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Champagne + dessert


La maison de champagne Duval-Leroy organise la 7e édition de son concours de gastronomie consacré à la pâtisserie. Cette année, les participants devront réaliser un dessert classique et créer un dessert libre à partir de ces produits de saison : mirabelle, pêche de vigne et verveine. Evidemment, un accord mets-champagne devra être proposé, avec l’une de ces quatre cuvées Duval-Leroy : Femme de Champagne Millésime 2004, Lady Rose, Rosé Prestige et Duval-Leroy Demi-Sec. La sélection des candidats-pâtissiers a commencé (le concours est réservé aux professionnels, dossier d’inscription à télécharger ici) et dure jusqu’au 24 juin. Les huit candidats finalistes seront sélectionnés courant juillet et la finale et la remise du trophée Carol Duval-Leroy «Dessert of the Year» 2012 aura lieu le 10 septembre.

Un plan pour demain soir


On se décide tout de suite, il y a très peu de places, si l’on veut participer à la dégustation organisée
ce vendredi par «Crus Paris» des vins des différents domaines menés par Emmanuel Reynaud.
Au programme, le millésime 98 de ses châteauneufs-du-pape (Château Rayas, Pignan), côtes-du-rhône (Château de Fonsalette) et vacqueyras (Château des Tours). Il y aura aussi du Rayas blanc (2006).
Le buffet sera italien, involtini de veau avec mortadella et parmigiano, polpettone de veau au romarin, boulettes d’agneau en croute de noisette, brochettes d’agneau au speck fumé et pruneaux…
Tarif : environ 100 euro, réservation par mail adressé à [email protected] ou [email protected]

Bar glacé

La Bouteille Blanche est le concours du meilleur sommelier de montagne qu’organisent ensemble les vignobles Bernard Magrez et La Folie Douce (un «vrai» restaurant de pistes situé à 2200 mètres d’altitude, qui combine fooding et clubbing et dont la cave à vins aux 500 références est la plus haute d’Europe).
Lors de cette troisième édition, 24 sommeliers français et italiens des plus prestigieux établissements de stations se sont affrontés sous les flocons de Val d’Isère au cours de trois épreuves de dégustation à l’aveugle. C’est Romain Boully, assistant sommelier à La Fruitière (Val d’Isère) qui a reçu le titre de «Meilleur Sommelier de Montagne 2012». Il est suivi par Guy Brémond et Meghan Tessier (Hôtel Le Lana, Courchevel) et Taylor Chad (Hôtel Annapurna, Courchevel).

Primeurs 2011, il vaudrait mieux que votre vin soit publié demain

Nos commentaires de dégustation sur les Primeurs 2011, la publication continue. Aujourd’hui, les vins notés de 15,5 à 16,5. Là, on commence à attaquer les très bons vins. Que vous soyez amateur ou vigneron, votre vin préféré a surtout intérêt à ne pas être dans la liste d’aujourd’hui… Demain sera encore meilleur. Et après-demain, c’est plus.

Clos des Baies – 16-16,5
Saint-Émilion grand cru
Coloré, plein, très floral au nez et en bouche, générosité profonde et onctueuse, belle allonge fine.

Château Balestard La Tonnelle – 16-16,5
Saint-Émilion grand cru
Robe profonde, nez de mûres, attaque généreusement construite avec beaucoup de chair et des tanins solides sans avoir la finesse des plus grands. Bon volume intense.

Château Beychevelle – 16-16,5
Saint-Julien
Un peu de réduction au nez, vin strict et tendu, un peu plus mince le jour de notre dégustation que certains de ses voisins. L’élevage devrait l’harmoniser.

Château Canon – 16-16,5
Saint-Émilion grand cru
Nez fumé, bouche droite et volumineuse, plus en structure qu’en nuances. Le volume est pour l’instant en place, mais l’ensemble reste pour l’instant d’une personnalité un peu limitée à force d’être sans aspérités.

Château Carbonnieux – 16-16,5
Pessac-Léognan
Très léognan dans ses notes épicées, son toucher de bouche sérieux et épicé, et son tanin précis. Un bordeaux classique d’excellent rapport qualité-prix.

Château Cos Labory – 16-16,5
Saint-Estèphe
Arôme noble de tabac et de cèdre, puissant, parfaitement équilibré et persistant : style parfait et encore une fois un rapport qualité-prix probable exemplaire. Du vrai et du pur saint-estèphe.

Château Fombrauge – 16-16,5
Saint-Émilion grand cru
Nez de fruits noirs agrémenté de touches épicées, bouche bien enrobée avec des tanins harmonieux, il y a un beau volume.

Château Fonplégade – 16-16,5
Saint-Émilion grand cru
Fruité souple, allonge svelte mais persistante, dimension intéressante avec de la fraîcheur.

Château Greysac – 16-16,5
Médoc
Belle couleur, forme très soignée, tanin frais et raffiné, excellent échantillon et vin à suivre.

Château d’Issan – 16-16,5
Margaux
Ensemble tendu, serré, dotés de tanins plutôt austères et appuyés mais avec la pleine préservation du cachet du terroir. Il faudra enrober ce socle tannique par un élevage adroit.

Château La Lagune – 16 -16,5
Haut-Médoc
Forte couleur, vin tendu et strict, tanin racé et plus à nu que dans des millésimes précédents, style médocain classique, à attendre !

Château La Tour Figeac – 16-16,5
Saint-Émilion grand cru
Notes de fruits cuits au nez comme en bouche, premier échantillon fatigué. Deuxième échantillon plus droit, mûr et dense, bonne saveur intense.

Château Labégorce – 16-16,5
Margaux
Robe bleu noir assez impressionnante pour l’appellation, échantillon marqué par le fût neuf et des arômes toastés lourds mais heureusement fugaces. En revanche, la richesse de sa texture et son tanin maîtrisé promettent une évolution très favorable en fût et en bouteille.

Château Margaux – 16-16,5
Margaux – Pavillon rouge
Peu de chair mais tanin supérieur à la moyenne, assez réservé sur le plan aromatique, finesse évidente, texture plutôt austère pour plaire à tous.

Château Marquis d’Alesme – 16-16,5
Margaux
Bien dans la ligne de l’année, sérieux, tendu, avec un tannin pas encore complètement intégré, mais avec une réserve aromatique suffisante pour éviter l’austérité

Château Marquis de Terme – 16-16,5
Margaux
Notes de fève de cacao au nez, signe de maturité très élevée du raisin, construit en puissance, riche en alcool naturel et en tanins, même si ceux-ci sont encore accrocheurs. On ne lui trouve pas une finesse égale à celle de nombreux autre margaux mais plutôt une allure de pauillac !

Château Olivier – 16-16,5
Pessac-Léognan
On a ici choisi la rondeur et le fruit plus que la puissance, avec pourtant un tanin soutenu. Cela permettra de le boire plus tôt que la moyenne de ses pairs.

Clos de l’Oratoire – 16-16,5
Saint-Émilion grand cru
Gras et gourmand, fruits des bois, belle saveur ronde et charmeuse, équilibré et long.

Château Petit Faurie de Soutard – 16-16,5
Saint-Émilion grand cru
Robe dense, fruits noirs (mûre), allonge avec de la sève et de la chair, bon tanin, vin de merlot joliment réussi.

Château Phélan-Ségur – 16-16,5
Saint-Estèphe
Jolie prise de bois, et priorité donnée à la finesse et à la souplesse en bouche, ce qui conduit à un tanin civilisé pour l’année. Fraîcheur et distinction mais sans le corps des très grands millésimes.

Château Soleil – 16-16,5
Puisseguin-Saint-Émilion – Le Rival
Droit, frais, long et sans lourdeur, fruit brillant, une vraie réussite.

Château Villemaurine – 16-16,5
Saint-Émilion grand cru
Droit et d’une réelle élégance racée mais sans fioritures, allonge svelte et distinction fruitée en finale.

Château Cap de Mourlin – 15,5-16,5
Saint-Émilion grand cru
Fruité et expressif, dimension droite, assez simple mais de bonne longueur, vin classiquement réalisé, avec de la fraîcheur et du volume.

Château Franc-Mayne – 15,5-16,5
Saint-Émilion grand cru
Beaucoup de finesse et de délicatesse de tanin à défaut d’une dimension vraiment impressionnante. Il joue en élégance.

Château Haut-Bages Libéral – 15,5-16,5
Pauillac
Ressemble un peu à Clerc Milon par la présence d’une acidité assez mordante, beaucoup de corps et de potentiel de terroir mais pour le moment peu de charme.

Château La Serre – 15,5-16,5
Saint-Émilion grand cru
Correctement bâti, allonge et équilibre, pas totalement épanoui mais sérieux.

Château Lassègue – 15,5-16,5
Saint-Émilion grand cru
Très gras, onctueux, dense, serré et volumineux, puissant mais avec un tanin qui s’est affiné, serré mais il y a de l’onctuosité. Typique du terroir de côte.

Château Le Moulin – 15,5-16,5
Pomerol
Grosse prise de bois mais il y a du vin derrière, c’est plein de sève et de richesse, sans amertume. Finale sur des notes d’After Eight.

Château Trottevieille – 15,5-16,5
Saint-Émilion grand cru
Robe plus souple, fruit tendre, bouche gourmande et souple, finesse élégante et un rien limitée à ce stade mais il y a de l’agrément.

L’autre clef des terroirs

Comme un pendant au film de Guillaume Bodin dont nous avions parlé ici, le livre d’Antoine Lepetit, qui vient de paraître aux Editions La Pierre Ronde, entreprend de répondre aux questions que l’amateur de vin se pose au sujet des vignobles conduits en biodynamie. Par exemple, les vins issus de la biodynamie sont-ils meilleurs que les autres ? La biodynamie est-elle scientifique ? Ou encore, quelle est la différence entre bio et biodynamique ? Les réponses sont , et aussi dans les librairies qui s’intéressent un peu sérieusement au vin.

 

Stéphane Derenoncourt n'est pas content

Et on le comprend. Des journalistes de peu de conscience transformeraient en « rupture » à scandale un fait banal dans le cours d’une collaboration entre un propriétaire et un consultant. Voici ce qu’il nous a adressé avant que le journal ne sorte. C’est avec grand plaisir que nous reproduisons son communiqué et que nous lui apportons notre soutien plein et entier.

« Bien que je ne fasse pas beaucoup de communiqués de presse, mais suis plutôt du genre taiseux, il est des circonstances que je ne peux laisser passer. En effet, vous pourrez lire dans quelques jours dans la rubrique « les brèves » d’une revue spécialisée dans le vin, une note concernant les relations entre Derenoncourt Consultants et les vins Olivier Decelle qui n’est en rien une information, mais une rumeur.
L’information juste est la suivante…Lire la suite

Du flair

Loin des sirènes hurlantes et des ambiances nocturnes, cette série policière, diffusée avec succès sur France 3, met en scène un tout nouveau genre d’expert dans un décor de vignobles et de châteaux bordelais. Ce sont les talents de dégustateur (nez, mémoire, palais) de son œnologue de héros, Benjamin Lebel, incarné par Pierre Arditi, qui vont permettre la résolution d’une enquête criminelle où le vin et ses mystères prennent beaucoup de place. Les quatre premiers épisodes seront disponibles en coffret DVD
à partir du 2 mai (Citel, prix public conseillé : 24,99 Euros).

Le vignoble dans la garrigue


Voilà un site tout nouvellement lancé (le 10 avril) dont il faut noter le caractère complet. Outre
les belles photos de la région (Languedoc), du domaine (Mas Belles Eaux) et de ce qui s’y passe, vendanges et assemblages de vins élevés dans l’idée d’en faire de «grands crus» du Languedoc (voir
le film), on trouvera les infos nécessaires à la compréhension du millésime 2011 – «récolte superbe» –
et une e-boutique proposant l’achat en ligne des différents vins de la maison (ci-dessus, photo Vinexia). Allez, on va se promener.

Château-Latour fait cavalier seul. Et alors ?

La décision de Château-Latour de sortir du système de la vente en primeurs à partir du millésime 2012 appelle quelques commentaires. Voici ce qu’en dit Thierry Desseauve :
« Il y a déjà un moment que Château-Latour donne des signes d’indépendance par rapport au négoce bordelais. Là, nous sommes devant la première rupture nette du lien séculaire entre une propriété de premier plan et le négoce de place. Château-Latour en sort alors qu’il est presque au faîte de la puissance des premiers crus de Bordeaux.
François Pinault sait ce qu’il fait. Il est un grand connaisseur – et un acteur majeur ¬- de l’univers des marques de luxe. Il connaît l’importance de la maîtrise du commerce au sens le plus large, réseau de distribution et points de vente. Ce qui signifie aussi que Château-Latour fait son entrée dans cet univers sous l’aile d’un propriétaire emblématique.
On peut également en conclure que les cousins Rothschild et leurs deux premiers grands crus (lafite et mouton) vont confirmer leurs liens avec le négoce bordelais et lui adresser tous les signes d’un partenariat indéfectible. En attendant de voir comment va réagir Bernard Arnault. Il sera passionnant de voir qui va gagner.
»
Mais alors, Château-Latour va-t-il être vendu dans les boutiques Saint-Laurent et Gucci ?
On peut se poser d’autres questions.
Se demander, par exemple, ce qui pousse Château-Latour à agir de la sorte. À la lecture du communiqué de presse de Frédéric Engerer, directeur général de Latour, on pourrait croire que le souci qui le guide est de voir ses vins bus à leur optimum. Bien sûr, bien sûr. Mais nous ne serons pas à ce point naïfs.
On peut se dire aussi qu’il y a une volonté d’accaparer la plus forte proportion de la marge. On peut également spéculer sur la position à terme de Latour dans le grand cirque des vins spéculatifs. Est-ce parce qu’un 2001 est prêt à boire qu’il devient objet de désir, qu’on l’achètera pour le revendre cinq ans après ? Difficile à croire, les plus-values sont trop improbables par rapport à l’achat en primeur. Et les grands amateurs ou les collectionneurs, ces gens riches, mais normaux, dont une part non négligeable du plaisir réside dans la possession de l’objet-bouteille ? Celui qui chaque fois qu’il descend dans sa cave les contemple avec bonheur, qui parfois en remonte une pour voir où elle en est, estimer combien de temps encore il faut lui laisser. Gérard Sibourd-Baudry, fameux patron du caviste Legrand à Paris, va plus loin, il parle de la relation quasiment amoureuse que la plupart de ses clients entretiennent avec leurs bouteilles rares, grands millésimes et grands formats. Ces consommateurs-là existent, évidemment. Ils seront bien aimables d’attendre que le château lâche quelques bouteilles sur le marché ? On peut légitimement penser qu’ils iront faire leurs emplettes chez Lafite, Margaux ou Cheval Blanc, histoire d’avoir quelques jolis cols à caresser.

Time will tell.

Nicolas de Rouyn

 

Primeurs 2011, nos commentaires (la suite)

Suite de notre classement des Primeurs 2011. La remontée vers le haut continue. Aujourd’hui, les vins notés de 15,5 à 16. Il est important de comprendre que ces vins, comme ceux que nous avons publiés hier, sont déjà de bons vins. Attention : si certains vins ont deux commentaires, c’est qu’ils ont été goûtés par deux dégustateurs. Aucune raison de privilégier un commentaire plutôt qu’un autre. C’est aussi ça, Bettane+Desseauve.

Château d’Aiguilhe – 16
Côtes de Castillon
Intense et volumineux, belle densité gourmande, petits fruits noirs, cassis mûr, allonge.

Clos du Beau-Père – 16
Pomerol
Onctueux et gras, léger creux mais volume savoureux et gourmand. Belle intensité en finale.

Château Belgrave – 16
Haut-Médoc
Beaucoup de précision et de fraîcheur dans le fruit, tension donnée par une tonique acidité, tanin ferme, un tout petit peu asséchant, ensemble dense, ferme et droit, avec un beau potentiel de garde.

Château Canon-Pécresse – 16
Canon-Fronsac
De la finesse et de la profondeur, belle race. Certainement le meilleur millésime de cette propriété qui possède l’un des meilleurs terroirs du Fronsadais.

Château Cap de Faugères – 16
Côtes de Castillon
Le tanin est long et profond, avec un joli enrobage et une finale sur les fruits noirs et les épices, belle réussite.

Château l’Évêché – 16
Pomerol
Situé pour une partie dans le secteur de Beauregard et l’autre à l’ouest de Cheval Blanc, ce cru offre un nez dense et cendré que l’on retrouve dans une bouche accomplie, avec une jolie finale florale. Ce vin est déjà bien dégagé au niveau aromatique.

Château La Gravière – 16
Lalande de Pomerol
Rond, souple, fruité et floral, assez ample et de belle tenue.

Château Les Cruzelles – 16
Lalande de Pomerol
Volume dense et riche, allonge profonde, de la saveur et de l’intensité. Beau vin construit, allonge énergique et intense.

Château Montlabert – 16
Saint-Émilion grand cru
Gras, ample, riche et gourmand, tanins présents mais sans rudesse, allonge subtile. Une réussite.

Château Samion – 16
Lalande de Pomerol
On sent les rondeurs pulpeuses dès le nez, où domine les fruits noirs, la bouche est gourmande à souhait avec des tanins juteux d’une grande fraîcheur et une finale sur la violette très stylée. Superbe réussite sur le millésime, ce sera une nouvelle fois le rapport qualité-prix du secteur.

Château Corbin – 16
Saint-Émilion grand cru
Droit, finement fruité, pas totalement charmeur car non départi d’une certaine austérité, le vin n’en possède pas moins un vrai potentiel.

Croix de Labrie – 16
Saint-Émilion grand cru
De la sève et une pointe d’amertume, mais volume onctueux. Incontestable réussite.

Château Daugay – 16
Saint-Émilion grand cru
Gras, ample et floral, belle définition généreusement équilibrée, finale avec de la fraîcheur.

Château Fontenil – 16
Fronsac
Distingué, floral et épicé, ce vin est bien dans le millésime, son attaque suave se poursuit dans une bouche qui a juste ce qu’il faut de concentration par rapport à son fruit et surtout une très belle longueur.

Château Gombaude-Guillot – 16
Pomerol
Nez très frais, à la fois sur les fruits noirs et la violette, tanins énergiques d’une belle profondeur.

Château La Gomerie – 16
Saint-Émilion grand cru
Nez délicieux de pivoine et de fruits noirs, la texture en bouche est onctueuse et crémeuse, avec des tanins ronds, juteux et épicés. Ensemble délicieux, charmeur et dense, avec une fin de bouche florale très distinguée. Dans quelques années, ce vin caressera une tourte de faisan aux truffes !

Château Grand-Puy-Ducasse – 16
Pauillac
Arômes racinaires marqués, évoluant en bouche vers le tabac, texture dominée par l’austérité d’un tanin typiquement 2011, moins harmonisé que Meyney mais précis et racé.

Château Haut-Batailley – 16
Pauillac
Un peu moins de vinosité et de complexité que Grand Puy, mais d’une texture plus immédiatement élégante, contredite immédiatement par un tanin strict. Joli vin mais vin d’amateur.

Château Haut-Carles – 16
Fronsac
Volume séveux, grande allonge, assez proche de la personnalité d’un pomerol dans ce millésime, du nerf, réussite majeure du millésime.

Château La Confession – 16
Saint-Émilion grand cru
Déjà très plaisants, les arômes fleurent bon la mûre et les épices douces, la bouche offre des tanins juteux bien proportionnés avec une allonge de belle facture.

Château La Conseillante – 16
Pomerol – Duo de Conseillante
95 % merlot, 20 % de la production du domaine. Fruité assez vif, croquant mais avec une souplesse de texture brillante et une plastique très dynamique. Arômatiquement persistant.

Château La Croix – 16
Pomerol
Gracile et plein de fruits avec des touches de violette, ce vin est charmeur et profond, sensation distinguée en bouche tant l’alcool et le corps sont équilibrés par la fraîcheur du tanin.

Château La Fleur d’Arthus – 16
Saint-Émilion grand cru
De la souplesse dans les tanins avec une belle longueur, il y a de l’enrobage et du charme.

Château La Fleur-Petrus – 16
Pomerol
Rondeur souple, allonge discrète, pas très impressionnant à ce stade mais de la finesse. Allonge fine.

Château La Pointe – 16
Pomerol
Grand charme au nez avec une profondeur de fruits noirs et une délicatesse florale, les tanins sont séducteurs avec un bel enrobage et une fraîcheur savoureuse, belle réussite.

La Providence – 16
Pomerol
Droit, souple, pas ultra démonstratif mais finement construit, sur une allonge en fraîcheur avec un fruit associé à des notes de pivoine et une finale ample et sereine.

Château La Tour Carnet – 16
Haut-Médoc
Forte couleur, dans un millésime qui n’en manque pourtant pas, arômes racinaires, entre l’iris et la truffe, construction précise et ample en bouche, extraction importante, tanin un peu austère.

Château La Tour de By – 16
Médoc
Beau moelleux de texture, aucune agressivité, de la fraîcheur et du style.

Château Lafleur Saint-Jean – 16
Pomerol
Enclave entre Petrus et Lafleur, ce vin se sort encore bien de ce millésime, la bouche a du volume, ses tanins offrent le velouté qu’il faut, on apprécie sa profondeur.

Château Lascombes – 16
Margaux
Original dans le millésime par ses notes de pruneau de haute maturité (certains diront surmaturité) du raisin, texture onctueuse, mais sur cet échantillon un peu de lourdeur en fin de bouche. Il faudra le revoir dans un an.

Château Lassègue – 16
Saint-Émilion grand cru
Vin au tanin jovial, avec de la persistance et un toucher de tanin sensuel et épicé. L’élevage affinera l’ensemble et l’on pourrait surpasser le 2006 aujourd’hui délicieux.

Château Le Chemin – 16
Pomerol
Nez de pivoine et de violette, toucher de tanin soyeux, bouche offrant déjà beaucoup de charme.

Château Le Gay – 16
Pomerol – Manoir de Gay
Gras, gourmand, profond, savoureux, long mais avec un tanin un rien sec à ce stade.

Château Le Gay – 16
Pomerol
Vin droit, allongé, dans la droiture plus que dans l’onctuosité, avec des tanins fins mais sérieux. Longueur sans dureté.

Château Le Prieuré – 16
Saint-Émilion grand cru
Bon volume et bonne sève, arômes de fruits frais, fraîcheur et dimension droite, sérieuse mais juvénile, non sans vigueur. La finale, encore d’un bloc, manque à ce stade de nuances.

Château Léoville-Las Cases – 16
Saint-Julien – Le Petit Lion
Les vignes jeunes de l’enclos ont donné un vin souple mais plus charnu que dans les deux années précédentes et davantage porteur du cachet du terroir. Surveiller les prix de sortie et ne pas hésiter s’ils sont raisonnables.

Château Les Ormes de Pez – 16
Saint-Estèphe
Excellente ampleur de constitution, plus de chair et d’enveloppe que la moyenne du millésime, tanin extrait avec précision et adresse, excellent saint-estèphe.

Château Les Trois Croix – 16
Fronsac
Distingué, floral et épicé, ce vin est bien dans le millésime, son attaque suave se poursuit dans une bouche qui a juste ce qu’il faut de concentration par rapport à son fruit.

Château Moulin Pey-Labrie – 16
Canon-Fronsac
Comme à son habitude, ce vin se montre en grande forme avec un tanin énergique, la bouche offre une réelle profondeur avec une finale juteuse et fraîche.

Château Moulin Saint-Georges – 16
Saint-Émilion grand cru
Volume un peu vif, pas aussi gourmand que dans les millésimes précédents mais c’est fin et racé. Long.

Château du Parc – 16
Saint-Émilion grand cru
Premier millésime réussi d’Alain Raynaud sur sa nouvelle propriété avec ce vin au nez floral sur un fond de fruits noirs, joli toucher de tanins soyeux en attaque, bouche crémeuse longue et dynamique.

Château de Pez – 16
Saint-Estèphe
Beaux arômes vanillés, avec une touche de moka, jolie prise de bois, corps équilibré, tanin soigné, excellente impression d’ensemble.

Château La Rousselle – 16
Fronsac
Fraîcheur de fruits noirs au nez et épices annonçant de la profondeur, la silhouette élancée du vin, sa suavité raffinée et sa finale menthée lui donnent déjà beaucoup de charme.

Saintayme – 16
Saint-Émilion grand cru
Joli fruit framboisé, bouche dense mais sans raideur, allonge fine et fraîche, beau style.

Château Sansonnet – 16
Saint-Émilion grand cru
On apprécie l’élégance, avec des tanins soyeux d’une grande harmonie. Ce vin mérite la plus grande attention, on savait que depuis 2010, ce cru changeait de dimension, le 2011 confirme cette dynamique.

Château Simard – 16
Saint-Émilion grand cru – Haut-Simard
Tendre et souple mais avec de la fraîcheur et un beau tanin fin, allonge subtile, du volume.

Château Siran – 16
Margaux
Vin complet, à la fois bien charpenté, solidement planté sur des tanins fermes mais frais et élégant dans ses arômes, avec une fin de bouche subtile, dédiée au connaisseur.

Château Sociando-Mallet – 16
Haut-Médoc
Vin étoffé et plein, style médocain affirmé avec des notes de cèdre et de tabac, tanin racé. Le vin ne rivalisera pas avec les dix meilleurs crus classés du millésime ou sa réussite de 2010, mais il semble plus équilibré qu’en 2009.

Château du Tertre – 16
Margaux
Certains échantillons se montraient trop réduits, d’autres affirmaient une délicatesse aromatique parfaitement margalaise, dans un ensemble plus léger et discret que Giscours, ce qui sera parfait pour attendre ce dernier.

Établissements Thunevin – 16
Bordeaux – Bad Boy
Gourmand, généreux, raffiné et frais, grand équilibre fin, brillant.

Établissements Thunevin – 16
Lalande de Pomerol – Domaine des Sabines
Grand charme chocolaté et onctueux, grand équilibre musclé.

Vieux Château Saint-André – 16
Montagne-Saint-Émilion
Jef Berrouet suit de la plus belle des façons la philosophie de son père Jean-Claude, avec un millésime haute couture, pour sa fraîcheur de fruit, sa profondeur effilée, et une aromatique déclinant la pivoine, la guimauve avec un soupçon de poivre gris. Le tanin se révèle d’une subtilité confondante qui surpasse dans son équilibre et son raffinement tous les vins du secteur. Ce sera un achat prioritaire pour l’amateur.

Château Vieux Maillet – 16
Pomerol
Nez sur des touches florales, tanins savoureux avec un grain fin, on a de la longueur, une texture bien tenue et de la gourmandise, avec ce qu’il faut de plénitude.

Château Beauregard – 15,5-16
Pomerol
Nez floral, attaque souple, tanins déjà bien en place, un grand classique du secteur, particulièrement bien équilibré grâce à de beaux cabernets.

Château Branas Grand Poujeaux – 15,5 -16
Moulis
Notes de cèdre au nez, texture dense et serrée, tanin un brin austère, de la classe mais moins de velouté que Poujeaux.

Château Chasse-Spleen – 15,5-16
Moulis
Extraction plus poussée, avec une pointe de lourdeur en fin de bouche mais belle texture et certainement beaucoup de potentiel au vieillissement.

Château Fourcas-Borie – 15,5-16
Listrac-Médoc
Du beau merlot, souple, charnu, frais et élégant, mais avec l’envers de cette séduction immédiate, un déficit en complexité dans le soutien tannique.

Château Vignot – 15,5-16
Saint-Émilion grand cru
Beaucoup de souplesse, onctueux, et fin, joli vin avec une vraie qualité de tanins, pas de raideur et une vraie profondeur. Il y a de la suavité.

Clos Floridène – 15,5-16
Graves
L’élégance habituelle du cru est au rendez-vous en 2011. La précision du fruit, la minéralité, la texture ample, la délicieuse fraîcheur et l’équilibre caractérisent cette belle bouteille.

Château Fourcas-Hosten – 15,5-16
Listrac-Médoc
Robe bleu noir, texture plus aboutie et plus proche de l’idéal, raisin mûr, bonne complexité aromatique, vin de caractère.

Château Hostens-Picant – 15,5-16
Sainte-Foy-Bordeaux – Cuvée Lucullus
Les 40 % de cabernet franc apportent une belle ossature, avec du fond et un joli fruit.

Château Hostens-Picant – 15,5-16
Sainte-Foy-Bordeaux
Riche et gras, long et suave, belle définition.

Château Lanessan – 15,5-16
Haut-Médoc
Adroitement vinifié et porteur de tanins bien plus affinés que la moyenne, joli fruit, complexité digne d’un cru classé, il confirme le redressement du cru.

Château Langoa-Barton – 15,5-16
Saint-Julien
Sur l’échantillon présenté, le tanin était encore assez agressif et le potentiel aromatique insuffisant pour l’équilibrer. Le vin ne semble pas encore pleinement formé. Attendons encore un an pour le juger plus sereinement.

Château de la Rivière – 15,5-16
Fronsac
Voilà un vin qui donne le tempo du millésime, avec ses flaveurs de fruits noirs et son charme tannique bien tenu, c’est déjà bon.

Château de la Rivière – 15,5-16
Fronsac – Aria
Plein de fruits, ce vin joue les charmeurs, sa texture veloutée et bien enrobée ajoute au plaisir, la densité du corps est bien équilibrée par la fraîcheur du tanin.