L’année 2012 a été marquée en début de saison par un fort déficit d’ensoleillement, des températures très fraîches et surtout des pluies abondantes. Ces conditions ont ralenti le cycle végétatif de la vigne et entrainé de fortes pressions mildiou et d’oïdium, fort bien maîtrisées grâce à une stratégie de lutte raisonnée sans faille, associée à des mesures préventives pertinentes. Floraison et véraison ont toutefois été perturbées, créant des hétérogénéités intra-parcellaires et même intra-grappes. La chaleur et la sécheresse des mois d’août et septembre ont provoqué des phénomènes de stress hydriques sur certaines parcelles, en particulier sur les plus jeunes et les vignes implantées sur des terroirs filtrants. Les vendanges ont débuté la première semaine d’octobre.. Malgré les très fortes précipitations du mois, l’état sanitaire des vignobles est resté bon sur l’ensemble des propriétés jusqu’à la fin des vendanges. Afin de contrer les hétérogénéités de maturité, la sélection des raisins à la coupe et au moment du tri a été renforcée. Les rendements sont particulièrement faibles.

Château Grand-Puy Ducasse.
Propriété de CA Grands Crus depuis 2004, ces trois grandes parcelles, situées sur la commune de Pauillac côtoient Mouton, Lafite et Pontet-Canet. Là, les vendanges se sont terminées le 16 octobre. Pour la première fois cette année, la récolte s’est faite à la « cagette », pour affiner la sélection parcellaire et mieux respecter la matière première en évitant son tassement. Une première a également eu lieu au chai, désormais doté de trieurs optiques qui ont permis de pallier l’hétérogénéité de la floraison.

Château Meyney.
Ce vignoble intimement lié avec la Gironde est l’un des plus anciens du Médoc. Les premières plantations datent
de 1662. Aujourd’hui, il s’étend sur 51 hectares d’un seul tenant. Achevées le 18 octobre, les vendanges se sont faites dans un état sanitaire quasi parfait, les vignobles sur argiles ayant été particulièrement privilégiés par les conditions climatiques du millésime. Un effort tout particulier a été porté sur le ramassage par découpage intra-parcellaire. Pour la deuxième année consécutive, le tri optique a permis d’affiner la sélection des raisins.

Château La Tour de Mons.
Fort d’une histoire de quatre siècles, cette propriété de 58 hectares est un véritable clos situé au nord de l’appellation Margaux, sur les bords de la Garonne. Le vignoble a présenté un état bon sanitaire jusqu’à la fin
des vendanges (le 14 octobre), la particularité de son terroir étant une forte proportion d’argiles. Les merlots déjà
« secs » se montrent de belle facture. Il est encore un peu tôt pour se prononcer sur les cabernets-sauvignons.


Château Blaignan.
Le potentiel viticole de ce domaine de 97 hectares situé dans le nord du Médoc repose essentiellement sur deux buttes calcaires qui offrent des situations variées d’exposition et de pentes. Les vendanges s’y sont terminées
le 22 octobre. L’état sanitaire du vignoble était très satisfaisant et le tri des raisins a permis de ne conserver que les meilleures maturités.

Château de Rayne Vigneau.
Assis sur une croupe dominant le Sauternais, troisième point culminant après Yquem, ce domaine produit un grand cru classé de Sauternes (la légende raconte que son terroir serait riche en pierres précieuses). Les vendanges y sont toujours en cours. Si la première trie a offert quelques beaux lots aux équilibres prometteurs, les tries suivantes laissent entrevoir en revanche des vins aux profils plus aériens. Les volumes récoltés sont très faibles.

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