La maison Lenoble dégaine deux magnums pour les réveillons. Deux grands formats pour deux grands millésimes
de Champagne.

Les fêtes de fin d’année approchent et on se demande, comme tous les ans, comment faire plaisir à nos proches. Libre à vous de fouiller vos caves et interroger vos cavistes pour ça. Voici une autre question tout aussi importante. Que boire à table le jour J ? Mettez de côté les vins rouges, blancs et liquoreux (pas trop loin, hein) pour ouvrir du champagne.
La discrète, mais très sérieuse maison AR Lenoble propose deux millésimes d’exception : 1973 et 1996 en magnums. Pourquoi ces millésimes ? C’est Anne Malassagne, co-propriétaire de la maison, qui raconte : « Cela fait plusieurs décennies que nous avons de mauvaises années en “ 3 ”. Je voulais briser cette malédiction et c’est en descendant à la vinothèque que j’ai trouvé le millésime 1973. » Quarante vendanges plus tard, c’est bon, très bon même. Les registres indiquent pourtant une année très classique. Ces magnums ont été dégorgés il y a deux ans avec un mini-dosage de 2 grammes par litre qui donne au vin une légèreté et une finale d’une rare complexité aromatique qui conserve malgré tout fraîcheur et élégance.
Quant au millésime 1996, grande année champenoise, le vin est encore en devenir et seulement quelques flacons sont proposés en avant-première : « Il y a 50 magnums sur le marché. Ce fut une année très chahutée avec des périodes de beau temps couplées à des passages venteux ». Le dosage de 2,5 grammes par litre laisse s’exprimer une belle longueur crayeuse en bouche associée à une exceptionnelle persistance aromatique. Ce millésime d’exception d’une étonnante jeunesse révèle au nez des arômes de fruits blancs qui évoluent en bouche vers des notes épicées et toastées. La texture est onctueuse, la finale est d’une grande fraîcheur, précise et aérienne.
Un équilibre rare qui associe puissance et élégance.
Tous les vins sont faiblement dosés, ils représentent « l’expression d’un terroir particulier. Un chouilly trop dosé et trop boisé, c’est la catastrophe. Un bon chouilly, c’est une coupe qui en appelle une autre. Nous avons des terroirs et nous devons aller au bout de ces terroirs pour en tirer le meilleur ».
C’est chose faite avec ces deux cuvées. Les millésimes 1973 et 1996 sont disponibles aux prix publics recommandés de 650 euros et 595 euros. Si vous êtes intéressé, la Maison vous dira où vous procurer ces rares flacons.

Pierre Grenié

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