale.

89/100 – 18 euros – Table

Château Peyrepertuse, Cuvée 1240 2023, languedoc

Robe brillante aux reflets clairs. Nez discret à l’expression directe. Bouche vive, portée par une acidité dynamique et une structure franche. L’ensemble est équilibré et encore en évolution. Finale nette, avec une belle sensation de chaleur maîtrisée. À associer à des grillades ou une cuisine conviviale.

90/100 – 23 euros – Table

Château Pech-Latt, Maquis des Corbes 2023, corbières

Robe brillante aux reflets rubis. Nez expressif, orienté sur des arômes de fruits rouges et des notes épicées. Bouche équilibrée et savoureuse, offrant une belle tension et une structure agréable. Finale longue et aérienne, pleine de finesse. À associer à des plats conviviaux, idéal avec des grillades ou une cuisine de bistrot.

92/100 – 22 euros – Caractère

Vins tendances : notre sélection de cuvées à découvrir

Domaine Beck, Cuvée Lucie Lieu-dit Fronholz – Gewurztraminer 2023, alsace

Robe claire, brillante et élégante, aux reflets lumineux. Nez agréable et expressif révélant des arômes floraux (rose) et de fruits exotiques comme le litchi, avec une touche épicée. Bouche gourmande dès l’attaque, équilibrée et harmonieuse, marquée par des notes pâtissières, une légère sucrosité et une pointe saline qui apporte de l’équilibre. Finale délicate et savoureuse, sur des notes florales et légèrement sucrées. À déguster avec une cuisine exotique ou légèrement épicée et à boire dès maintenant.

88/100 – 19,50 euros – Plaisir, Tendance

Cave des Vignerons de Buxy, Millebuis – Saint Morille 2023, montagny premier cru

Robe brillante aux reflets lumineux. Nez fin et expressif, dévoilant des arômes d’agrumes et de fruits blancs et jaunes, accompagnés de légères notes boisées et d’une touche minérale. Bouche légère, portée par une belle fraîcheur et une trame saline. L’ensemble est équilibré, avec une fine amertume. Finale fraîche et élégante, sur des notes fruitées et minérales. Un vin très agréable, idéal à l’apéritif ou en accompagnement de plats crémés.

90/100 – 42 euros – Table, Tendance

Domaine de la Bressande, La Pucelle 2023, rully premier cru

Robe aux reflets dorés et verts. Nez fin et expressif mêlant agrumes, fruits blancs et jaunes, relevés d’une touche florale, d’un boisé discret et de nuances pâtissières gourmandes. Bouche souple, portée par une belle fraîcheur et une trame minérale ; la salinité et le caractère sapide prolongent l’ensemble. L’équilibre est harmonieux et la finale persistante sur des notes fruitées, citronnées et légèrement pâtissières. Un vin fin, élégant et accessible, aussi à l’aise à l’apéritif qu’à table.

90/100 – 29 euros – Table, Tendance

Badet Clément, Les Jamelles – Viognier 2024, IGP pays d’oc

Robe scintillante aux reflets éclatants. Nez très expressif et gourmand, dominé par un fruité généreux, accompagné de délicates notes fumées. Bouche ronde, ample et savoureuse, offrant une belle gourmandise et un toucher agréable, avec un équilibre bien maîtrisé. Finale harmonieuse et plaisante. À déguster sur des plats conviviaux, idéal avec des grillades ou une cuisine de bistrot.

89/100 – 3,20 euros – Plaisir, Tendance

Mas de Capdaniel, Le Merle 2025, IGP saint-guilhem le désert

Robe brillante aux reflets pâles. Nez expressif, mêlant des notes végétales à des arômes de fruits blancs. Bouche marquée par une attaque légèrement amère, évoluant vers une expression plus gourmande et fruitée. L’ensemble est équilibré et agréable. Finale fraîche et savoureuse. À associer à l’apéritif, idéal avec des tapas ou des fruits de mer.

88/100 – 15 euros – Plaisir, Tendance

Domaine Léo-Paul Liénard, Les Masrûles – Chardonnay 2023, côtes de meuse

Robe brillante aux reflets lumineux. Nez floral délicat, expressif et élégant. Bouche légère dès l’attaque, sapide et dynamique, avec une trame minérale qui structure l’ensemble. L’équilibre est agréable, entre vivacité et finesse, donnant un vin de plaisir immédiat. Finale saline et fraîche, sur des notes florales persistantes. À déguster jeune, idéalement à l’apéritif ou sur des mets légers.

91/100 – 12 euros – Caractère, Tendance

Château Réal d’Or, Réal d’Or 2025, côtes de provence

Robe brillante aux reflets dorés. Nez expressif, marqué par des notes miellées. Bouche ronde, riche et structurée, mêlant des arômes de pêche fraîche et confiturée, de miel et une touche d’ananas grillé évoquant un rhum arrangé. L’ensemble offre une belle complexité. Finale longue et persistante, très harmonieuse. À associer à des plats raffinés, idéal avec une volaille en sauce ou une cuisine sucrée-salée.

91/100 – 13,50 euros – Caractère, Tendance

Domaine Lafage, vin de France 2025

Robe lumineuse aux reflets clairs. Nez expressif, marqué par des notes de fleurs de sureau, avec une belle intensité aromatique et une dominante fruitée. Bouche vive dès l’attaque, très fruitée, portée par des arômes de poire. L’ensemble est frais, léger et particulièrement accessible, avec un style immédiat et gourmand. Finale fraîche et agréable, sur des notes fruitées. À déguster dans sa jeunesse, ou à l’apéritif. Idéal pour les nouvelles générations

91/100 – 11 euros – Plaisir, Tendance

Domaine Thunevin-Calvet, Constance 2025, IGP côtes catalanes

Robe brillante aux reflets lumineux. Nez expressif, mêlant des arômes de fruits et d’épices. Bouche solaire et généreuse, tout en conservant une agréable fraîcheur. Les fruits blancs mûrs dominent, accompagnés de notes de pamplemousse apportant une légère amertume élégante. Finale harmonieuse et persistante. Un vin très plaisant, à déguster avec des plats savoureux ou légèrement épicés, dans sa jeunesse ou après un court temps de garde.

89/100 – 10,50 euros – Terroir, Tendance

Vignoble Pellerin, Altesse 2022, roussette du bugey

Robe brillante. Nez élégant, dévoilant des arômes d’agrumes, de fleurs et de fruits blancs et jaunes, soutenus par une belle fraîcheur. Bouche à la fois sapide et harmonieuse, portée par une acidité bien intégrée. L’ensemble est d’une belle profondeur, avec une texture fluide et agréable. Finale longue et fraîche. Un vin irréprochable et destiné à donner du plaisir lors d’occasions simples, qui plaira par son caractère savoureux.

90/100 – 17 euros – Terroir, Tendance

Domaine Poiron-Dabin, Château-Thébaud 2020, muscadet sèvre-et-maine

Robe brillante aux reflets dorés. Nez expressif marqué par des notes marines et iodées, avec une belle fraîcheur. Bouche équilibrée portée par une trame minérale nette et une belle fraîcheur. Finale persistante sur des notes salines et minérales. Idéal avec des huîtres, des fruits de mer, des poissons grillés ou des plats iodés qui souligneront son caractère marin.

91/100 – 12,50 euros – Terroir, Tendance

Château Guéry, Psallite Deo 2025, IGP pays d’oc

Robe brillante aux reflets orangés. Nez séduisant et original, mêlant des arômes de rose, de litchi et de fruits blancs, avec une touche épicée. Bouche fraîche, équilibrée et gourmande, offrant une belle légèreté et une expression aromatique atypique. L’ensemble est harmonieux et accessible. Finale agréable et parfumée. À associer à l’apéritif ou au dessert, idéal avec une cuisine exotique ou des desserts fruités.

91/100 – 15 euros – Table, Tendance

Mouton Cadet, Héritage 2023, bordeaux

Robe brillante aux reflets rubis. Nez expressif, marqué par des arômes de fruits rouges frais. Bouche savoureuse, offrant une belle allonge et une énergie remarquable. Finale persistante et vibrante. Un bordeaux moderne et dynamique, idéal avec des grillades ou une cuisine actuelle.

91/100 – 15,99 euros – Table, Tendance

Domaine Thierry Mortet, Les Charmes de Daix 2023, bourgogne

Robe brillante, aux reflets rubis. Nez élégant et discret avec une expression sur les fruits rouges et noirs. Bouche harmonieuse, marquée par une matière fine et finale agréable, sur ses notes fruitées. À déguster avec des plats simples et conviviaux, à boire jeune pour profiter de son fruit et de son accessibilité.

89/100 – 23 euros – Plaisir, Tendance

Domaine Allegria, Spirale 2024, IGP pays d’hérault

Robe brillante aux reflets clairs. Nez très floral, mêlant rose et jasmin, avec une belle intensité. Bouche gourmande, enveloppante et légère, offrant une belle longueur et une texture agréable. Finale persistante et parfumée. À associer à une cuisine exotique ou des fromages.

92/100 – 50 euros – Caractère, Tendance

Mas Fabregous, Œillade 2025, IGP coteaux du salagou

Robe brillante aux reflets clairs. Nez frais et floral, à l’expression simple et agréable. Bouche légère et fraîche, offrant une belle buvabilité. Finale nette et conviviale. À associer à des salades ou des plats légers.

88/100 – 10 euros – Plaisir, Tendance

Domaine Lionel Osmin & Cie, D de Doma 2024, mendoza

Robe brillante aux reflets soutenus. Nez expressif, marqué par des arômes de fruits frais. Bouche tonique et gourmande, offrant un plaisir immédiat. Finale agréable et dynamique. Un vin de plaisir, parfait pour accompagner des grillades entre amis.

89/100 – 19 euros – Plaisir, Tendance

Domaine Barbara Grosbot, Côte Montgeorge 2024, saint-pourcain

Robe brillante aux reflets soutenus. Nez expressif et intense, mêlant des arômes de fruits mûrs avec élégance. Bouche structurée, dynamique et souple, offrant une belle fraîcheur sans aucune lourdeur. Finale persistante et brillante. Un vin de gastronomie, idéal pour accompagner une cuisine inventive et raffinée.

91/100 – 35 euros – Plaisir, Tendance

Domaine Serre Besson, Pauvre Diable 2024, vin de France

Robe brillante aux reflets clairs. Nez élégant et expressif, mêlant notes florales et fruitées. Bouche fine et gourmande, offrant légèreté, charme et accessibilité. Finale nette et agréable. Un vin séduisant pour des tapas ou une cuisine conviviale.

90/100 – 19 euros – Plaisir, Tendance

Les Caves d’Alba et de Valvignères, Lauberio 2025, IGP ardèche

Robe brillante aux reflets soutenus. Nez expressif, mêlant des arômes de fruits rouges avec une belle fraîcheur. Bouche gourmande et structurée, offrant une belle profondeur tout en restant légère et accessible. Finale agréable et harmonieuse. À associer à des plats conviviaux, idéal avec des grillades ou une cuisine du quotidien.

90/100 – 9,20 euros – Terroir, Tendance

Champagne pour l’été : notre sélection de 20 cuvées

Alfred Gratien, Cuvée Brut, champagne

Robe dorée brillante. Nez gourmand aux accents pâtissiers et briochés. Bouche équilibrée, portée par une fine effervescence, une texture enveloppante et une belle douceur maîtrisée. Finale longue, alliant fraîcheur et notes gourmandes.

90/100 – 40 euros – Plaisir, Tendance

Brimoncourt, Brut Régence, champagne

Robe brillante, bulles fines et régulières. Nez agréable sur les fruits blancs et jaunes, avec une touche végétale fine. Bouche vive, structurée par une belle acidité et une sensation de fraîcheur. Finale nette et fruitée.

90/100 – 37 euros – Plaisir

Canard-Duchêne, Blanc de Noirs Iconic, champagne

Robe paille. Profil structuré et droit, avec une belle tenue d’ensemble et une expression nette.

92/100 – 49 euros – Terroir

Champagne Boutillez Marchand, Blanc de Blancs, champagne

Robe brillante aux reflets dorés. Nez expressif sur la pomme et les fruits blancs. Bouche fraîche et harmonieuse, avec une matière fine et une belle précision. Finale persistante, subtilement structurée.

89/100 – 30 euros – Plaisir

Champagne Cottet-Dubreuil, Tradition, champagne

Robe limpide aux reflets pâles. Nez dominé par des notes de pomme fraîche, dans une expression nette et dynamique. Bouche vive, portée par une acidité équilibrée et une belle énergie. Finale tonique, sur des nuances fruitées et acidulées.

88/100 – 32 euros – Plaisir

Champagne David Heucq et Fils, Cuvée Chardonnay, champagne

Robe limpide et brillante. Nez frais sur les agrumes et les fleurs, dans une expression délicate. Bouche vive, avec une acidité tonique et une belle fraîcheur. Finale persistante, légèrement relevée d’une fine amertume.

88/100 – 22,50 euros – Plaisir

Champagne Derot-Delugny, Retour en Avant, champagne

Robe brillante, bulles fines et régulières. Nez expressif dominé par les agrumes. Bouche tendue, saline et dynamique, offrant précision et éclat. Finale persistante, citronnée et rafraîchissante.

90/100 – 30 euros – Terroir

Champagne Georges Vesselle, Cuvée Juline, champagne

Champagne au style direct et accessible. Nez délicat dans un registre simple et net. Bouche fluide et équilibrée, portée par une fraîcheur agréable. Finale cohérente, dans un esprit convivial.

89/100 – 49,50 euros – Plaisir

Champagne Gremillet, Cuvée Évidence, champagne

Robe brillante aux bulles fines. Nez expressif dominé par les agrumes, apportant fraîcheur et vivacité. Bouche dynamique et précise, avec une belle tension et une matière équilibrée. Finale longue, fraîche et citronnée.

90/100 – 60 euros – Plaisir, Coup de coeur

Champagne Guy Larmandier, Cramant, champagne

Robe brillante aux reflets clairs, effervescence fine. Nez net dominé par des notes de pomme. Bouche légère et fraîche, portée par une belle vivacité. Finale fruitée et agréable, dans un style direct et plaisant.

88/100 – 29 euros – Plaisir

Champagne Mandois, Brut Origine, champagne

Nez discret aux notes florales. Attaque vive, marquée par des arômes de pomme. Bouche fraîche et dynamique, dans un style élancé et précis.

90/100 – 30,90 euros – Plaisir

Champagne Pierre Mignon, Blanc de noirs, champagne

Robe lumineuse aux bulles élégantes. Nez frais mêlant fruits blancs, jaunes et une touche pâtissière. Bouche légère et vive, soutenue par une belle acidité et une texture souple. Finale fraîche, sur une trame fruitée et gourmande.

90/100 – 40 euros – Table

Champagne Sourdet-Diot, Cuvée de Réserve, champagne

Robe brillante. Profil marqué par les agrumes, accompagné de notes végétales et pâtissières. Bouche fraîche, légère et équilibrée, avec une finale nette et dynamique.

88/100 – 25 euros – Plaisir

Champagne Taittinger, Brut Réserve, champagne

Robe brillante aux bulles dynamiques. Nez discret sur les fruits blancs. Bouche vive et légère, animée par une effervescence énergique. Finale nette et fraîche, offrant une sensation de légèreté.

91/100 – 50 euros – Table

Chassenay d’Arce, Sélection, champagne

Robe rosée aux reflets saumonés, animée de bulles très fines. Nez frais, à l’expression gourmande. Bouche équilibrée, portée par une belle fraîcheur et une acidité bien intégrée. Finale longue, avec de légers amers apportant du relief.

90/100 – 21,20 euros – Garde

Dom Caudron, Épicurienne, champagne

Robe brillante aux reflets dorés. Nez agréable sur les fruits blancs et jaunes. Bouche légère, avec une belle fraîcheur et une texture sapide. Finale nette et fraîche, idéale à l’apéritif.

89/100 – 31,70 euros – Plaisir

Esterlin, Blanc de Blancs Eclat, champagne

Robe claire et lumineuse, effervescence délicate. Nez complexe associant fruits, fleurs et une touche végétale raffinée. Bouche vive, structurée par une acidité équilibrée et une belle énergie. Finale fraîche et persistante, sur une trame fruitée et florale. Champagne polyvalent à table.

91/100 – 35 euros – Terroir

Heidsieck & Co Monopole, Silver Top, champagne

Robe brillante aux reflets lumineux, effervescence fine. Nez discret mais précis, avec des nuances minérales et pâtissières. Bouche équilibrée, marquée par une belle fraîcheur et une trame saline. Finale nette, élégante et sapide.

88/100 – 29,90 euros – Plaisir

Palmer & Co, La Réserve, champagne

Robe brillante aux reflets lumineux, effervescence fine et élégante. Nez expressif mêlant agrumes et fruits blancs. Bouche équilibrée, avec une belle finesse de bulle et une texture délicate. Finale longue et harmonieuse.

92/100 – 38 euros – Caractère, Coup de coeur

Pol Roger, Brut Réserve, champagne

Robe brillante, bulles fines. Nez frais et délicat, dans un registre classique et précis. Bouche droite et équilibrée, portée par une belle fraîcheur. Finale nette et agréable, avec une belle cohérence.

92/100 – 49 euros – Plaisir

Bordeaux voit rose : notre sélection pour l’été

Château Franc Baudron,
Bucolique 2025,
bordeaux

Expression végétale relevée de notes de fruits rouges, au caractère original. La bouche, fraîche et équilibrée, affirme une belle personnalité. Un vin de convivialité, idéal servi bien frais lors des soirées estivales.

89/100 – 9 euros – Plaisir

Château Montfollet,
Icône by Château Montfollet 2025,
bordeaux

La rondeur de la bouche accompagne un fruit généreux et une agréable persistance. Souple et léger, le profil met les fruits rouges à l’honneur dans un style direct et gourmand. À servir frais sur des entrées.

89/100 – 11 euros – Plaisir

Château Ninon 2025,
bordeaux

Les fruits blancs, jaunes et rouges composent un registre généreux. La bouche privilégie la fraîcheur et la gourmandise dans un style direct.

89/100 – 5,10 euros – Table

Château Sainte-Catherine 2024,
bordeaux

Une légère réduction précède une bouche fraîche et gourmande. Les notes épicées s’accompagnent d’une fine salinité qui souligne l’équilibre de l’ensemble. Un rosé qui s’ouvre joliment après aération.

88/100 – 7,70 euros – Table

Château Tour Baladoz,
Tayet 2025,
bordeaux

Des notes d’agrumes et une fine trame végétale composent un registre frais et désaltérant. La bouche, équilibrée et digeste, en fait un compagnon idéal des apéritifs estivaux.

88/100 – 7 euros – Plaisir

Clarence Dillon Wines,
Clarendelle 2025,
bordeaux

Les notes florales, les fruits blancs et jaunes et une fine touche d’agrumes composent un registre frais et élégant. Longue et harmonieuse, la bouche se prolonge sur une délicate salinité.

90/100 – 13,90 euros – Table

Château de Cérons,
La Quille 2025,
bordeaux clairet

Les fruits rouges croquants s’accompagnent d’une délicate touche florale. Fraîche et gourmande, la bouche séduit par sa souplesse et son équilibre. Un clairet accessible, idéal sur des viandes blanches estivales.

89/100 – 12 euros – Plaisir

Château de Lisennes,
Clairet de Lisennes 2025,
bordeaux clairet

Expression fine et florale tout en délicatesse. La bouche, légère et équilibrée, séduit par son élégance et sa fraîcheur. Un clairet raffiné, idéal servi frais sur des préparations délicates.

88/100 – 7 euros – Plaisir

Château Sainte-Catherine 2025,
bordeaux clairet

Les fleurs séchées et les épices accompagnent des fruits rouges infusés. Gourmande et harmonieuse, la bouche affirme une personnalité originale. Un clairet de caractère.

91/100 – 7,70 euros – Table

Chateau Vignol 2025,
bordeaux clairet

Le bouquet épicé ouvre un registre généreux de fruits rouges. Ronde, fraîche et sapide, la bouche confirme un bel équilibre

92/100 – 7,50 euros – Terroir

Château de Lisennes,
Bulles de Lisennes Rosé,
crémant de bordeaux

Les notes de pêche s’épanouissent dans une bouche fraîche à l’effervescence parfaitement intégrée. Une fine amertume prolonge agréablement la finale. Un vin de repas léger à servir bien frais.

89/100 – 9,50 euros – Plaisir

Château Grand Jean,
Pur Grand Jean,
crémant de bordeaux

Les fruits blancs et jaunes s’accompagnent de délicates nuances pâtissières. Fraîche, gourmande et parfaitement équilibrée, la bouche offre un dosage particulièrement réussi.

89/100 – 10,50 euros – Table

Vignes Secrètes,
Le 45 2022,
crémant de bordeaux

Les fruits rouges et noirs dévoilent une expression originale aux accents vineux. Fraîche, puissante et équilibrée, la bouche confirme cette personnalité singulière.

90/100 – 14,90 euros – Table

Sophie Kessler-Matière, bâtisseuse du renouveau

Photo Mathieu Garçon.

Sur les rives de l’étang de Berre, le château Calissanne s’étend sur un plateau ouvert, marqué par les reliefs et les influences maritimes. Cet ensemble de plus de 1 200 hectares d’un seul tenant, rare en Provence, constitue un territoire où vignes et oliviers coexistent dans un équilibre ancien. Le domaine s’inscrit dans une profondeur historique singulière. Dès l’Antiquité, le site est occupé, comme en témoigne la présence d’un oppidum celto-ligure perché au sommet de la propriété, dont les remparts demeurent visibles. De cette période subsistent des traces concrètes (amphores, vestiges de villas) attestant d’une activité agricole déjà structurée. Au Moyen Âge, le domaine passe sous l’autorité des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, avant de connaître, aux XVIIe et XIXe siècles, de nouvelles phases de développement. Au XIXe, l’industriel d’origine flamande Charles-Auguste Verminck, à la tête d’importantes savonneries et huileries marseillaises, lui donne une impulsion décisive. Il en renforce la vocation agricole et développe un réseau de fermes dont l’empreinte architecturale et fonctionnelle demeure visible.
C’est dans ce cadre que Sophie Kessler-Matière, issue d’un environnement entrepreneurial diversifié, notamment dans les secteurs de l’immobilier, de l’ingénierie et des activités techniques, imprime son action, prolongeant le travail engagé depuis 2001 par Philippe Kessler, son mari disparu prématurément, qui avait restructuré le domaine et le vignoble tout en modernisant les outils de production. Elle en poursuit aujourd’hui la dynamique en la recentrant sur une lecture plus précise des terroirs et une hiérarchisation affirmée des vins. À la tête du domaine, son approche repose sur une logique structurée : mieux identifier les parcelles, adapter les cépages aux sols et affiner les profils de vins selon les usages et les niveaux de gamme. Le vignoble est ainsi organisé en quatre îlots principaux, définis selon les caractéristiques de sols, de reliefs et d’expositions. Sur les zones argilo-calcaires, le mourvèdre développe des profils structurés et profonds. Sur les reliefs plus calcaires et caillouteux, le cabernet-sauvignon apporte tension et capacité de garde. Les secteurs à plus faible rendement sont orientés vers des vins plus accessibles, sans rupture dans l’identité du domaine. Le climat méditerranéen, chaud et sec, est ici tempéré par les influences marines et par la présence de la Durançole, une source interne au domaine, qui contribue à maintenir des équilibres hydriques favorables. Ces conditions permettent de viser des maturités abouties tout en conservant de la fraîcheur dans les vins.

Au service des vins
Dans cette hiérarchisation, la cuvée Clos Victoire constitue le niveau d’expression le plus abouti du domaine. Sophie Kessler-Matière en fait un vin de référence, issu des parcelles les plus qualitatives, principalement plantées en cabernet-sauvignon et en syrah. Il fait l’objet d’un élevage en fûts pouvant atteindre 16 mois, dans des contenants de 225 et 400 litres. Sélection des bois, adaptation des niveaux de chauffe selon les cépages, recherche d’un équilibre entre structure tannique, expression du fruit et intégration du bois, l’objectif est d’accompagner la construction du vin sans en altérer la lisibilité. Cette exigence se retrouve également dans les blancs, élaborés à partir de sémillon, rolle et clairette, avec des vinifications orientées vers la tension et la netteté aromatique, grâce à une maîtrise précise des températures et un recours limité à la fermentation malolactique. Des cuvées Cocorico, fruitées et accessibles, aux cuvées Château Calissanne, plus structurées et représentatives de l’appellation coteaux-d’aix-en-provence, Sophie Kessler-Matière veille à maintenir une cohérence d’ensemble. Les vins les plus accessibles jouent un rôle d’introduction et de pédagogie, centrés sur le fruit et la facilité d’usage, tandis que les autres cuvées expriment plus directement le potentiel des terroirs. Son action s’inscrit également dans une logique environnementale cadrée, le domaine étant conduit selon des pratiques certifiées Haute valeur environnementale (HVE niveau 3), avec un travail régulier des sols, une gestion raisonnée des apports et une attention constante portée aux équilibres naturels. Une approche structurée et cohérente qui permet à Sophie Kessler-Matière de faire dialoguer un terroir singulier et des vins capables de l’exprimer avec clarté, précision et constance, sans jamais renoncer à leur accessibilité.


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Le goût du large du domaine de La Croix

Photo Studio BaALT.

Il y a des lieux qui précèdent leur propre légende. Le domaine de La Croix en fait partie. Avant La Croix-Valmer, il y eut ses routes, ses fermes, sa chapelle, ses vignes. Fondé en 1882 par Albert de Vregille, ancien militaire franc-comtois séduit par la beauté sauvage de la presqu’île de Saint-Tropez, le domaine a imposé son nom avant même que la commune n’existe officiellement, en 1934. En 1955, le classement des crus de Provence lui confère sa reconnaissance officielle. La deuxième partie du XXe siècle n’est pas tendre avec la propriété. Après des décennies d’alternance entre gloire et abandon, il faut attendre 2001 et l’arrivée de Vincent Bolloré pour que la page se tourne vraiment. Là, 80 % des vignes sont arrachées et replantées. Un chai souterrain de 3 500 m² est entièrement enfoui pour préserver l’esthétique du site. L’architecte tropézien François Vieillecroze métamorphose les bâtiments. Michel Rolland, consultant de renom récemment disparu, accompagne les assemblages. Le domaine change alors d’échelle. Sans effacer le paysage, mais en se donnant les moyens de compter à nouveau. Ce qui fait la force de La Croix, c’est la diversité de ses 110 hectares plantés (soit la plus grande superficie en cru classé de la presqu’île) répartis sur trois terroirs radicalement différents : les schistes de Saunier, qui apportent fraîcheur et tension ; les argiles du Tabarin, qui donnent corps et structure ; et enfin, niché à 200 mètres d’altitude entre le cap Taillat et le cap Lardier, un joyau sablo-schisteux d’une grande rareté baigné en permanence par les influences maritimes. Ce dernier terroir produit un vin à son nom, Bastide Blanche, décliné dans les trois couleurs. Ces cuvées sont devenues le fer de lance de l’ambition internationale de la maison. La gamme s’articule autour d’une majorité de rosés (85 % de la production) complétée par 8 % de blancs en rolle et 7 % de rouges à dominante de syrah. Au sommet trône la cuvée Empereur, rosé de gastronomie produit en quantité confidentielle (2 000 bouteilles). C’est toutefois sur ses rouges que le domaine porte l’un de ses paris les plus ambitieux, prouver qu’un rouge de la presqu’île peut s’inscrire dans un temps long, avec une élégance qui surprend ceux qui n’en attendaient pas grand-chose. Trois, cinq, huit ans de garde, les équilibres évoluent avec la douceur des tannins et une belle complexité aromatique.

La vigne face au climat

Depuis 2017, Diane Nublat pilote le domaine à la tête d’une équipe de vingt-trois collaborateurs. C’est elle qui initie la refonte de l’élevage des rouges vers plus de finesse, met en place la ligne de conditionnement interne pour maîtriser 100 % du cycle de production et développe l’expérience visiteur : boutique, sentiers balisés vers la mer, visite des chais et événements proposés en haute saison, comme ces apéritifs face au soleil couchant. Le chantier le plus structurant reste la conversion à l’agriculture biologique engagée en 2025. « Compte tenu de notre titre de cru classé, être bio, c’est apporter une confiance supplémentaire aux amateurs », explique-t-elle. La certification est attendue pour 2027, dans un contexte où l’usage du cuivre reste l’un des grands sujets de tension de la viticulture bio. En parallèle, Diane Nublat mène une réflexion de fond sur les porte-greffes résistants à la sécheresse afin d’anticiper les effets du réchauffement climatique. Comme beaucoup, le domaine ne se demande plus quand il va arriver, mais comment le gérer. L’ambition des prochaines années ? Faire rayonner l’étiquette Bastide Blanche bien au-delà de son ancrage local, où elle suscite déjà une fidélité presque cultuelle. Le Royaume-Uni, où la demande pour les crus classés de Provence ne cesse de croître, est une cible privilégiée pour les trois couleurs de la cuvée. L’objectif est de porter la part de l’export à 30 %. Le domaine veut aussi explorer d’autres pistes, pétillants et formats innovants, sans brouiller la signature d’un terroir qui a mis près d’un siècle et demi à trouver son accomplissement.


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Vins blancs pour l’été : notre sélection à emporter au bord de la mer

Allimant-Laugner,
alsace 2024

Robe brillante et légère, aux reflets éclatants. Nez frais et expressif révélant des arômes d’agrumes et de fleurs. Bouche vive dès l’attaque, équilibrée et gourmande, marquée par une belle minéralité et une texture légère. À déguster avec des fruits de mer ou des salades estivales et à boire dans sa jeunesse.

87/100 – 9 euros – Plaisir

Château Fourcas-Dupré,
Blanc de Fourcas-Dupré 2024, bordeaux

Robe légère aux reflets lumineux. Nez expressif et intense, marqué par des arômes d’agrumes, avec une dimension florale et des notes de fruits blancs et jaunes. Bouche structurée, soutenue par une trame vive et dynamique. L’ensemble allie intensité aromatique et précision, avec une belle tension. Finale fraîche et persistante, sur des notes citronnées. À déguster avec des poissons, des fruits de mer ou des mets légers.

88/100 – 23,10 euros – Garde

Château Tour des Termes,
Explore Sauvignon 2025,
bordeaux

Robe brillante aux reflets pâles. Nez vif et expressif, marqué par des notes d’agrumes et de fruits exotiques, accompagnées d’une touche végétale typique du sauvignon. En bouche, l’attaque est franche, portée par une belle acidité avec une finale désaltérante. À apprécier avec des fruits de mer, des poissons grillés ou des salades estivales.

91/100 – 24 euros – Plaisir

Domaine Daniel-Etienne Defaix, Les Lys 2016,
chablis premier cru

Robe brillante, aux reflets dorés. Nez élégant et complexe, dévoilant des arômes de fruits blancs mûrs, accompagnés de notes florales. En bouche, l’attaque est vive et précise, portée par une belle fraîcheur. Finale longue, saline et persistante. À apprécier avec des fruits de mer, des poissons en sauce ou des volailles crémées.

90/100 – 35 euros – Terroir

Domaine du Château
de Meursault, Perrières 2023,
meursault premier cru

Robe or pâle aux reflets argentés. Nez structuré présentant un premier nez légèrement réduit, s’ouvrant à l’aération sur des arômes boisés, avec des notes de fruits à chair blanche et d’agrumes. Bouche vineuse et racée, marquée par une matière fondue et une belle acidité apportant de la fraîcheur. Finale longue, sur des notes boisées et des beaux amers qui prolongent la persistance aromatique. À déguster avec des poissons, des volailles ou des plats en sauce.

94/100 – 139 euros – Caractère

Domaine Gautheron,
Mont de Milieu 2024,
chablis premier cru

Robe brillante aux reflets pâles. Nez élégant et discret, marqué par une minéralité typique du terroir chablisien. Bouche légère, équilibrée et harmonieuse, portée par une belle tension, une trame minérale et une matière précise. Finale longue sur des notes d’agrumes et une salinité persistante. À déguster avec fruits de mer ou poissons grillés.

89/100 – 28 euros – Caractère, Coup de cœur

Domaine Louis Moreau,
Les 8 2024, chablis

Robe brillante aux reflets pâles. Arômes d’agrumes, avec des notes empyreumatiques fumées et une touche minérale. Bouche marquée par une acidité présente apportant de la fraîcheur, dans un style épuré. Finale moyenne, sur des notes d’agrumes, fumées et minérales. À déguster avec des plats simples et des poissons et à boire jeune pour profiter de sa fraîcheur et de son profil direct.

88/100 – 23,40 euros – Caractère

Famille Grossot,
Fourchaume 2023,
chablis premier cru

Robe lumineuse, aux reflets pâles. Nez fin et élégant, dévoilant des arômes d’agrumes et de fruits blancs, accompagnés de notes florales et d’une belle minéralité. En bouche, l’attaque est vive et précise, portée par une belle acidité et une belle pureté aromatique. Finale longue, saline et persistante, soulignant le caractère du cru. À apprécier avec des huîtres, des fruits de mer, des poissons grillés ou des plats iodés.

90/100 – 36,30 euros – Table

Domaine Giacometti,
Cuvée Sarah 2024,
patrimonio

Robe brillante aux reflets lumineux. Nez élégant révélant des arômes de fruits blancs et jaunes et d’agrumes, avec une belle fraîcheur et une expression nette. Bouche savoureuse, portée par une tension vive. L’ensemble est équilibré, soutenu par une fine salinité et une légère amertume. Finale fraîche et élégante. À déguster avec des poissons, des fruits de mer ou des plats simples et raffinés.

90/100 – 26,30 euros – Table

Alma Cersius,
Baron du Capiscol – Chardonnay 2025,
IGP pays d’oc

Robe brillante aux reflets pâles. Nez franc et simple, marqué par des arômes d’agrumes et de fruits blancs, avec une expression nette et directe. Bouche vive et équilibrée, portée par une belle acidité, des notes citronnées et une légère amertume qui apporte du relief. L’ensemble reste simple et accessible. Finale fraîche et tonique. À déguster sur des repas légers, idéal avec des fruits de mer ou une salade estivale.

87/100 – 5,90 euros – Table

Castel Frères,
Maison Castel – Séries Limitées 2023,
vouvray

Robe brillante aux reflets clairs. Nez expressif mêlant notes épicées et minérales, avec une belle fraîcheur. Bouche vive et tendue, offrant un bon équilibre et un caractère savoureux. Finale longue, nette et dynamique. À associer à des fruits de mer ou des plats légers.

91/100 – 17 euros – Table

Vignobles Jeanjean,
Terres Blanches 2025,
picpoul de pinet

Robe brillante aux reflets pâles. Nez frais et expressif, mêlant des arômes d’agrumes à une touche iodée. Bouche vive et saline, offrant une belle fraîcheur et une structure tendue, typique de l’appellation Picpoul de Pinet. Finale nette et rafraîchissante. À associer à des fruits de mer, idéal avec des huîtres ou des coquillages.

90/100 – 12,50 euros – Plaisir

Château Saint-Pierre,
Eden 2024,
côtes de provence

Robe brillante aux reflets pâles. Nez expressif, mêlant des arômes d’agrumes à des notes de fruits blancs et jaunes. Bouche équilibrée et savoureuse, offrant une belle tension et une matière agréable. L’ensemble est accessible, gourmand et donne envie d’y revenir. Finale longue et harmonieuse. À associer à des moments simples, idéal avec des fruits de mer ou des plats légers.

89/100 – 16 euros – Caractère, Tendance

Domaine d’Éole,
Éole Blanc 2024,
coteaux d’aix-en-provence

Robe brillante aux reflets pâles. Nez expressif, mêlant des arômes de fruits blancs et jaunes avec une légère évolution. Bouche équilibrée et savoureuse, offrant une belle tension et une matière agréable. L’ensemble est accessible et donne envie d’y revenir. Finale nette et harmonieuse. À associer à des moments simples, idéal avec des fruits de mer ou des plats légers.

89/100 – 16 euros – Caractère, Tendance

Maison Lafage,
Cadireta 2025,
IGP côtes catalanes

Robe aux reflets tuilés. Nez expressif et frais, dominé par des arômes d’agrumes, avec une belle pureté aromatique. Bouche équilibrée, portée par une fraîcheur vive. L’ensemble est harmonieux, avec une belle tension et une expression nette du fruit. Finale fraîche et persistante. À déguster dans sa jeunesse, à l’apéritif ou sur des mets légers et iodés.

88/100 – 11 euros – Plaisir, Tendance

Plaimont,
Elia Liberty 2025,
IGP côtes de gascogne

Robe brillante et lumineuse. Nez aromatique, dévoilant des notes d’agrumes, de fruits exotiques et de fleurs fraîches. En bouche, l’attaque est vive et légère, avec une expression gourmande sur les fruits. Finale rafraîchissante. À apprécier à l’apéritif, avec des salades, des fruits de mer ou des plats estivaux.

87/100 – 9,50 euros – Plaisir

Domaine Hubert Brochard,
Les Monts Damnés 2023,
sancerre

Robe brillante, aux reflets pâles. Nez expressif sur les notes florales en premier nez. À l’aération, apparaissent des arômes d’agrumes et de fruits blancs, accompagnés d’une touche minérale. En bouche, l’attaque est portée par une belle acidité. Finale nette, saline et persistante. À apprécier avec des fruits de mer, des poissons grillés ou des fromages de chèvre.

94/100 – 58 euros – Plaisir

Domaines Joseph Mellot,
Domaine des Mariniers 2025, pouilly-fumé

Robe brillante et lumineuse, aux reflets pâles. Nez expressif et typé, marqué par des arômes d’agrumes et de fruits blancs, accompagnés de notes fumées et légèrement végétales. En bouche, l’attaque est vive et précise avec une belle minéralité qui structure l’ensemble. Finale nette, saline et persistante. À apprécier avec des huîtres, des fruits de mer ou des poissons grillés.

90/100 – 22,50 euros – Plaisir

Domaine Barge,
condrieu 2024

Robe brillante aux reflets pâles. Nez expressif et complexe, mêlant fruits blancs, notes florales, pâtissières et une nuance boisée. Bouche fraîche et gourmande, relevée d’une touche saline. Finale nette et agréable. Idéal à l’apéritif ou sur des fruits de mer.

91/100 – 42 euros – Plaisir

Marrenon Vignobles,
Amédée – Aiguebrun Pont de la Coquille 2025,
luberon

Robe brillante aux reflets pâles. Nez expressif sur les agrumes. Bouche légère et équilibrée, portée par une belle tension et une trame minérale et saline. Finale longue et harmonieuse. Parfait avec poissons et fruits de mer.

90/100 – 4,50 euros – Caractère

Roussillon : Jean-Marc Lafage reprend le Cellier des Templiers

Sur la Côte Vermeille, entre Collioure et Banyuls, le GICB (Groupement interprofessionnel Collioure-Banyuls) est un poids lourd qu’on savait depuis longtemps en mauvaise santé. Dans une région longtemps dominée par la production de vins doux naturels, la cave n’avait pas su passer des merveilleux banyuls ambrés qu’elle produisait sous la marque fameuse Cellier des Templiers à une offre plus orientée vers les rouges, et surtout les blancs et rosés de Collioure. Viscéralement attaché à cette Catalogne française où il a développé, sous sa marque éponyme, une production large mais cohérente et souvent brillante, cultivée aujourd’hui en agriculture régénérative, Jean-Marc Lafage a proposé un plan de reprise qui a été accepté par le tribunal de commerce où le GICB avait été mis en redressement judiciaire. Conservant 105 emplois sur les 130 concernés, affirmant vouloir mettre les producteurs coopérateurs au centre du projet, Lafage ouvre avec ambition et panache une nouvelle étape de l’un des plus beaux vignobles de France.

Bastide de Blacailloux, la valeur sûre de la Provence

À quelques kilomètres des rivages animés, entre Sainte-Victoire et Sainte-Baume se révèle une Provence de fraîcheur et de calme, où la nature est préservée. C’est dans cet arrière-pays qu’émerge la Bastide de Blacailloux, ancrée dans la Provence verte depuis plus d’un siècle. Le domaine de 600 hectares se déploie dans un paysage exceptionnel où vigne et écosystème local cohabitent harmonieusement.
Une véritable carte postale, que Louis-Victor Charvet et Thierry Desseauve s’emploient à nous décrire dans ce nouvel épisode de Speed Tasting. Au programme : deux déclinaisons de deux couleurs, le blanc et le rosé, une même gamme : Joio. Des vins de fruits, riches en plaisir mais également en caractère, où la tension rencontre l’expressivité. Un voyage immédiat vers la Provence.

En partenariat avec Bastide de Blacailloux
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Nicolas et Sylvain Grosbois, paysans d’abord

Photo Anne-Charlotte Moulard.

Il n’est pas nécessaire d’aller très loin pour réaliser qu’il existe partout des trajectoires exemplaires. Celles de Nicolas et Sylvain Grosbois ne le sont pas au sens de « modèles », mais d’exemples de vies semblables à aucune autre, parmi toutes celles qu’ils auraient pu choisir. Réunis autour d’une table dans la grande salle jouxtant les vignes du domaine, ils retracent chacun un parcours fait de hasards, de virages et de rencontres qui les ont menés à revenir sur les terres de leur enfance, et reprendre une exploitation familiale où la vigne n’était alors qu’un personnage secondaire. Aux côtés de parents cultivateurs de pommiers et poiriers, ils grandissent au milieu des champs de fraises, d’asperges et de tabac, devenant très tôt sensibles à la polyculture et à l’observation des paysages, à une époque où le bon sens paysan consistait à adapter la production aux contraintes des sols, de la demande et de la météo. Poussés à multiplier les expériences loin de leur région d’origine, les deux frères partent chacun travailler la vigne sous d’autres latitudes : États-Unis, Chili, Argentine, Australie, des pays où ils découvrent une viticulture qui ne ressemble en rien à celle de la Touraine, et un Nouveau Monde où le cabernet franc n’a pas franchement bonne presse. Piqués par l’appel du large, rien ne semblait justifier un retour en terres ligériennes, qui commencera par celui de Nicolas, alors âgé d’à peine 30 ans, suite à l’excès de sagesse d’un homme d’affaires indien. « Je devais partir à Bombay pour m’occuper d’un domaine fondé par un millionnaire ayant fait fortune dans le Massachusetts », se souvient-il. « Mais quelques jours avant le départ, il m’appelle pour me dire qu’il avait jeté son dévolu sur deux Australiens et que selon lui, ce n’était pas “écrit” et qu’il sentait que j’étais fait pour rester chez moi. » Nicolas Grosbois a mis deux nuits à comprendre qu’il avait raison. C’est ainsi que commence, en 2005, l’histoire du domaine Grosbois.

Deux parcours, une même boussole
Depuis, la propriété a grandi. Cinquante hectares en biodynamie, dont vingt de vignes, un troupeau, un maraîchage, un restaurant, une activité de négoce et deux frères qui avancent en tandem depuis que Sylvain Grosbois a rejoint l’aventure. Le tout posé sur les coteaux de Ligré, en appellation chinon, dans ce bout de Touraine où le cabernet franc trouve, lorsqu’il est traité avec patience et respect, une élégance inimitable. « Il fallait tout reconstruire », admet Nicolas Grosbois. « La volonté de se lancer dans la polyculture et la biodynamie était présente dès le départ. C’est un système qui fonctionne depuis la nuit des temps avec lequel il fallait renouer à la suite de cette parenthèse chimique qu’a connue la viticulture. J’ai fait beaucoup d’expérimentations, tout en réalisant que le bio coûte bien plus cher qu’il ne rapporte. » Les débuts seront difficiles, avec une appellation qui peine à avancer, et des vins qui tardent à se faire une place sur un marché où la vallée de la Loire souffre encore d’une réputation de blancs acides et de rouges empreints de dureté. Une image encore alourdie par des exigences de rendements qui les condamnent à une production de masse, vendue à vil prix dans les réseaux de grande distribution. Un nivellement par le bas et une tentation de verser dans la monoculture auxquels les deux frères refusent de se soumettre, convaincus du potentiel de leur exploitation et résolus à faire le pari de l’excellence sur l’intégralité de leurs gammes tout en maintenant des prix raisonnables. C’est ici qu’intervient Sylvain Grosbois. Depuis 2008, il se consacre à une activité de négoce qui permet au domaine de joindre les deux bouts, mais pas seulement. « Au-delà du challenge entrepreneurial, il s’agit aussi d’une histoire d’humains et de rencontres », précise-t-il. « Après avoir passé des années à voyager, revenir sur son lopin de terre a quelque chose d’assez solitaire. Ce qui me motive, c’est de collaborer avec des vignerons de différentes appellations de la vallée de la Loire, dans un rapport de respect mutuel. Parfois ça marche, parfois on ne parvient pas à tomber d’accord, mais c’est ça, la vraie vie. » Bourgueil, saint-nicolas-de-bourgueil, saumur-champigny, saumur, vouvray, montlouis-sur-loire, cheverny, muscadet, les vins portant la « patte Grosbois », remarquablement précis, fins et accessibles, sont vendus à moins de 10 euros en supermarchés et rencontrent un succès fulgurant. « J’aime la notion de vins populaires », renchérit Nicolas Grosbois. « Ceux qui ne nécessitent pas d’avoir de codes, de nappes, qui déstigmatisent la consommation, avec un rapport qualité-prix qui explique qu’aujourd’hui, malgré la crise, nos chiffres continuent de croître. » Un positionnement qui leur permet de ratisser large en matière de public, avec, à l’autre extrémité, des cuvées directement issues du domaine qui s’adressent davantage à une clientèle de connaisseurs, prête à débourser jusqu’à 42 euros pour s’offrir l’un des rouges haut de gamme produits en quantité limitée, à l’instar de Clôture, issu d’une parcelle centenaire héritière d’un matériel végétal pré-phylloxérique ou encore de la cuvée Clos du Noyer, qui est sans doute l’un des cabernets francs les plus enveloppants et soyeux qu’il nous ait été donné de goûter. Mais l’on aurait tort d’imaginer le duo mû par l’appât du gain : « Le maraîchage perd de l’argent depuis quinze ans, les animaux commencent tout juste à s’équilibrer. C’est la vigne qui compense, et le négoce qui permet de partir en vacances », plaisante le vigneron. « La reconstruction de tout un écosystème ne se fait pas dans le bénéfice. C’est une hérésie de le penser. Elle se fait dans la douleur, dans le samedi et le dimanche, à s’occuper des animaux, des fourrages, etc. C’est un sacerdoce quotidien. »

Pour ceux qui viendront après
Entre les deux semblent régner une complémentarité acquise au fil des ans, davantage basée sur le pragmatisme que sur les liens du sang. « Ce que j’admire chez Sylvain, c’est sa résilience », confie Nicolas Grosbois, tandis que son frère encense la « force de caractère » de son aîné. Il est toutefois facile de percevoir que leurs sensibilités respectives s’expriment sur différents registres, l’un se faisant plus discret et nuancé lorsque l’autre n’hésite pas à ruer dans les brancards, assumant haut et fort un côté antisystème faisant le procès d’institutions et de pratiques qu’il considère comme passablement hors sol. Ce qui les fait tenir et avancer reste l’idée que dans vingt ans, lorsque le pétrole sera devenu rare, que les villes auront commencé leur désertification et que les campagnes devront nourrir autrement, il y aura ici quelqu’un capable de transmettre un savoir-faire de maraîchage, d’élevage, de taille de la vigne respectueuse des flux de sève. Le vignoble est ainsi traité dans cet esprit : compost, palissages rehaussés pour permettre une maturité plus avantageuse, plantations de fruitiers et de haies tous les vingt-cinq mètres afin de recréer des corridors écologiques entre la forêt de Chinon et la zone humide en contrebas. « La vigne est au service de la polyculture, parce que c’est son moteur », insiste Nicolas Grosbois. « Tout est étroitement lié et l’ensemble est juste là pour nous aider à envisager l’avenir de façon sereine et positive. Il est plus facile de se dire qu’en définitive, nous allons tous mourir, mais après tout, autant essayer de le faire avec panache ! » La question de la transmission revient comme un fil conducteur tout au long de la conversation. Que laisse-t-on derrière soi ? À ses enfants, à un repreneur éventuel, à la terre elle-même. Sylvain Grosbois avance que l’idée des plantations en massale, du bon matériel végétal et de l’entretien rigoureux du vignoble consiste précisément à faire en sorte que ceux qui viendront après eux « aient un terrain de jeu pour s’exprimer de la façon dont ils le souhaitent ». Et Nicolas Grosbois d’ajouter : « La seule chose que l’on puisse faire évoluer, c’est ce lopin de terre que nos parents nous ont laissé. Nous essayons d’en faire quelque chose de joli, qui puisse traverser le temps ».