Quelque part entre Jules Verne et le Titanic, voici une histoire qui n’a pas encore dévoilé tous ses mystères. En 2010, 162 bouteilles de champagnes ont été remontées de l’épave d’une goélette du XIXe siècle qui gisait dans les fonds marins d’Aland, un archipel de 6 500 îles (seules 80 sont habitées) situé entre la Suède et la Finlande. Lors du reconditionnement des flacons, les bouchons ont révélé qu’il s’agissait de champagnes provenant de trois maisons : Juglar (disparue en 1829), Veuve Clicquot et Heidsieck. Au terme d’un appel d’offre international, c’est la maison Artcurial Briest-Poulain-F.Tajan qui a été désignée pour vendre aux enchères ces trésors que la Baltique a su conserver.

Faible luminosité, température constante de 4 à 6 degrés et pression contenue dans les bouteilles compensant la pression marine ont permis de préserver la qualité aromatique et gustative des vins. Richard Juhlin, l’expert qui les a goûtés et notés, en collaboration avec François Hautekeur, l’oenologue de la maison Veuve Clicquot, précise qu’ils apportent la preuve  que «le champagne possède des qualités indéniables pour vieillir en beauté. Aucun autre vin n’aurait pu survivre dans ces conditions et développer de tels arômes». Le 8 juin prochain, à Mariehamn, la capitale d’Aland, onze de ces bouteilles seront donc mises en vente, accompagnées de dix-sept lots prestigieux issus des caves de la maison Veuve Clicquot.

Le catalogue de cette vente romanesque est d’ores et déjà en ligne.

 

 

 

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