Premier marché au monde pour les vins avec un taux de croissance annuel de 1,1 % en moyenne (et une consommation de 32,6 millions d’hectolitres en 2017), les Etats-Unis sont une destination majeure pour la production française, et plus particulièrement pour les blancs ligériens dont les exportations ont doublé en volume et presque triplé en valeur ces dix dernières années, pour atteindre en 2018 un chiffre d’affaires de 67 millions d’euros (contre 26 millions en 2008). Parmi les appellations les plus performantes, on trouve celles des vignobles d’Anjou-Saumur et de Savennières, qui ont multiplié par onze leurs chiffres à l’export, et l’AOC touraine, qui les a quintuplés.
Ces succès s’accompagnent de prévisions remarquables sur ce même marché selon le Wine Trade Monitor de l’institut Sopexa*, le Val de Loire étant la région qui devrait connaître la plus forte demande en 2019 et 2020 sur le segment des blancs (suivie par Marlborough en Nouvelle Zélande et Rueda en Espagne). Cette appétence pour le vin blanc, dont la consommation a progressé de 36 % aux Etats-Unis depuis 2005, et notamment pour les deux cépages emblématiques du vignoble de la Loire, sauvignon et chenin, devrait être comblée sans mal par la dernière récolte, millésime 2018 aussi généreux en qualité qu’en quantité (3,1 millions d’hectolitres, soit 22 % de plus que la moyenne quinquennale).
Au-delà de l’engouement américain, la reconnaissance des vins du Val de Loire s’inscrit à l’échelle mondiale avec pour conséquence une progression des revenus à l’export de 36 % en dix ans. Président de l’interprofession (Inter Loire), Jean-Martin Dutour estime que « le Val de Loire a les atouts pour être le grand vignoble de demain (…) : une situation géographique privilégiée, une proximité, l’environnement naturel exceptionnel de la Loire, un climat favorable, des cépages uniques et des équilibres de vin sur la fraîcheur. Les signaux du marché sont au vert pour répondre aux aspirations des générations futures. Compte tenu de son histoire millénaire et de son potentiel, nous pouvons être raisonnablement optimistes pour l’avenir du vignoble. »


* Wine Trade Monitor 2018. Six marchés-clés étudiés : États-Unis, Canada, Belgique, Chine, Hong Kong, Japon ; 781 acheteurs professionnels interrogés sur les tendances pendant deux ans ; 64 % des professionnels américains estiment que les ventes de vins ligériens vont progresser.















Biondi-Santi en verticale
L’un de nos dégustateurs, Raoul Salama, était présent à Montalcino la semaine dernière pour l’édition 2019 de l’événement Benvenuto Brunello. Il a goûté beaucoup de choses dont les vins de Biondi-Santi, propriété majeure de l’appellation récemment acquise par le groupe EPI (Charles et Piper-Heidsieck, Bonpoint, Weston, etc.). Voici ce qu’il en dit :
« Belle verticale chez Biondi Santi : rosso-di-montalcino 2015 aux saveurs précises, brunello annata 2013, ferme et élégant, riserva 2006, identitaire et imposant et, enfin, riserva 1995 parvenu à son apogée. Il n’y aura pas de 2014, millésime jugé insuffisant, toute la production étant vendue sous une nouvelle étiquette “faccia rossa”. Les prix montent fortement, le marché suit pour l’instant. Une grande attention est portée sur les nouvelles étiquettes destinées à combattre la contrefaçon. »
Pour info, le brunello-di-montalcino de Biondi-Santi se décline en deux qualités, Annata (environ 100 euros) et Riserva (environ 400 euros).
