C’est un garçon pressé, Régis.
Toute sa vie, il a volé de succès en succès. Quand ça rigole, ça va vite. Et puis un jour, soucieux de se rapprocher de la terre qui l’a vu naître et grandir, un après-midi qu’il se promenait dans ce décor des Corbières qu’il aime tant, il avise une petite maison entourée de vignes qui lui semble le palais dont il a toujours rêvé. Il achète la maison et 2,6 hectares de vignes. Déjà, pendant trois ans, il apprend…lire la suite
Lettre ouverte à l’impatient
L’affaire Giboulot, un marché de dupes
Il y a vraiment des sujets qui m’ennuient. L’affaire Giboulot en est un. Je vous invite donc à vous ennuyer avec moi. Bon, on va faire court.
Rappel des faits : un monsieur Giboulot, vigneron bio, refuse les traitements imposés par un arrêté préfectoral. Un contrôle et le voilà déféré en justice pour répondre de son inaction face à un péril réel, même si la réalité dudit péril n’est pas totalement avérée. Il s’en suit une levée de boucliers avec une pétition qui réunit…lire la suite
Les beaujolais, côté garde
Si le traditionnel événement du troisième jeudi de novembre est une locomotive formidable pour la notoriété du vignoble, son succès pourrait faire oublier à certains – mal renseignés – qu’on peut boire du beaujolais autrement qu’en primeur. Pour éviter cela, l’interprofession poursuit une stratégie de promotion de ses douze AOP* et de leurs vins de garde. Le but est de leur donner une image forte et pérenne, via différentes opérations à destination des consommateurs mises en place de mars à juillet dans la grande distribution comme chez les cavistes et les restaurateurs. Comme le montre l’affiche ci-dessous (élaborée par l’agence de marketing opérationnel MBI Co-branding), la campagne reste centrée sur l’apéritif dînatoire, un « instant de consommation » alliant dégustation, gastronomie et convivialité.
* beaujolais, beaujolais villages, brouilly, chénas, chiroubles, côte-de-brouilly, fleurie, juliénas, morgon, moulin-à-vent, régnié, saint-amour.

Spiritueux, le meilleur de 2014
Traditionnellement récompensées lors du Salon de l’agriculture, les sept catégories* de spiritueux autorisées à participer au Concours général agricole ont reçu cette année plus de 100 médailles.
Ainsi, les membres de de la Fédération française des spiritueux ont été récompensés par 44 médailles d’or, 57 médailles d’argent et 15 médailles de bronze, à découvrir ici (pour le vin, on suivra ce lien là). Tous les produits médaillés sont disponibles sur la boutique en ligne du Concours.
* Apéritifs (absinthes, crèmes et liqueurs de fruits, liqueurs de plantes, boissons
anisées, ratafia), armagnac AOC, calvados AOC, cognac AOC, eaux-de-vie de fruits, rhum
et whisky (pour la première fois cette année).
Les rancios secs du Roussillon, une ou deux saveurs de plus
On connait les rancios doux du Roussillon élaborés par mutage à l’alcool dans les appellations Rivesaltes, Banyuls et Maury. Leur goût de rancio, si caractéristique provient d’une molécule, le sotolon obtenue par le contact d’un acide aminé, la thréonine, avec l’éthanol. Plus rares sont les rancios secs dont le sucre a été transformé en alcool. Élevés en mode oxydatif comme les vins mutés, ils ne peuvent être mis en vente que cinq années après la récolte. Ils sont apparentés aux grands vins jaunes du Jura et aux vins de Jerez en AndalousIe, les finos et les manzanillas. Parmi les différents procédés techniques possibles, beaucoup de familles vigneronnes élaborent depuis toujours un tonneau perpétuel selon le principe des soleras espagnoles. Il est rempli de vin nouveau lorsqu’on soutire une partie de son contenu pour la mettre en bouteilles. Tous les cépages du Roussillon peuvent rentrer dans la composition des rancios secs, mais la plupart est réalisée à partir des cépages grenaches blanc, gris ou noir, du maccabeu ou du carignan. Rouges ou blancs quand ils sont très jeunes, ils finissent ambrés après l’élevage. Les rancios secs sont classés en IGP des Côtes catalanes ou de la Côte vermeille.
Découvrez un univers de saveurs vraiment originales même si au premier contact le goût du rancio peut interpeller le consommateur non averti. Oubliez–le pour le déjeuner avec votre patron la veille de la décision sur les augmentations individuelles. Invité à un dîner de demande en mariage, il peut tout faire capoter. Le rancio sec est plutôt le vin à faire découvrir à de vrais amateurs curieux. Mariez-les aux tapas, anchois, au comté ou encore méditez sur l’évolution du monde avec un rancio sec et un cigare. C’est un vin rare, coûteux à produire et addictif, mais pas bien cher à acheter. Ceux qui l’ont compris reviennent vers lui avec délectation.
De la dégustation organisée par le CIVR (Comité interprofessionnel des vins du Roussillon), aucun rancio sec ne déméritait parmi une vingtaine d’échantillons. Voici ci-dessous les plus complexes.
- Domaine de la Rectorie, cuvée Pedro Soler, 17,5/20 – 65€ – [email protected]
- Domaine de Rancy, Rancio sec de Maccabeu, 15,5/20 – 13,50€ – [email protected]
- Domaine la Rourède, Rancio sec, 15,5/20 – 15€ – [email protected]
- Domaine de Sau, Sao, 15/20 – 12€ – [email protected]
- La Préceptorie de Centernach, Rancio sec, 15/20 – 20€ les 50cl- [email protected]
- Domaine Vial-Magneres, Ranfio Cino, 15/20 – 22€ – [email protected]
- Domaine Vial-Magneres, Ranfio Seco, 15/20 – 13,50€ – [email protected]
Qu’est-ce qu’on fait ce week-end ?
On réserve.

La troisième livrée des dîners « Krug en Capitale » (un dîner gastronomique dans un endroit insolite) aura lieu
du 9 au 23 avril. C’est Alain Ducasse qui a signé le menu 2014 (450 €) qui sera servi servi au Plaza Athénée, actuellement en rénovation, et accompagné des champagnes Krug Grande Cuvée, Krug 2003, Krug 2000
et Krug rosé. Comme lors des éditions précédentes, chacun de ces très exclusifs dîners est prévu pour quatorze heureux convives, ni plus ni moins. Pour pouvoir y participer, il faut préalablement s’inscrire ici dès demain 10 h.
On applaud.

Pour la deuxième année, c’est la Maison Thiénot qui représentera le champagne et la Champagne au Dolby Theatre d’Hollywood pour la cérémonie des Oscars, ainsi qu’au Governor’s Ball, la soirée officielle organisée
par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS). Par la voix de François Peltereau-Villeneuve, président et CEO de Thiénot USA, la Maison fondée en 1985 par Alain Thiénot se déclare ravie d’avoir été à nouveau choisie « pour l’évènement le plus prestigieux de l’année. » Lors du pré-show, les invités pourront déguster le champagne Thiénot Brut, tandis que les cuvées Thiénot Rosé et Vintage 2005 seront servies au bal.
On se balade.

Dans les paysages qui ont inspiré Renoir, des sentiers de randonnées sillonnent le vignoble, la vallée de l’Arce
et de l’Ource, sur 191 kilomètres. Quatre circuits en boucle, plus ou moins longs, ont été balisés pour découvrir les panoramas et le vignoble autour d’Essoyes : Chemin montant dans les hautes herbes (3 km), Aline Charigot (7 km), Pierre-Auguste Renoir (12 km) et Gabrielle Renard (14 km). Sur ces parcours, les maisons de champagne ouvrent leurs caves à la visite. Un panier de pique-nique peut également être réservé, là et au 03 25 29 10 94.
On inaugure.

L’association des vignerons bio en Rhône-Alpes organise ces trois prochains jours à Condrieu le premier salon des vins bio de la région. Trente-deux vignerons seront au rendez-vous de 10 h à 20 h pour présenter une large gamme de vins de table, de pays ou d’AOP (on les découvre ici). Le grand public sera accueilli samedi et dimanche (entrée : 5 €), la journée de lundi étant réservée aux professionnels. Plus de renseignements là.
Une nouvelle cave chez Gérard Bertrand
Un nouveau projet architectural et viticole a été inauguré à Narbonne en début de semaine par Gérard Bertrand et ses équipes. « Notre entreprise se développe, notre souci d’excellence et nos exigences ont donné naissance à un outil de vinification et d’embouteillage permettant de nous projeter dans les vingt prochaines années. »
La conception de cet ouvrage a été confié à Jean-Frédéric Luscher, un architecte à qui l’on doit déjà le Dominus Estate, en Californie, et la maîtrise d’ouvrage a été assurée par le cabinet Passelac et Rocques. Dedans, des équipements à la pointe de la modernité (chai, cave, espace d’embouteilllage, laboratoires, dégustoirs, bureaux). Dehors, des lignes sobres, un esthétisme de l’ordre de l’épure. Autour, 25 hectares de vignes auquel le bâtiment s’intègre parfaitement, les peintures et enduits à la chaux présentant des tonalités choisies pour se marier avec celles de leur environnement.
Au total, cette réalisation contemporaine pensée pour durer aura demandé cinq ans et 12 millions d’euros d’investissement. 30 000 briques isolantes ont été utilisées pour cette « éco-construction » énergétiquement autonome dont le toit est couvert d’une protection solaire en bambou. Le plein fonctionnement est prévu pour fin avril avec l’obtention de la certification Qualité BRC (British Retail Consortium) et IFS (International Food Standard). Gérard Bertrand, qui travaille depuis 26 ans les terroirs du Languedoc Roussillon et ne cesse de transmettre sa passion pour ces vins du sud, estime que son entreprise entre dans une nouvelle ère. « On ne se lance pas dans un tel projet tous les jours. Tout, dans cette cave, nous ressemble. L’architecture du bâtiment, les espaces de travail pour les équipes et les équipements technologiques. Un lien idéal entre tradition et modernité. »

Concours de cavistes
Créé par le syndicat des cavistes professionnels (SCP) en partenariat avec différents acteurs du secteur, au rang desquels on trouve Champagne Joseph Perrier, Champagne Thiénot ou encore les vignobles Dourthe (Bordeaux), le « Concours du Meilleur Caviste de France » est un événement qui se déroulera tous les 2 ans. La finale de la première édition se tiendra le 6 octobre 2014 à Paris et trois trophées, bronze, argent et or, seront remis.
D’ici là, ce concours ouvert aux 5 500 cavistes indépendants ou en réseau aura donné lieu à des épreuves de sélection (17 mars) et à une demi-finale réunissant les 40 prétendants au titre de meilleur caviste (15 septembre). Au long d’épreuves écrites et orales, ce ne sont pas simplement les connaissances des candidats qui seront jugées, mais aussi leurs dons pour l’accueil, le conseil et la vente, soit le cœur même de leur métier. Le jury sera composé de professionnels et de personnalités du vin et le règlement complet est là. Les inscriptions viennent d’ouvrir, clôture le lundi 13 mars.
Whisky et mythologie
Après Thor et Loki, voici Freya. La Maison Highland Park a encore choisi le nom d’une divinité nordique, féminine cette fois, pour baptiser la troisième pièce de sa collection de whiskys « Valhalla », un single malt de 15 ans d’âge qui « offre des arômes de chocolat blanc avec une note de fruits tropicaux issue de la douceur fumée qui constitue la marque de fabrique d’Highland Park. » D’après Gerry Tosh, directeur marketing de cette distillerie du bout du monde, fondée en 1798 dans les îles Orcades, « Freya était une déesse sereine, spirituelle et généreuse, à la beauté et la majesté absolument captivantes. » Embouteillé à un volume de 51,2 %, ce whisky en édition limitée est présenté, comme les précédents, dans un coffret-drakkar. Il sera disponible chez les cavistes dès avril au prix de 239 €.










