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Des appellations qui ont leur mot à dire : Découvertes en Vallée du Rhône ouvre dans 33 jours

Olivier Borneuf est dégustateur pour le Guide des Vins Bettane+Desseauve et fondateur-associé de l’Académie du Vin de Paris. A l’occasion de Découvertes en Vallée du Rhône, ce spécialiste de la région animera six master class sur les 18 qui se dérouleront pendant le salon. Certaines sont déjà complètes, dépêchez-vous !
Pour s’inscrire, c’est ici.

C’est votre « première fois » à Découvertes en Vallée du Rhône ?
Olivier Borneuf : Non, je me rends à chaque édition ou presque. C’est un rendez-vous international incontournable pour tous les professionnels du vin. L’organisation est particulièrement rodée, ce qui rend le travail facile et agréable.

Quelles masterclass animerez-vous pendant ce salon ?
O.B. : Cairanne, Côtes-du-Rhône Villages Gadagne, Clairette de Bellegarde, Clairette de Die et Duché d’Uzès. Les thématiques sont variées, Clairette de Die : l’effervescence naturelle, Côtes du Rhône Villages Gadagne, des galets roulés à l’est d’Avignon,…

Ces appellations ont le vent en poupe ?
O.B. : Oui parce qu’il s’agit d’appellations en devenir avec de véritables personnalités. Gadagne possède les mêmes galets roulés que ceux de Châteauneuf-du-Pape. Bellegarde est l’appellation référence de la clairette, un cépage en vogue pour sa fraîcheur dans la vallée du Rhône méridionale. Duché-d’uzès, dont les syrah ont un parfum qui n’est pas sans rappeler ses cousines du nord, devrait trouver une place de référence à l’avenir. Clairette-de-die est évidemment réputée pour ses bulles, mais qui connaît son procédé de fabrication, qui colle parfaitement à l’esprit du temps ? Enfin, cairanne, la plus connue des cinq, a récemment validé un cahier des charges ambitieux qui donne aux vins un statut sans équivalent, à la hauteur de son magnifique terroir.

Quel est l’intérêt d’assister à une « classe de maître » quand on est pro ?
O.B. : C’est un moyen unique de découvrir et comprendre en peu de temps (45 minutes) les éléments de différentiation et de valorisation de ces appellations à fort potentiel. A l’heure où la concurrence est omniprésente, voici des appellations qui ont leur mot à dire !

Découvertes en Vallée du Rhône
Du lundi 15 au jeudi 18 avril 2019
Découvertes en Vallée du Rhône est un salon BtoB exclusivement réservé aux professionnels des vins et spiritueux, ainsi qu’aux journalistes.
https://www.decouvertes-vins-rhone.com/

Deux salons en un

Comme chaque festival digne de ce nom, Découvertes en Vallée du Rhône a sa version off. A l’heure où les portes du salon se ferment, les visiteurs peuvent profiter de soirées organisées dans le cadre de l’événement. [https://www.decouvertes-vins-rhone.com/events/programme-off/]. Au programme cette année ? Partir à la Découvertes de la « Mythique Colline » en dégustant les 11 Sélections Parcellaires de la Cave de Tain [https://www.decouvertes-vins-rhone.com/event/mythique-hermitage/], second producteur d’Hermitage. Ses sélections du millésime 2017 ne sont pas à la vente mais uniquement réalisés pour vous faire découvrir la magie du terroir.

Nouveauté 2019
Un rendez-vous spécialement dédié aux Côtes-du-Rhône-Villages aura lieu le mercredi 17 avril de 18 à 21heures sur la place du Palais des Papes, pour mettre en lumière cette mosaïque de terroirs lors d’une dégustation. Si vous souhaitez découvrir les vins des appellations Rasteau, Tavel et Vacqueyras, rendez-vous le mercredi 17 Avril à partir de 19h à l’Hôtel de la Mirande.
Découvrez le programme complet ici.

Décors de rêve pour dégustation pro

À la fois vitrine nationale et tremplin pour l’exportation, le salon Découvertes en Vallée du Rhône se tient dans un cadre de travail exceptionnel. Ampuis, Tain, Mauves puis les fabuleux décors du Palais des Papes abriteront pendant quatre jours 600 exposants. C’est une opportunité unique de s’immerger pendant quatre jours au cœur des vignobles et d’aller à la rencontre des vigneronnes et vignerons, des caves, des négociants et l’occasion de lever le voile sur les qualités du millésime 2018. « Depuis 10 ans le visitorat international n’a cessé de progresser pour atteindre 40 % lors de l’édition 2017 », précise Émilie Foubert, responsable du Salon. Découvertes en Vallée du Rhône, c’est l’occasion d’échanger, de questionner, d’apprendre et de comprendre la diversité et la richesse des appellations du vignoble de la Vallée du Rhône et de déguster des cuvées représentatives de chacune des appellations.

Elles font bouger le vin

©LaCitéduvin

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, La Cité du vin (Bordeaux) donnera ce soir « un coup de projecteur sur les succès au féminin dans le monde du vin en présence de quatre femmes aux parcours exceptionnels. » La projection du documentaire Les héritières écrit et réalisé par Vincent Herissé (17 h, plus de détails ) sera suivie d’une rencontre à laquelle participeront Caroline Meesemaecker, directrice de Wine Services, Jocelyne Perard, fondatrice de la chaire Unesco “Culture et traditions du vin”, Virginie Routis, caviste sommelière de la présidence de la République, et Vitalie Taittinger, directrice du marketing et de la communication de la maison de champagne Taittinger. Pour terminer, un cocktail se tiendra au Belvédère à 19 h 30 autour de ces vins-.
Entrée : 25 euros (20 euros au tarif abonné), plus de renseignements et billetterie en ligne ici.

Nuits-Saint-Georges attend les amateurs ce week-end

Ce week-end, la onzième édition du salon “Les nuits au grand jour” permettra aux amateurs de déguster et acheter les vins de l’ensemble des terroirs de l’appellation nuits-saint-georges.

De 10 h à 17 h 30, samedi et dimanche, tous les vignerons de l’AOC seront présents aux Halles (Rue Thurot, 21700 Nuits-Saint-Georges), soit une quarantaine d’exposants dont la liste est à découvrir ici .

Entrée : 12 euros,
plus de renseignements en cliquant .

Palmer & Co, vingt ans d’expos

De haut en bas et de gauche à droite, œuvres de Brouard, Battut, Geymann, Taupin,
Bonnefoit, Jia et Niescier visibles à Reims jusqu’au 31 mars.

Dès samedi et jusqu’au 31 mars, la maison de champagne Palmer & Co accueille une exposition de peintures et de sculptures qui marque les vingt ans de sa rencontre avec l’art et des liens noués depuis, « avec pudeur et exigence », avec des artistes partageant « ses valeurs d’excellence, de sincérité et d’émotion. » Débuté avec le sculpteur slovène Zorko en 1999, ce parcours a accueilli les artistes Fabio Calvetti, O Syng Yoon, Sugiyama Yu, Alain Bonnefoit, Françoise Abraham, Michel Jouenne, Pierre Lagénie, Nadine Le Prince, Jun Myung Ja, Nico Paladini, Manuel Donato Diez.

Autant d’expressions pour un « même acharnement à transformer et sublimer la matière qui nous entoure », selon les mots du directeur général de la maison, Rémi Vervier, qui estime que « les gestes qui permettent l’élaboration d’un grand vin sont aussi ceux qui permettent la concrétisation d’une œuvre d’art. » Avec cette nouvelle exposition, Champagne Palmer & Co tient à rendre hommage à l’élégance naturelle, « pas celle qui s’apprend en partie ou se cultive à travers l’apparence, mais bien l’élégance innée, celle d’un geste, d’une posture, d’une lumière, celle qui ne s’explique pas mais qui nous touche. »

Naturellement élégant, du 9 au 31 mars 2019
Champagne Palmer & Co  – 67, rue Jacquart, 51100 Reims
Entrée libre, tous les jours de 14 h à 17 h

Double anniversaire à Faugères

Si la propriété fête ses 400 ans d'existence, son chai, lui, a 10 ans.

Après une année consacrée à célébrer les 400 ans du château Lafaurie-Peyraguey, grand cru classé de Sauternes désormais doté d’un hôtel et d’une table étoilées (nous vous en avions parlé ici et ), Silvio Denz s’apprête à honorer une autre de ses propriétés, le château Faugères, vignoble de Saint-Emilion créé en 1619 par André de Faugères que le propriétaire de Lalique a acquis en 2005.

Outre ce vénérable quadricentenaire, 2019 marque un autre anniversaire, celui du chai cathédrale en photo ci-dessus, œuvre de l’architecte suisse Mario Botta qui fut édifiée en 2009 et a permis à la propriété d’accéder au rang de grand cru classé de Saint-Emilion, en 2012. Sur la façade de ce bâtiment figure un calice, motif reproduit depuis 2016 sur les bouteilles de Château Faugères, ornées d’une gravure signée Lalique. Le second vin de la propriété porte quant à lui le nom de Calice de Faugères.

Magnum de Château Faugères et sa caisse en bois, elle aussi ornée du fameux calice de Lalique. Ce même millésime 2016 de Château Faugères en bouteille vaut 55 euros (prix public conseillé) et Calice de Faugères 2016, 28 euros (prix conseillé).

Domaine Clarence Dillon, partenaire des sommeliers

Héritier d’une histoire viticole commencée en 1935 avec l’acquisition par son arrière grand-père du château Haut-Brion et actuel président de la société familiale Domaine Clarence Dillon (qui possède aussi les châteaux La Mission Haut-Brion et Quintus et, à Paris, le restaurant étoilé Le Clarence et la boutique de vins et spiritueux La Cave du Château), le prince Robert de Luxembourg a annoncé que cette dernière serait partenaire de du concours visant à distinguer le meilleur sommelier du monde, dont la seizième édition se déroulera à Anvers du 10 au 15 mars (les candidats au titre sont à découvrir ).

Sur la base de ses profondes et sincères attaches avec le vin comme avec la gastronomie, la société tient à « s’investir auprès des talentueux sommeliers d’aujourd’hui et de demain. » En déclarant avoir toujours ressenti pour les sommeliers « une profonde estime et un immense respect », Robert de Luxembourg dit avoir l’impression de faire partie de la même famille : « Ils nous font grandir, apprendre, découvrir et rêver, et sont les meilleurs ambassadeurs au quotidien du travail du vigneron. Je souhaite les remercier et les encourager par notre soutien. »

Parallèle 45, une cuvée historique est devenue bio

Sous l’impulsion de la propriétaire de la maison Paul Jaboulet Aîné, Caroline Frey, le côtes-du-rhône Parallèle 45 est désormais un vin bio. L’évolution de cette cuvée historique de l’appellation, plutôt que la création d’une nouvelle gamme, est le reflet des convictions quant à l’avenir du bio de cette vigneronne qui estime que « les grands vins se révèlent par une viticulture bienveillante qui est un accompagnement de la vigne et pas un combat » et que « le raisin doit être le fruit de la nature et pas de la chimie de synthèse. » Parallèlement à cet événement, cette maison fondée en 1834 devient le plus gros acteur en bio de l’appellation côtes-du-rhône, avec l’achat pour le millésime 2018 de 10 % des volumes certifiés de l’AOC. Engagé sur la voie de la viticulture biologique depuis 2006, année de sa reprise par la famille Frey, le vignoble de Paul Jaboulet Aîné a été certifié en 2016. Ses vignes situées dans les AOC hermitage et crozes-hermitages sont menées en biodynamie depuis 2017.

Le climat chaud et sec de l’AOC côtes-du-rhône ainsi que le mistral qui y souffle étant propices à la viticulture bio, « des partenariats ont été mis en place avec des vignerons sélectionnés afin d’élaborer un assemblage fidèle » aux origines de Parallèle 45, et ce dans les trois couleurs. Pour marquer cette étape importante dans la carrière de cette cuvée née en 1950, qui est la plus ancienne de son appellation, une abeille a fait son apparition sur l’étiquette, emblème de l’engagement dans le développement durable de la maison Paul Jaboulet Aîné. Rappelant que « les abeilles sont un véritable baromètre écologique qui reflète en temps réel les dégâts causés par la pollution, les produits de synthèse chimique, mais aussi par l’uniformisation des paysages », Caroline Frey précise que plusieurs refuges de biodiversité où sont installés des ruchers ont été créés dans le vignoble et que la maison mène également des projets de conservatoire avec la fédération des apiculteurs.

Caroline Frey et la cuvée Parallèle 45 dans les trois couleurs, rouge, blanc et rosé devenus des vins bio.