Accueil Blog Page 549

Primeurs 2012

En commençant par les notes les plus basses, nous diffusons à partir d’aujourd’hui les notes et commentaires de plus de 500 bordeaux primeurs du millésime 2012.
Aujourd’hui, les vins notés de 13,5 à 14,5/20.

En vidéo, deux accès possibles. Les gros coups de cœur et les petites déceptions de Michel et Thierry pour ce premier jour. Et un montage château par château. C’est comme vous préférez puisque tous les choix sont sur MyBettaneDesseauve.

 title= title=Domaine des Sabines
Lalande de Pomerol, Rouge

Nez de fruits noirs, l’attaque se révèle onctueuse et le tannin juteux. Vin sensuel.


 title= title=Château Villemaurine
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Fort boisé, un peu d’amer, expressif mais un peu forcé, gras, riche, mais sans fraîcheur. Franchement en retrait par rapport aux précédents millésimes.


 title= title=Château Pey La Tour Réserve du Château
Bordeaux Supérieur, Rouge

Gras, générosité sans raideur tannique, finale solide.


 title= title=Château de Camensac
Haut-Médoc, Rouge

Souple, svelte, tannin sans rudesse, profondeur limitée.


 title= title=Château La Gurgue
Margaux, Rouge

Assez vif, fruit noir, Vif.


 title=Château du Parc
Saint-Émilion grand cru Le Parc, Rouge

Il y a de la percussion en début de bouche, puis le vin se referme sur lui-même, avant de revenir sur la fin de bouche.


 title=Château Patris
Saint-Émilion grand cru Patris Querre, Rouge

Belle allonge tannique, avec un beau retour floral sur fond de fruits noirs, il y a du potentiel.


 title=Château Mazeyres
Pomerol, Rouge

Souplesse de tannin, allonge caressante, ce vin a déjà des arguments, il donnera du plaisir dès ses premières années.


 title=Château Veyry
Bordeaux, Rouge

Tannin pulpeux et épicé sur fond de fruits noirs, bouche bien centrée avec de la densité.


 title=Château Roques Mauriac
Bordeaux Damnation, Rouge

On sent le potentiel à travers une matière séveuse et un tannin long et épicé.


 title=Château La Croix Lartigue
Castillon Côtes de Bordeaux, Rouge

Épicé, énergique, ce vin a un répondant harmonieux et il devrait bien évoluer.


 title=Château Clarisse
Puisseguin-Saint-Émilion, Rouge

Robe très profonde, nez de fruits noirs et de zan que l’on retrouve dans une bouche ample et profonde avec une finale épicée. Beau travail !


 title=Château Chadenne
Fronsac, Rouge

Distingué et très fruits noirs, ce vin est bien dans ses tannins, son attaque suave se poursuit dans une bouche qui a juste ce qu’il faut de concentration par rapport à son fruit avec de la densité, du moelleux et une belle fin sur la violette.


 title=Château Barrabaque
Canon-Fronsac Prestige, Rouge

Plus en structure qu’en arômes, cette cuvée est promise à quelques années de bonne garde, car il y a une belle matière.


 title=Clos les Grandes Versannes
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Nez lactique sur fond de fruits rouges, tannin souple avec une belle persistance derrière et une finale florale et épicée. C’est déjà gourmand.


 title=Château La Bienfaisance
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Puissant et compact, ce vin manque pour l’instant de nuances, l’élevage devrait l’affiner, car on sent le potentiel.


 title=Château Cheval Noir
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Des tannins longs et enrobés avec une trame déjà bien dessinée, vin sensuel avec du potentiel et un retour floral.


 title=Château Guillot Clauzel
Pomerol, Rouge

Tannin encore compact, à ce stade ce pomerol manque de nuance mais on sent son potentiel.


 title=Clos René
Pomerol, Rouge

À ce stade ce 2012 se présente mieux que le 2011, on apprécie sa souplesse avec un tannin étiré.


 title=Domaine Lafleur
Pomerol, Rouge

Nez très profond de fruits noirs et de vieille rose, en bouche on a un juste équilibre au niveau de la matière, avec une densité harmonieuse. Ce sera un très bon vin de truffe.


 title=Château Patris
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Dans un style suave, souple, frais et floral, ce Patris déjà très caressant fera très vite une bouteille de charme. C’est toujours un bon rapport qualité-prix.


 title=Château Bel Air Ouy
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Tannin dynamique et onctueux tout en restant gourmand, on a déjà de l’équilibre.


 title=Château Tour Maillet
Pomerol, Rouge

Tannin juteux bien construit, l’allonge en bouche a de la délicatesse et une belle longueur.


 title=Château Brun Despagne
Bordeaux Supérieur Querre, Rouge

Très belle structure pour ce vin à l’aromatique bien dégagée, avec un beau mariage entre les fruits noirs et les aspects floraux, et une finale montante bien calibrée. C’est l’un des vins du millésime sur son appellation.


 title=Château La Roche Beaulieu
Castillon Côtes de Bordeaux Aster, Rouge

Beaucoup de fond pour cette cuvée aux accents de myrtille et de poivre noir de Madagascar, la finale réglissée est du meilleur effet.


 title=Château Barreyres
Haut-Médoc, Rouge

Un nouveau style de vins se profile, vieille rose, charmeur, dans le grand style médocain. Un retour au classicisme bienvenu.


 title=Château Beaumont
Haut-Médoc, Rouge

Le vin a du jus, de la longueur de bouche avec un corps moyen, sain. Il vieillira bien, dans un style classique.


 title=Château Charmail
Haut-Médoc, Rouge

Long et plein, c’est encore une réussite de ce joli cru aux tannins bien ourlés, suaves.


 title=Château Poitevin
Médoc, Rouge

Bonne tension, du fruit, assez long, un tannin élégant en fait une valeur montante du Médoc.


 title=Château de Chantegrive
Graves, Rouge

La sérénité de tannin des vins de Graves se combine avec l’expression puissante en goût de cette appellation, inimitable. Elle est ici dans un format fait pour être bu assez rapidement.


 title=Château de Francs
Côtes de Francs Les Cerisiers, Rouge

Beaucoup de puissance, les amers sont mis en avant mais le corps bien dessiné tient les tannins. C’est un vin de belle longueur. Décidément, la propriété a osé dans le millésime.


 title=Numéro 3 d’Angélus
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Joli jus, on perçoit la finesse du cru même dans ce troisième vin. Il fera une belle bouteille à boire dès maintenant sur sa suavité gourmande.


 title=Château de Rochemorin
Pessac-Léognan, Rouge

Distingué, fruit mûr et fondu, notes minérales et de fleurs suaves, boisé bien maîtrisé, bouche tendre, ronde, s’adossant sur de beaux tannins bien extraits, finale fraîche.


 title=Château Lespault-Martillac
Pessac-Léognan, Rouge

Parfaitement savoureux et tout en longueur, il exprime un fruit bien mûr, des notes de pivoine, les tannins sont ronds, l’équilibre assuré par une finale fraîche.


 title=Château Cantelys
Pessac-Léognan, Rouge

Agréable et très naturel, ce pessac-léognan offre un nez suave de fruits noirs, aux notes florales et minérales, une bouche dans le même esprit, charmeuse, sans excès et bien fraîche.


 title=Château Baret
Pessac-Léognan, Rouge

Beau vin bien constitué, offrant un nez richement fruité et minéral, un boisé subtil, une bouche charnue et franche, avec des tannins serrés et de la fraîcheur.


 title=Château Le Thil Comte Clary
Pessac-Léognan, Rouge

On aime la personnalité de ce vin qui propose un nez richement fruité, minéral, crayeux, une bouche savoureuse, avec une trame ronde et une grande fraîcheur.


 title=Château Gazin Rocquencourt
Pessac-Léognan, Rouge

Bien fait et équilibré : on aime le fruit très pur, la minéralité et les notes de fleurs suaves, la bouche franche, savoureuse, élégante et pleine d’allonge.


 title=Château Brown
Pessac-Léognan, Blanc

Arômes intenses de fruits blancs mûrs, miel d’acacia et résineux, bouche chaleureuse, charnue, vive et dotée d’un bel équilibre.


 title=Château de Rochemorin
Pessac-Léognan, Blanc

Classique, agréable, bien vinifié, il présente de beaux arômes épanouis d’agrumes et minéraux, la bouche est charnue, fraîche et équilibrée.


 title=Château Gazin Rocquencourt
Pessac-Léognan, Blanc

Parfaitement équilibré, il mise sur l’élégance de ses arômes fruités et floraux, sa bouche fondante, franche, savoureuse, très aromatique et délicieusement vive.


 title=Château Lespault-Martillac
Pessac-Léognan, Blanc

Un blanc puissant, volumineux et gras, exprimant de beaux arômes fruités, des notes citronnées, chèvrefeuille et acacia, équilibré par une bonne vivacité en finale.


 title=Château Plince
Pomerol, Rouge

Notes de chocolat, attaque ample et assez crémeuse, un peu de mollesse en cœur de bouche, finale chaleureuse.


 title=Château Latour Camblanes
Côtes de Bordeaux Cadillac, Rouge

Boisé enjôleur, rondeur charmeuse, épicé et fruité, longueur moyenne mais agréable.


 title=Château Haut-Coulon
Côtes de Bordeaux Cadillac, Rouge

Rondeur charmeuse, poivré et épicé, bon fruit, longueur charnue.


 title=Château Cadet-Bon
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Rond, charnu, fruité, bon volume simple.


 title=Château de Ferrand
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Tannin assez ferme, volume généreux, solide.


 title=Château Destieux
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Boisé puissant, tannin intense mais sévère, intense, épicé, beaucoup d’alcool.


 title=Château La Fleur Morange
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Épicé, gras, boisé, puissant et concentré mais d’un style assez fatigant.


 title=Château Les Jonqueyres
Côtes de Blaye, Rouge

Plein, droit, intense, solide, mûr et long. Un blaye irréprochable.


 title=Établissements Thunevin
Bordeaux Bad Boy, Rouge

Puissant, ferme, assez serré avec beaucoup de volume.


 title=Château Valandraud
Saint-Émilion grand cru N°3, Rouge

Souple, assez gras, dimension correcte.


 title=Esprit de Pavie
Bordeaux, Rouge

Gras, gourmand, fruit savoureux, grande intensité, générosité et fruit mûr.


 title=Château Simard
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Rondeur fruitée, souplesse, délicat, parfait équilibre.


 title=Château de Fonbel
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Ce vin issu d’un encépagement très varié (merlot, franc, cabernet-sauvignon, petit verdot, carménère !) possède un fruité finement poivronné, un corps tendre et souple, alliant longueur en fraîcheur.


 title=Val de Roc
Bordeaux Supérieur, Rouge

Tendre et souple, belle longueur avec de la chair. Un délicieux bordeaux.


 title=Alcée (Château)
Côtes de Castillon, Rouge

Boisé un peu dominant, mais il y a de la finesse. Assurément ce terroir calcaire acquis par Nicolas Thienpont s’exprimera sûrement plus complètement dans un millésime plus adapté.


 title=Château de Viaud
Lalande de Pomerol, Rouge

Très coloré, intense, crémeux, fruit rouge et noir, gras et souple, longueur moyenne.


 title=Château La Croix de Gay
Pomerol, Rouge

Boisé bourbon très maquilleur, et derrière un vin un peu abrupt, forcé et sans charme apparent. À revoir dans six mois. La Fleur-de-Gay, le grand vin de la propriété, n’a pas non plus l’élégance attendue sur ces premiers échantillons.


 title=Château Rahoul
Pessac-Léognan, Rouge

Sur la réduction, très fruité, souple, mûr, demi-corps mais sensation alcoolique évidente, tannin franc, savoureux, pas très complexe.


 title=Château Haut-Bergey
Pessac-Léognan, Rouge

Plusieurs échantillons dégustés, le meilleur montrait de la fraîcheur et de la souplesse mais moins de sève que les vins de la rive droite du propriétaire.


 title=Château Crabitey
Graves, Rouge

Crabitey exprime avec une profondeur particulière son terroir de Graves. Déjà gourmand, les arômes commencent à se dégager mais cette bouteille est capable d’une garde certaine.


 title=Château Adaugusta
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Nez épicé avec un fond de fruits noirs, joli toucher de tannins soyeux en attaque, bouche dynamique, vin d’aspect gourmand.


 title=Château Lynsolence
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Vin pour l’instant tout d’un bloc, il y a une matière séveuse et sphérique.


 title=Château Daugay
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Tannin frais et élégant avec des accents floraux et une finale épicée, c’est un vin qui fait dans la délicatesse.


 title=Château Roques Mauriac
Bordeaux Supérieur Cuvée Hélène, Rouge

Bouche bien construite avec un tannin frais et énergique, c’est déjà bon.


 title=Clos Monicord
Bordeaux Supérieur, Rouge

Floral, souple avec un fruité croquant, ce vin donne déjà beaucoup d’agrément.


 title=Château Jean Faux
Bordeaux Supérieur, Rouge

C’est le premier millésime certifié bio pour ce cru à la mâche persistante avec une finale fraîche.


 title=Château Le Conseiller
Bordeaux Supérieur, Rouge

Rondeurs bienveillantes en bouche, vin facile d’accès et de bonne facture, on pourra le boire rapidement avec le plus grand des plaisirs.


 title=Château Penin
Bordeaux Supérieur Les Cailloux, Rouge

Associant rondeur, énergie et fraîcheur de constitution, ce vin a de l’aplomb.


 title=Vignobles Despagne
Bordeaux Girolate, Rouge

L’élevage domine pour l’instant, mais on sent une belle matière derrière.


 title=Château Belle Colline
Blaye Côtes de Bordeaux, Rouge

Bouche très séveuse, avec de la densité et la fraîcheur apportée par le calcaire, cela fera une jolie bouteille.


 title=Château Claud-Bellevue
Côtes de Castillon, Rouge

Fougueux et vaillant, ce vin a du potentiel et un équilibre de première saveur.


 title=Clos Louie
Côtes de Castillon, Rouge

Robe sombre, nez de fruits noirs et d’épices, la bouche est fougueuse et dans quelques mois, lorsque le tannin sera policé, cela fera une belle bouteille.


 title=Château Clos des Prince
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Nez d’une belle fraîcheur aromatique, attaque délicatement suave, tannins longs et précis avec une belle finale fraiche.


 title=Château de Viaud
Lalande de Pomerol, Rouge

On sent une concentration au nez, la bouche est de belle dimension avec des tannins qui ont du ressort.


 title=Château des Moines
Lalande de Pomerol Ambroisie, Rouge

Nez de fruits noirs macérés, il y a longueur et largeur de bouche avec une finale chocolatée.


 title=Château Grand Ormeau
Lalande de Pomerol, Rouge

Les tannins sont pour l’instant plus présents sur le devant de la bouche, derrière il y a une jolie matière.


 title=Château La Sergue
Lalande de Pomerol Château La Sergue, Rouge

Nez de myrtille et d’épices, belle attaque puis des tannins bien affirmés, l’élevage devrait les amadouer et cela donnera une jolie bouteille.


 title=Château de la Rivière
Fronsac, Rouge

Ce vin habituellement séveux et élégant, à la finale épicée et rafraîchissante n’est pas encore en place, on perçoit la matière et l’on fait confiance à l’équipe compétente qui le vinifie.


 title=Château La Croix de Gay
Pomerol, Rouge

On apprécie le nez floral mais pour l’instant en bouche le tannin se révèle un peu serré.


 title=Château Lafleur du Roy
Pomerol, Rouge

Nez d’œillet et de guimauve, bouche à la fois souple et coulante, il y a une concentration de milieu de bouche.


 title=Château Lafleur Saint-Jean
Pomerol, Rouge

Une sève assez dense, avec des accents de mûre et de myrtille, matière équilibrée mais pour l’instant la finale est abrupte. À revoir


 title=Domaine Delon
Pomerol Fugue de Nénin, Rouge

Distingué, floral et épicé, ce vin est bien dans le millésime, son attaque suave se poursuit dans une bouche qui a juste ce qu’il faut de concentration par rapport à son fruit.


 title=Château Haut-Mazeris
Fronsac, Rouge

Tannin souple et gourmand avec ce qu’il faut de finesse et une allonge équilibrée.


 title=Clos Romanile
Saint-Émilion grand cru, Rouge

On ne se pose pas de question sur ce vin frais, sur les fruits noirs, qui présente des rondeurs bien en formes.


 title=Château la Fleur de Plince
Pomerol, Rouge

Suave, caressant avec un tannin charmeur et immédiat, on apprécie la fraîcheur finale de ce cru.


 title=Château Franc Maillet
Pomerol Cuvée Jean Baptiste, Rouge

Nez de mûre et de violette, charme immédiat en bouche avec une finale fraîche et élégante.


 title=Château La Roche Beaulieu
Castillon Côtes de Bordeaux, Rouge

Dans un registre souple, épicé avec un tannin étiré de la meilleure des façons, ce vin offre déjà une belle tenue en bouche.


 title=Vins François Janoueix
Saint-Émilion grand cru Château Condat, Rouge

Nez de fruits rouges et de poivre noir, attaque suave, tannin franc et coulant.


 title=Château Labate
Haut-Médoc, Rouge

Ce vin s’affirme par sa bouche charnue et épicée avec de jolies rondeurs dues à la proportion de merlot.


 title=Château La Pirouette
Médoc, Rouge

Olivier Dauga, qui est devenu consultant du cru, n’a pas voulu surjouer le millésime car ce vin possède une juste concentration, de la souplesse et du fruit.


 title=Château Greysac
Médoc, Rouge

Franc, fin, c’est un bon médoc frais dans le millésime.


 title=Château Leboscq
Médoc, Rouge

Bon bourgeois onctueux dans sa texture, plein, profond, prototype du médoc bien vinifié.


 title=Château de Panigon
Médoc, Rouge

Le jus est beau, suave, les tannins sont fins, harmonieux, c’est une belle réussite dans un style moderne.


 title=Château Patache d’Aux
Médoc, Rouge

Tenant d’un certain classicisme bordelais, ce 2012 est bâti pour la garde. Austère aujourd’hui, Il dévoilera ses charmes au vieillissement.


 title=Château Plagnac
Médoc, Rouge

Tannin enlevé, fin, aérien, avec une bonne dimension de bouche. Il est suave en finale, long et assez gourmand. Un prototype du bon bourgeois.


 title=Château Bel Air
Haut-Médoc, Rouge

Classique, avec une pointe de végétal mais un tannin droit, bien présent, charmeur.


 title=Château Ramage La Bâtisse
Haut-Médoc, Rouge

Joli jus plein et opulent dans un style gourmand, onctueux pour le millésime.


 title=Château Moulin à vent
Moulis, Rouge

Prototype du bon moulis, sérieusement construit, plein et suave, à l’évolution assurée. Après un petit vieillissement, il fera la jolie bouteille des dimanches.


 title=Château Biston-Brillette
Moulis, Rouge

Biston est ici dans un style aérien, le tannin est évanescent, élégant, très suave. On pourra le boire rapidement.


 title=Château Cap Léon Veyrin
Listrac-Médoc, Rouge

Bon listrac, sérieusement fait, aux tannins puissants qui demanderont du temps mais l’avenir jouera pour lui.


 title=Château La Cardonne
Médoc, Rouge

Joli jus, avec une puissance tannique à l’attaque qui finit suave, charmeuse, élancée. Bon classique du Médoc qui fera une valeur sûre dans dix ans.


 title=Château Les Grands Chênes
Médoc, Rouge

Médoc classique, sérieusement construit, avec un tannin élégant. Il fera la belle bouteille des dimanches d’ici à quelques années.


 title=Château La Laurence
Bordeaux Supérieur, Rouge

Prototype du bon bordeaux supérieur vinifié au juste niveau, sans extraction trop soutenue, avec ce qu’il convient de matière soutenue par la fraîcheur du millésime.


 title=Vieux Château Palon
Montagne-Saint-Émilion, Rouge

Joli jus, d’agréables sensations tactiles font un vin velouté aux tannins bien enrobés. Il sera idéal pour une consommation assez rapide, la belle bouteille du dimanche sur une viande blanche.


 title=Château Le Jurat
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Prototype du saint-émilion bien fait, aux tannins souples et avec la fraîcheur bienvenue du millésime que le domaine a su intelligemment capter.


 title=Château Campillot
Médoc, Rouge

Joli médoc du nord avec des tannins fins et une belle fraîcheur. Vinifié par le directeur technique du château Branaire, cru classé de Saint-Julien, c’est une réussite.


 title=Château La Garde
Pessac-Léognan, Rouge

Bien fait et agréable, il offre un nez raffiné, au fruit pur, aux jolies notes de lilas et de boisé délicat, la bouche est savoureuse, aromatique et équilibrée.


 title=Château Ferran
Pessac-Léognan, Blanc

Contraste entre la délicatesse du nez, aux notes de fruits blancs, pistache et minérales, et la bouche, riche, grasse, ample, heureusement équilibrée par une pointe de vivacité en finale.


 title=Château Haut-Nouchet
Pessac-Léognan, Blanc

Nez délicat, offrant un fruit pur, de la minéralité et des notes salines, bouche charnue, tonique et équilibrée.


 title=Château Saintem
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Fruité et dense, grosse intensité, volume riche. Tannin sévère à ce stade.


 title=Château d’Arcins
Haut-Médoc, Rouge

Droit, fruit rouge vif, tannin un peu sec mais rigoureux.


 title=Château Laniote
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Tannin simple, constitution correcte, dimension tout de même limitée.


 title=Château Laroque
Saint-Émilion grand cru, Rouge

Coloré, fruits noirs, volume puissant, assez simple.


 title=Établissements Thunevin
Bordeaux Virginie Thunevin, Rouge

Solide et intense.


 title=Château Faizeau
Montagne-Saint-Émilion, Rouge

Gras, ample, tannin rustique.


 title=Clos Dubreuil
Saint-Émilion, Rouge

Très onctueux, riche et boisé, mur, large mais le tannin sèche en finale.


 title=Château Coufran
Haut-Médoc, Rouge

Large, fruité, il merlote, truffe même un peu, bon alcool, plus généreux que fin.


 title=Château de Lamarque
Haut-Médoc, Rouge

Peu évolué et nuancé, sur le marc, court, pas beaucoup de finesse.


 title=Château du Gaby
Fronsac, Rouge

Vin charnu, au tannin solide mais sans dureté. Finale gourmande.


 title=Château Crabitey
Graves, Blanc

De bon volume de bouche, déjà ouvert, plus large que long, ce blanc plutôt destiné à la table fera le bonheur d’une préparation à base de poissons.


 title=Château Roques Mauriac
Bordeaux Supérieur, Rouge

Franc de goût avec son tannin croquant, ce vin se boira sur le fruit de sa jeunesse.


 title=La Création
Pomerol, Rouge

Souplesse épicée, avec un tannin bien proportionné, ce vin issu d’un terroir de sables sur argile offre une assez belle allonge.


 title=Château Saint-Pierre
Pomerol, Rouge

Attaque florale et élancée puis le tannin devient abrupt et le vin revient derrière, il faut attendre la fin de l’élevage.


 title=Château Cantelauze
Pomerol, Rouge

De demi-corps en bouche, voilà un vin au tannin franc et coulant qu’on pourra commencer de boire peu de temps après la mise en bouteille.


Le millésime 2013






Pendant que la France vit au rythme des découvertes du millésime 2012, dans l’hémisphère sud, on a terminé
les vendanges 2013. C’est le cas au domaine australien de la Maison M. Chapoutier, Tournon Vineyards, une propriété de cinquante hectares située dans l’état de Victoria, où les vignes cultivées de façon biologique bénéficient d’un climat relativement frais pour l’Australie (l’océan n’est pas loin), qui se caractérise par un ensoleillement exceptionnel et des journées et surtout des nuits fraîches en été. Là-bas, aussi, la météo a beaucoup fait parler d’elle, d’une toute autre façon. Des conditions climatiques exceptionnelles ont entraîné une quasi-absence de pression parasitaire et, partant, une vendange parfaitement saine.

« Près d’une trentaine de records – sécheresse, température, nombre de jours sans pluie, etc. – ont été battus
cette année. Les journées caniculaires, associées à la sécheresse de ce début d’année, ont cessé juste avant mi-février, avec l’arrivée de la pluie, entre 25 et 60 millimètres selon les secteurs qui ont donné un second souffle au vignoble. Ces précipitations, trop tardives pour faire grossir les baies, ont permis d’accélérer la maturation phénolique et de limiter l’accumulation des sucres.
» Les premiers blancs ont été récoltés tôt le matin du 22 février
et les premières syrah, le 9 mars. La sécheresse s’est fait sentir et les baies sont particulièrement petites, triste record pour les rendements compensé par une intensité et une couleur exceptionnelles dès l’encuvage.
« Si les premières parcelles récoltées ont rapidement exprimé une structure soyeuse, les parcelles vendangées après les précipitations se construisent lentement sous marc. Par des cuvaisons longues à température modérée
les vins se structurent et se complexifient magnifiquement. Certains secteurs expriment des notes de réglisse
à la violette et d’autres, une minéralité très typique de leur origine.
»

Place aux jeunes


Les vignerons indépendants viennent de se doter d’une nouvelle section « jeunes vignerons indépendants ». Son président, élu le 12 avril, s’appelle Mathieu Rozel. Il est vigneron dans la Drôme et jeune de vingt-six ans. C’est épaulé par deux vice-présidents, Anne Dubois de Montreynaud, vigneronne dans l’Hérault, et Thomas Collonge, vigneron du Rhône, qu’il dirigera cette section composée de 28 membres nommés par leurs fédérations départementales respectives.

Le président des vignerons indépendants de France, Michel Issaly s’est dit « très heureux de la création de cette section. Ces jeunes de moins de 40 ans nous remplaceront, nous, les « cheveux blancs », ils sont notre avenir, ils sont leur avenir, celui de leur métier, celui de la viticulture. C’est dans cet esprit que nous avons pris le parti de ne pas leur confier un dossier en particulier, mais de les laisser maîtres de déterminer les chantiers qu’ils souhaitent ouvrir et rejoindre. » 

L’objectif de ce nouveau groupe est de rendre plus audible la parole des jeunes vignerons et de mettre à profit le dynamisme dont ils font preuve sur leurs exploitations. Matthieu Rozel a remercié le conseil d’administration des vignerons indépendants et Michel Issaly pour leurs attentes et leur confiance dans cette nouvelle section. Il a précisé que l’une de ses premières missions sera « d’aider chaque membre à créer des commissions “jeunes” au niveau départemental ou régional, afin de créer
une dynamique au sein du réseau.
 »

Les mythes






Jeudi à Londres, dans le cadre d’une vente de charité au profit du fonds de soutien aux membres des Services Secrets britanniques en situation de précarité et de détresse, la maison de vente Artcurial mettait aux enchères
une rare bouteille de whisky The Macallan 1962, dont l’étiquette avait été signée par James Bond en personne, c’est-à-dire Daniel Craig, ainsi que par le bad guy de Skyfall, Javier Bardem. Ce whisky dont la distillation date de
la même année que le lancement de la saga cinématographique (avec Dr No) a été adjugé neuf mille six cents livres (on en lit plus ici en anglais).

Aujourd’hui, c’est à Paris que la même maison mettra en vente une sélection de quatre cent cinquante et un lots,
soit environ deux mille bouteilles, provenant de la cave de l’hôtel Crillon. C’est à 14 h 30, dans le cadre du palace tout récemment fermé pour une rénovation qui devrait durer jusqu’en 2015, que seront proposés différents grands crus classés, champagnes et eaux de vie, des plus accessibles (premier cru classé de Sauternes Château Climens 1996, 25 euros) aux plus exceptionnels, comme ce cognac Remy Martin Louis XIII composé d’un assemblage historique de près de mille deux cents eaux-de-vie conservé dans une carafe en cristal Baccarat, une pièce éditée
à 786 exemplaires et estimée 6 000-7 000 euros. Le catalogue est .

Qu'est-ce qu'on fait ce week-end ?





Le village Loupiac, et plus exactement son site gallo-romain, accueillera samedi et dimanche des producteurs
de liquoreux venus de toute la France. Sauternes ou Alsace, Coteaux du Layon ou Cote du Jura, ils seront une vingtaine à présenter leurs spécialités aux amateurs (la liste des exposants est ). Comme chaque année, l’ambiance de ce salon de vins, durant lequel l’Ecole du vin de Bordeaux proposera des initiations à la dégustation, s’adaptera au site qui l’accueille. Outre la visite des vestiges, les visiteurs comme les vignerons pourront assister à des combats de gladiateurs et participer à des ateliers, de mosaïque ou de calligraphie. Pour les enfants, chamboule-tout et promenades à dos d’âne sont prévus, ainsi qu’un atelier de confection de boucliers gallo-romains. Et puisque vous serez en plein cœur de ces appellations regroupées sous le nom de Sweet Bordeaux, pour quoi ne pas en profiter pour aller visiter, tout près de là, la Maison des vins de Cadillac, dotée depuis peu d’un Musée de la vigne et du vin qui vient de recevoir le Best Of Wine Tourism 2013 Or, dans la catégorie Art et Culture ?

Printemps des Liquoreux, lieu-dit Saint-Romain, 33410 Loupiac.
Samedi 20 avril 2013, de 10 h à 19 h. Dimanche 21 avril 2013 de 10 h à 18 h. Entrée libre
Pass dégustation (verre + accès à tous les exposants) : 4 €.
Visite du site archéologique : 3 €.

Les bordeaux 2012 en primeur, des dégustations difficiles

Michel Bettane revient de Bordeaux. Il a goûté des centaines de vins. Plusieurs fois. Ce qu’on appelle un avis autorisé. Il y en a très peu.

Plus que jamais les dégustations des bordeaux du millésime 2012 en primeur ont été un grand succès en matière de relations publiques, conduisant à Bordeaux des centaines de professionnels, journalistes ou marchands venus du monde entier. Plus que jamais également les échantillons ont été variables d’un jour sur l’autre, parfois d’une heure sur l’autre, et d’une bouteille à l’autre, sans faire fléchir la détermination de nombreux experts à en donner une description précise et porter sur eux un jugement assuré, immédiat et le plus souvent établi à partir de la dégustation d’un seul échantillon. Certes, cette semaine de dégustation a été retardée de plus de deux semaines en raison de la date elle-même tardive de la fin des vendanges, qui ont duré jusqu’à la troisième semaine d’octobre. Mais le froid continu des mois d’hiver et du début du printemps n’a pas fait bouger pour autant le vin en cave et les vins présentaient souvent une jeunesse extrême, avec des prises de bois plus ou moins harmonieuses, masquant souvent la nature du fruit et du tannin. Ces mêmes échantillons se montraient fragiles à l’air, ce qu’on pouvait facilement repérer en comparant la dégustation d’un échantillon issu d’une bouteille pleine et un autre de la même bouteille aux deux tiers vide : les arômes et les textures des deux présentaient souvent de notables différences pour un palais un peu affûté. On arrivait aux mêmes conclusions en assemblant au cours des dégustations horizontales à l’aveugle dans un même verre plusieurs vins de châteaux d’une même appellation, ce qui souvent donne une bonne idée du style général du millésime dans l’appellation concernée. Cette année, aucun vin ne s’assemblait correctement avec un autre, soulignant ainsi le manque de stabilité de chacun de chaque échantillon. Dans ces conditions, beaucoup de dégustateurs ont eu tendance, on le comprend, à se sentir plus à l’aise avec les vins les plus avancés, soit par un boisé plus prononcé et flatteur, soit pour des vins blancs par des remuages de lies récents, accentuant les arômes, mais interdisant par là une vision précise de la structure du produit, de son rapport au terroir et au millésime.
Plus déconcertant encore, le choix de présentation des échantillons par les producteurs eux-mêmes pouvaient différer du tout au tout. La principale différence tenait comme toujours à la philosophie générale de travail. Sur la Rive gauche, dans la majorité des cas, les assemblages définitifs se font en janvier et en grand volume, avec une forte proportion de vin de presse (souvent supérieure à 10 %) qui structure plus fermement les tannins. Sur la Rive droite, les lots issus de chaque cépage et de chaque parcelle sont élevés beaucoup plus longtemps à part avec à la clé des échantillons préparés uniquement pour ces dégustations, et une façon différente d’extraire les tannins en vinification rend les vins de presse beaucoup moins utilisables. Lorsqu’ils dégustent à l’aveugle de nombreux journalistes étrangers et même français ne connaissent absolument pas l’état d’évolution des échantillons et, hélas (nous l’avons vérifié), ne se doutent même pas de l’existence de ces différences. Par ailleurs, les propriétaires et leurs maîtres de chais changeaient souvent, d’un jour à l’autre, d’origine de barriques, trouvant un jour les tonneaux X plus aimables et le lendemain les tonneaux Y, avec toutes les différences aromatiques et tactiles qu’on peut imaginer. On le voit, le casse-tête reste entier et nous insistons encore pour que les amateurs n’accordent pas à nos premiers commentaires une valeur définitive.

Un millésime de caractère
Aucun millésime récent n’a présenté un profil comparable et ne peut servir de point de repère. Qu’on en juge.
Une fin de vendange anormalement tardive vers le 20 octobre pour les derniers cabernets et sous un déluge d’eau, mais un début de vendange fin septembre des plus normaux, sous un soleil radieux, le tout lié à une très grande hétérogénéité dans une même parcelle et, parfois, sur un même pied de vigne. Le débourrement, la floraison et la véraison, très longs et très irréguliers, ont obligé les producteurs souhaitant faire du bon vin à un travail incessant pour corriger cette hétérogénéité en supprimant les raisins trop tardifs et en luttant sans cesse pour préserver les vignes des attaques de mildiou sur des sols constamment détrempés par les pluies incessantes du printemps.
L’été très chaud, très sec, inverse la donne, bloque les maturités sur les sols manquant de réserves en eau,
mais permet sur les meilleurs terroirs les arrêts végétatifs indispensables à la pleine maturité du raisin, atteinte le plus souvent sur les merlots et les cabernets francs ; plus difficile, mais possible, en raison des faibles charges sur les pieds, sur les cabernets-sauvignons, mais pas avant les 7 ou 8 octobre et très difficile sur le petit-verdot.
Hélas, dès les premiers jours d’octobre, la pluie tombe tous les jours, heureusement pas trop battante. Elle perturbe les vendanges et ce passage tourne au déluge vers le 18 octobre, mais il ne restait que quelques dizaines d’hectares non vendangés. Les extraordinaires progrès dans la réception et le tri du raisin ont sauvé la récolte des vins rouges. Difficile d’imaginer une façon plus douce d’égrapper que dans les égrappoirs actuels et impossible avec les tables de tri et les trieuses optiques de rentrer un raisin qui ne soit pas aussi parfaitement mûr et sain que possible.
Ce qui aurait donné des vins très irréguliers il y a encore quinze ans a produit des vins de tête complets, titrant souvent plus de 13° naturels (où sont passé les 11° des grands millésimes légendaires de naguère ou les 9°,5 des années pluvieuses ?), avec des indices tanniques de 65, 70, 75 voire 95 (record établi par Cos d’Estournel) infiniment supérieurs à ceux des 1928 , 1945 ou 1961. Les vins blancs secs rentrés eux aussi avant les pluies d’octobre sont mûrs et réguliers, mais pas toujours excitants. Enfin et hélas pour eux, les vins liquoreux du Haut-Sauternais ont gravement souffert des pluies finales et quelques crus célèbres ont décidé de ne pas sortir de grand vin, leurs meilleurs lots étant loin de valoir ceux des millésimes précédents. Seul un secteur de Barsac a pu,
en raison de sa précocité, procéder à une première trie de qualité digne du niveau actuel de la région et de l’attente du public.

Premières impressions
Les premières dégustations, corrigées par ce qu’on peut savoir du millésime et des raisins vus et goûtés pendant les vendanges confirment le caractère solide et complexe de cette année si éprouvante. Les arômes sont encore peu développés, mais assez caractéristiques des cépages et des terroirs et d’une très bonne maturité globale.
Les vins de la Rive droite, vendangés un peu plus tôt et donc un peu plus longuement élevés et un peu adoucis par les notes lactiques et vanillées de cet élevage, sont apparus à beaucoup comme les plus complets. Pour ma part j’y ai trouvé une grande diversité entre les grands terroirs et les terroirs secondaires. Les grands terroirs de Pomerol (et dans une mesure un peu moindre du reste du Libournais) ont donné des vins infiniment plus équilibrés,
très séducteurs et peut-être, si les prix baissent un peu, à nouveau à la portée des amateurs européens. Mais pour la garde longue (dix ans ou plus) et malgré leur tannin plus sévère (mais très racé pour celui qui sait déguster des vins jeunes) les cabernets de la rive gauche, harmonisés par des merlots supérieurs à ceux de 2011 et même de 2010, ont produit des vins de plus grande amplitude et densité de sève. La réussite semble homogène de Léognan à Lesparre, du moins dans toutes les bonnes propriétés. Reste la question des moins bons raisins, disparus des cuves destinées au premier vin et même aux seconds, objets eux aussi d’une sélection attentive. Leur vin n’est pas présenté dans ces dégustations primeurs et l’on ne peut guère espérer un niveau très intéressant contrairement à 2009, par exemple, où les vins « génériques » sont des plus agréables. Et, hélas, beaucoup de propriétés secondaires ne peuvent travailler comme les meilleures, ce qu’on retrouve dans des vins sans charme et sans personnalité qui ont de moins en moins de place dans un marché international qui pourtant ne demanderait qu’à les acheter.

Michel Bettane

Les Primeurs, c'est pas la vie de château

Plus de mille vins à déguster en une semaine, des échantillons à des stades divers d’avancement, des prises de bois plus ou moins intégrées avec des tanins harmonieux ou dissociés, voire parfois revêches. Et il faut multiplier les dégustations, de châteaux en syndicats viticoles puis en négociants pour vérifier que les échantillons concordent. Beaucoup de concentration est nécessaire, les journées sont interminables, les dents noircissent à vue d’œil dès les premiers rouges du matin et les gencives sont agressées par les tanins trop accrocheurs.

Et ce millésime 2012 ? 
Enterré par les tapageurs qui jouent du buzz, ceux que nous n’avons pas rencontrés dans les dégustations, mais qui savent. Défendu par ceux qui ont à le vendre, c’est assez normal.

À notre avis, il n’est ni premier de la classe ni support à bonnet d’âne. Il aurait été pitoyable il y a 30 ans, les pluies et les conditions sanitaires délicates l’auraient malmené. Mais la viticulture de grand cru sait désormais gérer ces millésimes délicats et ceux qui ont fait l’effort de trier ont été récompensés. Il ne faut pas chercher en 2012 la plénitude d’un 2010, mais on verra de la fraîcheur, le fil rouge du millésime dans toutes les appellations. Ce seront des vins de consommation plus rapide mais d’un réel intérêt. Si les sauternes sont inégaux, les barsacs s’en sont mieux sortis. Les pessacs sont bien réussis, les pomerols sont étonnamment harmonieux. Moins homogènes à ce stade, les saint-émilion comptent nombre de réussites. Sur l’autre rive, la réussite est assez générale de Pauillac à Margaux. Les saint-estèphe sont moins charmeurs, ils ont besoin de plus de temps, mais les chefs de file,
les seconds crus sont réussis et montrent le potentiel du millésime.

Après cette folle Semaine des primeurs, une autre phase complexe démarre pour les propriétaires. À quel prix de sortie fixer ce millésime ? Une partie de la presse internationale a jeté le bébé avec l’eau du bain, l’euro est fort,
la conjoncture économique occidentale ne brille pas et l’accueil par les Asiatiques d’un millésime qui sera peu spéculatif n’est pas clair. D’un autre côté, ce qu’il y a dans le verre n’est pas si mal et nous prenons sans risque le pari qu’on se régalera bientôt avec ceux des bons vignerons. Dilemme.
Tous les détails, vin par vin, avec les 600 meilleurs bordeaux 2012, à partir de lundi sur MyBettaneDesseauve.

Alain Chameyrat

Les primeurs, via Legrand






Comme tout autre achat de vins, mais peut-être plus que tout autre, l’achat en primeurs nécessite de prendre quelques précautions quant à la fiabilité, qui doit être absolue, du vendeur. Source hautement recommandable,
la Maison Legrand Filles et Fils réitère cette année son suivi en temps réel des sorties Primeurs 2012 en boutique et sur son site via ce blog (qui s’accompagne d’une newsletter quotidienne, d’un lien Twitter et d’un flux RSS,
il ne vous reste qu’à vous inscrire).

Dalmeran, l'accord parfait 2013





Nous vous avions parlé ici du prix organisé par Béatrice et Neil Joyce et qui porte le nom de leur château des Alpilles, Dalmeran (ils en ont un autre à Châteauneuf-du-Pape). Pour cette septième édition, les règles n’ont
pas changé, il s’agissait toujours pour les jeunes chefs d’accorder leurs idées aux vins de la maison, plus précisément un rosé et un rouge d’AOC les-baux-de-provence. C’est Philippe Houy, l’actuel chef saucier du restaurant étoilé de Christian Etienne à Avignon, qui s’est vu remettre le Prix Dalmeran 2013 par le président
du jury, Edouard Loubet. Ce jeune chef de 34 ans a su se démarquer avec, sur le rosé 2012, une recette de
Tielle de Seiche revisitée, Poulpe à la galicienne, Tartare de Langoustines et pamplemousse et, sur le rouge 2007, une Poitrine de Pigeon aux Huîtres, Duo d’Asperges et Morilles, jus au poivre RSA. Pour l’amateur, on précise
que Dalmeran c’est aussi un blanc et une huile d’olive, Provence oblige.

Nicolas de Rouyn

Du champagne à Bordeaux

Pour ceux qui ne connaissent pas Bordeaux, ou alors de très loin, sachez que la Maison Badie « fut fondée
en 1880 par Madame Badie, dans le superbe immeuble du XVIIIe siècle que le magasin occupe toujours. L’activité était alors tournée vers l’épicerie fine et les produits rares. Plus tard, les frères Badie spécialisèrent l’offre sur les vins et spiritueux et devinrent un acteur incontournable de la distribution des vins de Bordeaux. La maison Badie
fut la première à proposer aux particuliers, ses allocations de vins en primeur des meilleurs crus de Bordeaux.
»
Elle a été rachetée en 1991 par un négociant important de la place de Bordeaux. Jeudi soir, cette même maison organise au Pressoir d’Argent, le restaurant du Grand hôtel de Bordeaux (aujourd’hui, on ajoute « & Spa »)
dirigé par le chef étoilé Pascal Nibaudeau, un dîner Veuve Clicquot pour lequel il convient de réserver sa place
en cliquant ici (le curieux y découvrira le menu comme les vins). Pierre Casenave, l’œnologue de la Maison de Champagne sera présent.