L’opération star de la maison de négoce Duclot, via sa structure La Vinicole, celle qui place les vins auprès des cavistes et des restaurants, fait son retour annuel. Le concept est simple : des grands vins de Bordeaux au restaurant, prêts à boire et au même prix que chez le caviste. Luc Lemieux, le directeur de Duclot La Vinicole, résume : « Le succès ne se dément pas. J’ai connu l’opération avec quinze restaurants, puis vingt, puis trente, et cette année on est à quarante, dont neuf établissements étoilés Michelin. On a resserré la gamme de vins à douze références pour cette 14e édition, avec un cœur de gamme plus accessible, et que des “bangers” si on passe les 200 euros. »
En clair, il faut que tout le monde puisse se faire plaisir, avec un prix d’appel à 60 euros et quatre références à moins de 90 euros dont deux 2016 (le pauillac château Haut-Bages Libéral et le saint-julien château Lagrange, qui tirent leur épingle du jeu dix ans après). On retrouve aussi quelques incontournables comme le saint-émilion grand cru château Bélair-Monange 2015, le saint-estèphe château Montrose 2010, ou encore les iconiques château Léoville Las Cases 2007 (saint-julien) et château Mouton-Rothschild 2014 (pauillac).
Cette année, le choix de restaurants va du trois étoiles (Pierre Gagnaire à Paris) au restaurant décontracté comme La Brasserie Bordelaise à Bordeaux. Les Parisiens et les Bordelais sont les mieux servis, y compris dans leur région puisque l’opération a lieu aussi au Cap Ferret, à Arcachon, ou encore à Biarritz, en plus de quelques adresses à Lyon, sur la Côte d’Azur, mais aussi dans la Loire. Il faudra aller chez le chef Christophe Hay, soit à Blois, soit à Orléans. Les quantités, si elles sont généreuses, sont toutefois limitées. On ne saurait trop vous conseiller de réserver, au restaurant, mais aussi la bouteille qui vous fait le plus envie.
Carte sur table, du 15 mars au 15 avril. Plus d’informations : www.cartesurtable.com.



Malgré des rendements limités, seulement 80,5 pièces produites, le millésime 2025 a séduit par son équilibre et son style typiquement bourguignon. L’intégralité des lots proposés a trouvé preneur : quatre-vingts pièces de 228 litres et une feuillette de 114 litres issues du millésime 2025 ont été adjugées. Les vins rouges, majoritaires avec soixante-dix-neuf pièces réparties en dix-huit cuvées, ont atteint un prix moyen de 18 595 euros la pièce. La seule cuvée blanche proposée a quant à elle atteint un prix moyen de 38 000 euros.




Grand oral de la vigne nouvelle génération
Deuxième défi : imaginer une boisson pour la Génération Z sans trahir l’excellence de La Tour Blanche (premier grand cru classé en 1855). Les BTS 1 Kylian Alonso, Grégoire Lacroix, Thomas Vignes et Gabin Pinto remportent le Prix Produit avec un Kombucha de La Tour Blanche aux raisins de Sauternes, en canette. « Fini les sodas sans âme. Dans les années à venir, on sert du kombucha », lancent-ils. Miguel Aguirre reconnaît avoir été interpellé : « Il faut écouter cette parole-là et la traduire d’une certaine façon. Ce qui m’a plu […] c’est qu’il y a quand même une notion de fermentation et de travail. » Une expérimentation n’est pas exclue sur les parcelles pédagogiques.
Troisième défi : réinventer une maison bourgeoise de 1 000 m² attenante à Quem. Les BTS 2 Louis Bluck, Nello Bourige, Lilian Franquet et Lukas Menkarska remportent le prix « Projet » avec Sau’Thermes, un spa quatre saisons situé sur la source originelle du château, avec une fontaine centrale comme point d’entrée et un parcours épousant le cycle de la vigne. Immersion, pédagogie, œnotourisme sensible. Coup de cœur aussi, sur le même thème, pour le « dôme de verre pour rêver et se délier » que Timéo Bert (1re Viticole) verrait bien s’élever devant la bâtisse. Lorenzo Pasquini s’est montré « sensible à cette capacité à réfléchir un peu en dehors des codes. C’est toujours source d’inspiration. » De son côté, Jean-Louis Nembrini, vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine, a salué cette tribune offerte aux élèves, évoquant la nécessité d’un « désordre créatif ».






