Preuve que la charte paysagère environnementale initiée par le syndicat général des vignerons des Côtes du Rhône peut prendre de multiples formes, la récente reconnaissance en tant que Groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE) du groupe Rhonea, issu de l’union des caves de Beaumes-de-Venise et de Vacqueyras, a fait l’objet d’une journée dédiée à la viticulture responsable. Cette présentation des résultats obtenus par ces coopératives s’est conclue “sur le terrain”, dans le cadre des Dentelles de Montmirail, avec la plantation d’un câprier.



« Notre objectif est de donner l’impulsion pour initier des démarches respectueuses de l’environnement et valorisantes pour les paysages »

Philippe Pellaton, président du syndicat général des vignerons des Côtes du Rhône

Faisant front commun depuis 2015, les caves coopératives de Beaumes-de-Venise et de Vacqueyras ont d’abord mené séparément, et ce depuis plus de quinze ans, des politiques très actives en matière d’éco-responsabilité qui ont fait évoluer les mentalités comme les pratiques. Pour encadrer ces actions, la première a développé une charte baptisée VIVRE (pour Vigneron investi en viticulture respectueuse de l’environnement) et la seconde une démarche intitulée « Vignerons en développement durable ». 
Sensibilisation des vignerons à la préservation de l’environnement, diminution du nombre de traitements, amélioration de la qualité des eaux, mais aussi montée en gamme et meilleure valorisation commerciale des vins, tels sont les résultats qui ont été exposés par le directeur technique de la cave de Beaumes-de-Venise, Thierry Sansot.

« Il s’agit d’une démarche globale de progrès permanent qui se construit progressivement, un pas après l’autre », a complété Pascal Duconget, directeur de Rhonea. « Elle est de toute façon réclamée par nos clients qui nous disent, à 98 %, prendre en compte la notion de développement durable dans leurs intentions d’achat. »
 Les efforts déployés par ces deux caves désormais réunies vont s’harmoniser au sein du GIEE. Lancés par le ministère de l’Agriculture en octobre 2014 (loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt), ces groupements donnent en effet un cadre à ce que Claude Balmelle, chef du service régional de l’économie et du développement durable des territoires à la DRAAF Provence-Alpes-Côte d’Azur, définit comme un « engagement collectif d’agriculteurs pour consolider ou modifier leurs pratiques et viser ainsi la performance économique, environnementale et sociétale. »

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