Ce Cos qui dominait géographiquement le secteur fut divisé en deux à la révolution, avec d’un Côté Cos d’Estournel et de l’autre Cos Labory. Après une nouvelle union en 1845, les deux crus furent définitivement séparés en 1852. Georges Weber acheta les 18ha dans les années 1930 et son gendre François Audoy en devint propriétaire durant le millésime 1959. A sa mort son fils Bernard reprend le flambeau rejoint depuis par ses frères Stéphane et Martial, car ici on travaille en famille, sans faire de tapage et surtout sans surjouer les tanins. Bernard Audoy est devenu l’une des figures les plus attachantes du Médoc. Avec lui, on navigue en pleine confiance. Son sens du dialogue explique son élection à la tête du syndicat en 2000. Au niveau terroir, Cos Labory offre des similitudes avec son prestigieux voisin, avec toutefois moins de bonnes graves et plus d’argilo-calcaire.

Les vins évoluent parfaitement, et la verticale effectuée de 2011 à 1934 prouve qu’il est plus fringuant que bon nombre de châteaux mieux classés du Médoc. C’est une heureuse surprise ! Certes ce cru est moins médiatique que d’autres, mais il constitue pour l’amateur un excellent rapport qualité /prix ; en plus la propriété reçoit sur rendez-vous, et vend sur place des millésimes qui ont déjà quelques années de bouteille. On aime lorsque ce vin prend de l’âge ses accents de réglisse, de tabac, de cèdre voire de truffe. Le corps offre une assise de tanins franche bien corsetée. Les derniers millésimes ont cette profondeur épicée qui fait le charme de Saint-Estèphe. Il faut risquer alors le Magnum !


2011

16,5/20

Belle structure avec un tanin ferme, long, enrobé et une belle finale épicéé.


2010

18/20

Tanins savoureux, enrobés, accents floraux, c’est élégant, long et précis.


2009

17/20

Vin puissant avec une bonne maturité, très ample, et une superbe allonge.


2008

16/20

On a les accents réglissés classiques du cru, avec un joli fond, du corps et de la profondeur.


2007

15/20

Vin d’une grande franchise de tanins avec la souplesse du millésime.


2006

16/20

Un grand classique, avec de la droiture dans le tanin, et une fin de bouche épicée.


2005

17/20

Le vin évolue de mieux en mieux en bouteille et il offre un raffinement de corps, de texture avec de délicieux accents épicés.


2001

16,5/20

Tanin en tension, belle longueur, de la fraîcheur, épicé, grand classique.


2000

16,5/20

Plus rond et profond au nez, avec des accents torréfiés, plus de chair en attaque et une bouche sensuelle. Très belle réussite.


1996

16/20

Robe très sombre, nez profond et compact, les tanins sont longs, épicés avec une fin réglissée. Plus en potentiel.


1995

16/20

Nez de café, de chocolat noir, attaque onctueuse, tanins suaves et bien corsetés. Vin généreux, donne déjà beaucoup de plaisir.


1990

16/20

Nez de café, moka, d’épices orientales,Fondu de tanins, suavité, avec des rondeurs et une belle longueur. Plus long que le 1989.


1989

15,5/20

Plus tannique, encore de la tension dans le tanin, fraîcheur en fin de bouche.


1986

16/20

Nez réglissé et menthé, le vin se révèle profond avec de la tension et des tanins enveloppants et épicés, belle fin menthée.


1982

16/20

Il y a de la chair, des tanins soyeux, et une belle densité avec une fin sur l’eucalyptus.


1978

13/20

On est en vivacité avec de l’attaque et une trame acide derrière qui tient le vin.


1970

16,5/20

Nez de réglisse avec quelques accents de truffe, la bouche est splendide, avec une ampleur de première saveur, et une profondeur épicée avec quelques accents de tabac en finale.


1959

18/20

Nez de truffe avec une richesse sous-jacente, en bouche, on a la plénitude absolue, avec une texture suave et de la profondeur, le vin ne bouge pas au bout de trois heures, il reste très grand.


1955

15,5/20

Nez de réglisse et de tabac, attaque suave avec des tanins longs et droits qui ont encore de la chair et une fin menthée et épicée, c’est un bon classique.


1934

16,5/20

Heureuse surprise, avec un nez très subtil de raisins de Corinthe, de tabac, de cumin, de menthe ; bouche raffinée, avec une attaque suave, et même si le tanin se durcit très légèrement, la finale menthée et épicée a de la classe.


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