La quête de l’accord ultime entre mets et vins est la raison d’être des Ateliers Gourmets du Grand Tasting. Dans cette vidéo, découvrez comment les nectars de la talentueuse vigneronne Agathe Bursin (Alsace) ont inspiré le chef Matthias Marc et la pâtissière Laurie Schmid (Substance, 75016 Paris).
Nos champagnes de Noël
Voilà nos 15 champagnes préférés, parfaits pour fêter dignement les fêtes de fin d’année.

De Saint Gall, Premier cru Tradition, brut
L’Union Champagne est un groupement coopératif s’appuyant sur des vignobles situés en premier ou en grand cru autour d’Avize. Les vins possèdent de la finesse et ont gagné en équilibre. C’est aujourd’hui une bonne adresse pour trouver des champagnes de la côte des Blancs. Équilibré, citronné et tendre, de bonne constitution, avec une finale très précise, ce brut sans année exprime un fruit très pur.
15/20
27 euros

Champagne Philippe Gonet, T.E.R. noir, brut
Chantal Gonet est l’une des femmes les plus attachantes de la Champagne et elle forme avec son frère Pierre l’un des duos de choc du Mesnil-sur-Oger. Ils produisent sur leurs 19 hectares des vins parmi les plus accomplis du secteur. Ce champagne brut TER présente plus d’intensité que chez sa cuvée sœur TER blanc. De beaux accents de cerises, soutenus par une belle tension.
15,5/20
40 euros environ

Laurent-Perrier, La Cuvée, brut
Maison encore familiale, Laurent-Perrier s’est brillamment développée depuis les années 1950 sous l’impulsion d’un des grands acteurs de la Champagne, Bernard de Nonancourt. Il avait imposé un style élancé et apéritif, illustré par des proportions importantes de chardonnay. Frais, floral, fruité, avec une vraie maturité. Magnifique tirage pour une splendide cuvée non millésimée.
16,5/20
30 euros

Champagne Pannier, Blanc velours, brut
Cette maison est une émanation de la cave coopérative de Château-Thierry, à l’extrémité occidentale de l’appellation et des vignobles de la vallée de la Marne. L’ensemble de la gamme, composée par un chef de cave brillant, est très cohérente avec des blancs de blancs plutôt souples et apéritifs. Beaucoup d’élégance et de finesse pour un vin rehaussé par des chardonnays venus de Cramant.
15/20
47 euros environ

Pommery, Royal Blue Sky, demi-sec
Pommery est l’une des marques historiques de la Champagne. Champagne sur glace, ce demi-sec à la mode est une vraie réussite. Avec cinq ou six glaçons dans un grand verre type Bourgogne, il frappe par le fruité de ses arômes d’agrumes et d’ananas et par l’équilibre en bouche. C’est évidemment une autre façon d’apprécier le champagne, mais elle est brillamment réussie.
16/20
42 euros

Taittinger, Réserve, brut
Taittinger est devenu un beau modèle pour la Champagne. Tous les vins sont de brillants représentants d’une école champenoise classique, fondée sur une élégance apéritive, fraîche et allègre. Le temps où le brut non millésimé constituait le point faible de la maison est bien révolu : aérien, floral et fruité. Du fruit, de la fraîcheur, de l’esprit : une définition du champagne.
16/20
33 euros

Veuve Clicquot, Carte jaune, brut
Veuve Clicquot renoue avec ses fondamentaux et affiche fièrement son inclination pour le pinot noir et son goût pour les champagnes vineux. Dominique Demarville, chef de cave, a hissé d’un cran la sélection et la précision des assemblages. Cette cuvée emblématique de la Champagne a retrouvé le caractère qui a fait sa gloire. Avec énergie et maturité, c’est un champagne universel.
15/20
38 euros

Veuve Fourny, Premier Cru, blanc de blancs, brut nature
Charles-Henry et Emmanuel Fourny ont transformé cette maison familiale de Vertus en une adresse sûre pour les amateurs de champagnes précis, vineux et authentiques. Sans perdre leur style minéral, les champagnes gagnent en finesse d’expression et en élégance de définition. Construit en délicatesse, avec beaucoup d’intensité et de pureté. Très bel apéritif.
16,5/20
27,60 euros

Castelnau, Hors Catégorie
Cette marque historique réunit 22 coopératives, 750 adhérents et 900 hectares de vignes. Elle puise dans un approvisionnement de premier choix pour construire une gamme très bien pensée. Hors Catégorie est un grand champagne apéritif, aux accents de craie, de zeste d’agrumes et à la pointe iodée superbe, très onctueuse. Une cuvée qui donne à cette maison une nouvelle ambition.
17/20
92 euros

De Venoge, Cuvée des Princes, extra brut
Située à Epernay, cette maison appartient au même groupe que les augustes Lanson, Boizel et Philipponnat. La maison a ordonné sa gamme en créant sous le nom de « Princes » ses meilleures cuvées. Droit, vineux, avec des notes de fruits rouges intenses, ce bel extra-brut est une nouveauté très réussie.
16/20
57 euros

Drappier, La Grande Sendrée 2008
Référence indiscutable des champagnes de l’Aube, grand spécialiste du pinot noir majoritaire tant dans le vignoble que dans les cuvées, Drappier produit des vins sincères, très peu dosés, pleins et vineux. C’est le cas de ce champagne d’une grande onctuosité et d’une profondeur intense. Le vin possède une énergie intérieure splendide. Une Grande Sendrée 2008 qui fera date.
17/20
78 euros

Gosset, Petite douceur, rosé demi-sec
La famille Cointreau et Odilon de Varine ont admirablement relancé la maison Gosset et affiné son style depuis quelques années. Réputée pour ses champagnes vineux, intenses et puissants, cette vieille maison signe un modèle de champagne de dessert, sucré mais pas trop, séducteur par ses arômes de fruits rouges et son grand velouté de bouche. Un vrai dessert, très gourmand.
17/20
55 euros

Joseph Perrier, Esprit de Victoria, blanc de blancs 2010
Cette petite maison de Châlons-en-Champagne est toujours dirigée par les descendants de Joseph Perrier. Le vignoble compte 21 hectares qui couvrent un quart des besoins de la maison. Cette splendide cuvée élaborée en l’honneur d’une reine d’Angleterre est d’un grand raffinement. Fruitée, délicate, très pure, d’une souplesse indéniablement élégante, voire effectivement royale.
17/20
65 euros

Mailly Grand Cru, Cuvée Les Échansons 2007
Mailly Grand Cru atteint désormais un très haut niveau en produisant des champagnes d’une magnifique finesse. Cette coopérative ne champagnise que les vins du village dont elle a emprunté le nom. À l’image du niveau d’ensemble de la maison, ce millésimé vineux et savoureux est d’une grande intensité mais avec une certaine finesse de texture. Remarquable en tout point.
17,5/20
77 euros

Pol Roger, rose vintage 2009
Conjuguant plénitude de saveur et subtilité aromatique, ce rosé témoigne de la maîtrise remarquable d’une grande maison classique. Pol Roger appartient toujours à la famille fondatrice. Fournisseur officiel de la reine d’Angleterre, la maison entretient ses liens historiques avec le Royaume. Elle livre un champagne rosé très équilibré entre fraîcheur et ampleur. Remarquable.
18/20
65 euros
Les prix communiqués sont ceux constatés sur les principaux sites marchands. Ils sont donnés à titre indicatif.
Notre sélection finale
Avec chacune de ces cuvées, on frôle la perfection. Ces champagnes millésimés seront également les partenaires idéaux d’un plat de fêtes. Les notes sont extraites du Guide des Vins 2019 Bettane+Desseauve.

Billecart Salmon, cuvée Louis, blanc de blancs 2006
La réputation de Billecart Salmon en matière de rosé est tout à fait justifiée mais n’oublions pas l’ensemble qui est de très haut niveau. Cette cuvée Louis est d’un raffinement splendide, d’une finesse magistrale avec une palette aromatique brillante relevée par des notes de zeste d’agrumes. N’en jetez plus, c’est magnifique.
18/20
152 euros

Bollinger, R.D., 2004
R.D. pour Récemment Dégorgé. Cette maison familiale d’Aÿ a été la première à mettre en avant sur l’étiquette la date de dégorgement de ses plus grands millésimes. Le dégorgement récent de ce 2004 confère une impressionnante fraîcheur à la splendide complexité aromatique. Les notes finement boisées s’associent à des touches de nougatine, moka, et abricot sec. Du grand art.
19/20
250 euros environ.

Gosset, Celebris, 2007
Cette maison d’Aÿ est réputée pour intégrer beaucoup de pinot noir à ses champagnes. Un style vineux présent dans cette cuvée millésimée même si ce Celebris possède une finesse et une tendreté de saveur assez inédite. Le nez est riche, sur des notes de frangipane, de caramel au beurre salé rafraichi par des touches de poivres, d’agrumes. Délicat et profond, c’est une grande réussite.
17/20
140 euros

Charles-Heidsieck, Blanc des Millénaires, 2004
Charles-Heidsieck mérite amplement d’être considérée comme l’une des plus brillantes maisons de Champagne. Chaque cuvée possède une personnalité très définie. La rondeur est caractéristique du « style Charles », fondé sur la délicatesse et moins sur la puissance. Un Blanc des millénaires à la texture crémeuse et aux notes fines de toast et d’agrumes. D’une élégance rare.
17/20
174 euros environ

Champagne Jacquesson, Dégorgement Tardif, 2002
Porte-drapeau du champagne de connaisseurs, cette maison reprise par les frères Chiquet n’hésite pas à faire longuement reposer ces cuvées avant de les proposer à la vente. Ce champagne est resté longtemps sur ses lies avant d’être dégorgé. Vineux, profond, il exprime également beaucoup de fraîcheur et une palette aromatique complexe. D’un raffinement superbe.
18/20
178 euros

Pommery, Cuvée Louise, brut nature, 2004
Pommery est l’une des grandes marques historiques de la Champagne. Elle a su conserver son style fin et délié très caractéristique. La maison a innové avec cette version « nature » du millésime 2004 de Louise. Sans aucun dosage en sucre, c’est un champagne subtil, à la finesse aérienne qui est la marque de Pommery et de Louise mais aussi une tension cristalline et pure : cette cuvée non dosée est une grande Louise.
18/20
110 euros
Les prix communiqués sont ceux constatés sur les principaux sites marchands. Ils sont donnés à titre indicatif.
Un salon itinérant pour découvrir les vignobles de la Vallée du Rhône
Le Salon Découvertes en Vallée du Rhône fête ses dix ans. Pour Inter Rhône, l’ambition est de proposer aux professionnels du secteur vin un panorama de toute la richesse viticole de la Vallée du Rhône.
Virginie CHARLIER, directrice marketing et communication d’Inter Rhône, nous en dit plus.
Les salons du vin ont tendance à se multiplier. Quelle est la place de Découvertes en Vallée du Rhône (DVR) ?
Découvertes en Vallée du Rhône est un salon itinérant qui suit le cours du Rhône, d’Ampuis à Avignon. C’est le rendez-vous incontournable des professionnels pour les AOC rhodaniennes. Son originalité tient au fait que ce sont les visiteurs professionnels qui vont à la rencontre des terroirs et non l’inverse. Quatre haltes sont proposées aux 2 500 visiteurs qui viennent à la rencontre de 600 vignerons et négociants. Ces derniers présentent près de 4 000 vins, dont 1 000 sont proposés à la dégustation. Ce sont des salons-dégustations à taille humaine et cette proximité permet des échanges directs, propices aux affaires.
Les visiteurs étrangers sont nombreux ?
Cela représente 40 % de nos visiteurs. Ce qui est intéressant, c’est que si nous accueillons chaque année des fidèles, le visitorat se renouvelle de près d’un tiers chaque année. Les vignobles rhodaniens continuent de séduire aux quatre coins du monde. Cette année, nous attendons près de 2 500 visiteurs, venus de plus de 40 pays et quelque 150 journalistes issus de 16 nationalités différentes. Grossistes, importateurs, négociants, acteurs de la grande distribution, professionnels de l’hôtellerie et de la restauration seront au rendez-vous.
Quels sont les points forts de cette 10e édition ?
A la fois vitrine nationale et tremplin pour l’exportation, le salon DVR se tient dans un cadre de travail exceptionnel. Ampuis, Tain, Mauves puis les fabuleux décors du Palais des Papes abriteront pendant quatre jours 600 vignerons. L’occasion de lever le voile sur les qualités du millésime 2018.
Nous inaugurerons une nouvelle plateforme web de rendez-vous BtoB pour faciliter les échanges. Autre nouveauté, un rendez-vous spécialement dédié aux côtes-du-rhône-villages aura lieu le mercredi 17 avril de 18 à 19 heures sur la place du Palais des Papes, pour mettre en lumière cette mosaïque de terroirs lors d’une dégustation conviviale.
Que diriez-vous à un professionnel pour le convaincre de venir à DVR ?
C’est une opportunité unique de s’immerger pendant quatre jours au cœur des vignobles et d’aller à la rencontre des vigneronnes et vignerons, des caves, des négociants, des acteurs de nos terroirs. Mais aussi de visiter des lieux emblématiques et de déguster des cuvées représentatives de chacune de nos appellations. Découvertes en Vallée du Rhône, c’est aussi l’occasion d’échanger, de questionner, d’apprendre et de comprendre à travers des master class et des soirées off présentant la diversité et la richesse des appellations du vignoble de la Vallée du Rhône.
Comment se portent les vins de la Vallée du Rhône sur les marchés français et étranger ? Existe-t-il des différences entre les appellations ? Quel est le travail du salon sur l’image de ces vins ?
Sur le marché français, dans un contexte de consommation à la baisse, les AOC rhodaniennes résistent mieux que d’autres. En GMS, malgré une légère inflexion en volume des rouges en 2018, on note une belle progression des blancs (+14 % en volume) et des rosés (+3 % en volume. Et sur les réseaux plus sélectifs comme les CHR, nous pouvons nous vanter d’être la région viticole la plus représentée, avec 76 % des établissements qui proposent au moins une référence des vignobles de la Vallée du Rhône. Avec un tiers du volume commercialisé à l’export, les vignobles de la Vallée du Rhône maintiennent cette tendance à la valorisation en 2018, portée notamment par les marchés Grand Export. Les Etats-Unis représentent 25 % du chiffre d’affaires de l’export avec une croissance entre janvier et décembre 2018 de 6 %. La Chine, qui ne représente encore que 7 % de la valeur total de l’export, enregistre à nouveau une croissance de 12 %. Quant aux pays voisins, aidés par la proximité et une bonne communication, ils sont toujours des débouchés importants, de l’ordre de 60 % des volumes exportés.
Découvertes en Vallée du Rhône est une occasion unique pour l’ensemble des opérateurs de développer et d’entretenir leurs relations d’affaires dans un cadre qui met le collectif à l’honneur à travers le prisme des AOC. C’est la fierté d’une filière régionale viticole qui accueille le monde entier.
* source : panel IRI-GMS
Salon Découvertes en Vallée du Rhône, du 15 au 18 avril 2019
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28 cépages, 3 couleurs
Les vignerons de la Vallée du Rhône cultivent l’art de marier la diversité de sols, des expositions et des cépages.
28
C’est le nombre de cépages utilisés dans l’élaboration des vins de la Vallée du Rhône. Au nord, la syrah règne sur les rouges, le viognier et la marsanne sur les blancs. Au sud, le grenache combiné à la syrah, au mourvèdre, ainsi qu’au carignan et au cinsault, composent les rouges et les rosés. Les blancs s’harmonisent autour du grenache blanc, de la clairette, de la marsanne, de la roussanne et du viognier. Récemment, un nouveau cépage, le marselan, est entré dans la composition des rouges.
3 couleurs
La Vallée du Rhône produit des vins rouges, blancs et rosés ainsi que des vins doux naturels à Rasteau et à Beaumes-de-Venise. Fruités, ronds, gourmands ou épicés, robustes et structurés les rouges offrent de nombreuses associations en cuisine allant des lasagnes aux plats en sauces. Les blancs floraux et fruités ou amples et gras se prêtent aussi à d’infinies suggestions. Les rosés sont frais et tendres ou épicés et savoureux.
Salon Découvertes en Vallée du Rhône, du 15 au 18 avril 2019
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Forgé par le Rhône
250 km. C’est la distance sur laquelle s’étire le vignoble de la Vallée du Rhône en longeant le Rhône. Il se déploie, sur ses deux rives, de Vienne jusqu’à la Camargue, où le fleuve rejoint la Méditerranée. En creusant son sillon, le Rhône, au tempérament impétueux, a sculpté les terroirs de la Vallée : gorges étroites et pentes abruptes au nord, bassins ouverts et vastes plateaux au sud. Véritable trait d’union entre les vignobles rhodaniens, il a façonné leur personnalité à la fois complexe, riche et variée.
Terroirs multicolores
Fruit d’une histoire tectonique mouvementée, la Vallée du Rhône est un véritable coffre-fort pour les géologues. Elle alterne une combinaison de formations géologiques qui procurent aux vins rhodaniens une richesse et une diversité particulièrement subtiles. Au Nord, ils puisent leur expression dans le granit, le schiste, et le calcaire. Au Sud, ils se nourrissent de sols encore plus variés allant des sables, marnes, calcaires blancs, en passant par les argiles jaunes, rouges ou bleues, les galets roulés, les cailloutis et les argiles-calcaires.
Salon Découvertes en Vallée du Rhône, du 15 au 18 avril 2019
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Mon Grand Tasting par… Dominique Demarville, chef de cave de Veuve Clicquot
La 13e édition du Grand Tasting, c’est fini. 350 vignerons ont rendu des milliers de visiteurs heureux. Heureux de déguster, discuter, découvrir, s’émerveiller et échanger avec des producteurs toujours aussi enthousiastes à l’idée de présenter le travail d’une année, le travail d’une vie.
Le Grand Tasting, c’est aussi un espace où l’on apprend. Les master class permettent d’aller plus loin dans la compréhension de magnifiques cuvées en présence des « faiseurs », vignerons et chefs de cave, et des experts bettane+desseauve. C’est ça qui est sublime car plus on connaît, plus on apprécie.
Voici le premier épisode de « Mon Grand Tasting par ». C’est Dominique Demarville qui présente en coulisses une master class sur la plus grande dame de la champagne, Veuve Clicquot.
Qu’est-ce qu’un bon vin ?
Autour de cette question fondamentale, Michel Bettane participera ce mardi à un dîner en six temps concocté par le chef Julien Roucheteau au restaurant parisien et étoilé La Scène Thélème (à propos duquel nous publions ci-dessous l’avis du guide Lebey). Premier rendez-vous d’un cycle de rencontres autour du vin, « ce repas veut montrer que tout est plus simple si nous savons mettre de côté tout snobisme et laisser parler nos cœurs » explique Michel Bettane en rappelant que « nous ne manquons pas, Dieu merci, de vins qui répondent à notre attente sans nous ruiner. »
« Le bon vin fait en principe partie de tout bon repas dans la tradition gastronomique française. Mais autant nous nous sentons familiers avec la nourriture, aussi bien pour l’apprécier que pour la choisir, autant le vin nous semble un univers complexe, intimidant. (…) Un vin bien fait, équilibré et harmonieux est facile à comprendre et à boire, et ce qu’il apporte au plat évident »
Michel Bettane
Les accords
Canapés du moment
Champagne Doyard, Révolution, blanc de blancs grand cru
Transparence de Langoustine aux effluves de feuilles de shiso, crème à l’huile essentielle de shiso
Chablis 1er cru Fourchaume 2014 et chablis 1er cru Vaulorent 2014
Escabèche d’aiguillette de saint-pierre, extrait de jus de myrtille et de coriandre fraîche
Clos Salomon 2016, givry
Carré de Porcelet rôti au sautoir à la feuille de cigare, Havane végétal rutabaga et laitue braisée, laqué d’un jus Maduro
Château Grand Maison 2010, côtes-de-bourg
Lièvre a la Royale façon Sénateur Couteaux par Jean Pierre Cassagne, Président des Toques Blanches
Domaine Belmont 2010, vin de pays du Lot
Coing poché citron et bergamote, crémeux marron, croustillant châtaigne et sorbet coing
Domaine de la Bergerie, cuvée Fragrance 2010, coteaux-du-layon
Le tarif du menu du 4 décembre est de 150 euros par personne, boissons comprises.
La Scène Thélème
18, rue Troyon, 75017 Paris.
Tél. : 01 77 37 60 99
L’avis du Lebey : Un restaurant inédit car dédié aux deux passions de son propriétaire, le théâtre et la bonne chère. L’espace est occupé en première partie de soirée par la scène où se produisent artistes de qualité et qui devient, après un verre de vin offert et partagé avec les mêmes artistes, salle à manger au décor épuré mais vite réchauffé par l’enthousiasme des hôtes. Car allons à l’essentiel, l’assiette ne joue nullement un second rôle, mais se montre conquérante et passionnante. Julien Roucheteau, le chef, associe des produits de première qualité avec un talent éloquent, jeu de contrastes entre saveurs et textures que rend possible une technique sans faille. Il peut compter aussi sur un jeune chef pâtissier qui se révèle tout aussi efficace dans l’association d’agrumes et de pistaches ou dans son travail sur la rhubarbe. Et comme au théâtre voisin, la troupe ne serait pas au grand complet sans Daniel Pires, le sommelier, qui gère une cave percutante, ni sans Frédéric Pédrono qui, en metteur en scène averti, impose à la salle une gestuelle et un service parfaits. À noter que le plat Transparence de langoustines aux effluves de feuille de shiso, crème à l’huile essentielle a été lauréat du “Lebey de la meilleure entrée 2018”.
Louise de Pommery, le grand héritage
« Le talent de Louise c’est d’associer le plaisir et la sensualité à la finesse, la droiture et la pureté. », explique Thierry Desseauve. Découvrez Louise, une cuvée au dosage presque minimaliste créée en 1979, avec Clément Pierlot, chef de caves Vranken-Pommery et notre expert Guillaume Puzo.






