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Du chardonnay à saint-émilion

Le Château La Grâce Dieu des Prieurs (saint-émilion) lance son tout premier millésime en blanc, 100 % chardonnay, la cuvée Elena, uniquement en magnum.

Racheté en 2013 par l’homme d’affaires russe Andreï Filatov, La Grâce Dieu des Prieurs, qui dispose d’un spectaculaire chai en gravité dessiné par l’architecte Jean Nouvel, produit des vins ambitieux qui progressent chaque année, grâce notamment à l’expertise de Louis Mitjaville. Le domaine a la particularité de marier vin et peinture, avec la reproduction d’œuvres d’art russe, issues de la Fondation d’Art Russe dont Andreï Filatov est propriétaire, sur les étiquettes de chaque millésime.
Ce vin blanc 100 % chardonnay, baptisé « Elena » en l’honneur de l’épouse d’Andreï Filatov, ne fait pas exception : il est présenté dans des flacons fabriquées à la main à partir de verre dépoli à la verrerie Waltersperger, labellisée « Entreprise du Patrimoine Vivant » et ornée de motifs floraux, peints individuellement par un artiste.

Il s’agit pour la plupart de vignes plantées il y a quatre ans dont 25 % de chardonnay, greffées sur d’anciennes racines de merlot. « C’est un blanc raffiné, exquis, gourmand, avec des notes aromatiques intenses et une structure riche en bouche », commente Laurent Prosperi, directeur du domaine.

L’essentiel de la production sera vendu en magnum à l’occasion de ventes aux enchères caritatives et l’intégralité des fonds récoltés reversée à des fondations qui viennent en aide aux enfants atteints de maladies graves, suivant le souhait d’Elena Filatov.

En Magnum #21, le numéro de Noël

Dès le 27 novembre, retrouvez le nouvel opus d’En Magnum, 164 pages de sélections, de voyages, de portraits et d’effervescence.

Dans ces pages anti-morosité, vous retrouverez la Champagne, bien sûr, c’est Noël. Et les grands vins de fête.

La Champagne avec une belle sélection de cuvées pour Noël, la grande interview de Vitalie Taittinger, les photos baroques de Roberto Alvarez de Dios et les bonnes idées de l’œnotourisme sur les coteaux.

Michel Bettane nous livre tous les secrets des neufs chambertins, ce qui les différencient et qui les possèdent.

Un reportage sur les pentes vertigineuses de la côte-rôtie, un voyage en Afrique du Sud, un moment d’histoire sur le vin du Liban, le grand bond en avant des vins du sud de la Corse.

Et toutes les rubriques, toutes les sélections habituelles, les dégustations intraitables et une sélection d’idées cadeaux pour les aficionados. Et la cave de Valérie Trierweiler.

En vente chez votre marchand de journaux à partir du vendredi 27 novembre.

Si vous ne le trouvez pas, abonnez-vous. C’est aussi une bonne idée de cadeau de Noël.

Finespirits.auction, premier site de vente aux enchères 100 % spiritueux

Il y a du nouveau pour les amateurs de whisky, de cognac, de rhum ou autre liqueur. La Maison du whisky et iDealwine, plateforme de vente aux enchères bien connue des amateurs de vins, se sont associés pour lancer Finespirits.auction, une nouvelle entité spécialisée dans la vente aux enchères on-line de whiskies et de spiritueux fins. La première vente, qui réunit plus de 300 lots, des whiskies rares mais aussi des rhums d’exception et autres alcools (cognacs, armagnacs…) vient de débuter.

Une place à prendre
« La création de finespirits.auction est née d’un constat simple : en France, un marché pourtant majeur,
il manquait un acteur spécialisé dans  la vente aux enchères en ligne de whiskies et de spiritueux fins. », explique Thierry Bénitah, PDG de la Maison du whisky, bien connue des connaisseurs, avant de poursuivre, « La Maison du Whisky est très souvent sollicitée dans ses boutiques ou sur whisky.fr par des professionnels et des particuliers qui désirent obtenir des cotations pour des bouteilles rares ou anciennes qu’ils souhaitent vendre. » Du côté d’iDealwine, même constat « Notre position de leader mondial des enchères de vins électroniques, conjuguée

à l’émergence d’une demande forte pour les spiritueux rares sur notre plateforme, nous amenait depuis quelques temps à réfléchir à un développement de ce segment.», complète Cyrille Jomand, président d’iDealwine.

100 % sécurisé
Les ventes aux enchères on-line de finespirits.auction sont organisées dans le cadre juridique des ventes aux enchères publiques. À ce titre, elles bénéficient de la garantie apportée par les commissaires-priseurs et les officiers ministériels assermentés qui assurent leur bon fonctionnement et leur régularité que ce soit pour les vendeurs ou pour les acheteurs. Par ailleurs, à partir du moment où les bouteilles entrent sous la responsabilité de finespirits.auction, elles sont assurées et donc remboursées en cas de sinistre.

Références culte
Cette première vente comprend plus de 350 lots de whiskies, rhums, cognacs, gins, vodkas, chartreuses en provenance des quatre coins de la France, certaines d’entre elles sont culte. Vite, elle s’achèvera le 11 décembre 2020. Prochaine vente dans deux mois !

Rendez-vous sur https://www.finespirits.auction/fr/news/news-fsa-1.php

Mes magnums (129) La grande Loire

Domaine Vacheron,
Les Romains, sancerre 2016

Pourquoi lui
C’est Sancerre, la famille Vacheron. En soi, deux bonnes raisons et pas d’erreur. Et les cousins Vacheron font partie du podium de l’appellation avec Alphonse Mellot et Vincent Pinard. Comme ça, on est bien.

On l’aime parce que
De loin en loin, une belle expression du sauvignon nous enchante. Loin des déviances variétales, c’est un vin ciselé, un joli blanc issu d’un lieu-dit de dix hectares qui s’appelle Les Romains.

Lire la suite ici sur le blog bonvivant

2018, un grand millésime à santenay

Nous voilà arrivé à la fin de ce voyage gustatif à travers le millésime 2018 en Bourgogne. Cette semaine, Alain Chameyrat nous parle de quatre domaines de santenay qui signent de très beaux 2018.

Domaine Françoise et Denis Clair, la finesse retrouvée

Une tendresse particulière
Jean-Baptiste Clair gère le domaine depuis 2011. Les quatorze hectares du vignoble, dont huit et demi plantés en rouge, se concentrent à Saint-Aubin et Santenay et couvrent les climats les plus convoités tels qu’En Remilly, Murgers des Dents de Chien, ou encore Sous Roche Dumay. Les vins rouges, qui étaient la spécialité de son père Denis, sont ici vinifiés en cuves béton et offrent un caractère floral, un fruit croquant et une tendresse particulière. Les blancs, qui ont progressé de façon spectaculaire depuis l’arrivée de Jean-Baptiste et dont la vinification s’effectue à Saint-Aubin, présentent une droiture cristalline et une précision remarquable.

Le vin
Domaine Françoise et Denis Clair, Santenay premier cru Clos de la Comme, rouge 2018
Monopole de la famille Clair, ce petit clos d’un hectare nous donne ce santenay raffiné au fruit délicat, long en bouche, sans la moindre aspérité dans un style qui privilégie la finesse tactile et aromatique.

La note

16/20

Le prix
24 euros

Les coordonnées
03 80 20 61 96 // [email protected]

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Sous le charme des rouges du Domaine Lucien Muzard et Fils

Gourmands
Le domaine de Claude et Hervé Muzard s’étend sur près de dix-huit hectares, avec une représentation majoritaire des climats de Santenay, dont cinq premiers crus. Une petite activité de négoce complète la gamme du domaine sur les climats tels que Puligny, Chassagne ou Volnay. Le style des vins rouges correspond à des santenays qui possèdent une gourmandise dès leur jeunesse, à l’exception de quelques climats à attendre quelques années. Les blancs, qui ne représentent que 20 % de la production, sont également rapidement accessibles. Nous nous sommes régalés avec les 2018, notamment les rouges qui donnent une belle image de Santenay.

Le vin
Domaine Lucien Muzard et Fils, Santenay premier cru Clos de Tavannes, rouge 2018
Bouche sur la cerise griotte, la mûre, finale délicatement tannique, minérale, de grande longueur, jolie race.

La note
16,5/20

Le prix
29,9 euros

Les coordonnées
03 80 20 61 85 // [email protected]

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Domaine Bachey-Legros, la référence

Vieilles vignes
Ce domaine historique et familial de dix-neuf hectares possède un patrimoine de vieilles vignes hors du commun. Christine Bachey et ses deux fils Lénaïc et Samuel y développent une série de magnifiques vins issus des vignobles de Santenay, Maranges et Chassagne-Montrachet. La construction d’une nouvelle cuverie donne à ce trio familial les moyens de transcender davantage les climats magnifiques dont ils disposent. Dans les deux couleurs, les vins sont de vraies expressions de leurs terroirs mis en valeur par des élevages élégants. Les rouges 2018 nous ont impressionnés par leur gourmandise et par leur race, des modèles pour Santenay.

Le vin
Domaine Bachey-Legros, Santenay premier cru Clos Rousseau, rouge 2018
Nez splendide, bouche voluptueuse, crémeuse, à boire ou à garder. La vinification est remarquable, réalisée dans un esprit moderne pour tirer le meilleur parti de vignes qui ont été manifestement bien traitées. On se régale. Une référence à Santenay.

La note
16,5/20

Le prix
33 euros

Les coordonnées
06 07 43 00 76 // [email protected]

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Domaine Antoine Olivier, pour tout le temps

Antoine Olivier est un vigneron-négociant à la tête de l’activité familiale de Santenay qu’il a reprise en 2003. Certes, il est en recherche permanente de la qualité, mais surtout du plaisir au travers de ses vins, le tout sous le signe de l’humour, que l’on saura apprécier avec les noms donnés à ses cuvées. Le vignoble tend vers une viticulture biologique depuis 2010, sans désir de certification, pour garder une marge de manœuvre. Les vins sont à tendance très minérale et expressifs du terroir calcaire en blanc, énergiques et salins en rouge. Superbe santenay blanc 2018 le Bievaux qui en remontre à bien des premiers crus et un santenay beaurepaire rouge délicieux du même millésime.

Le vin
Domaine Antoine Olivier, Santenay premier cru Beaurepaire, rouge 2018
Cerise fraîche au nez comme en bouche. Il démarre souple et finit plus tendu, l’allonge est réelle, la finale élégante.

La note
16,5/20

Le prix
31 euros

Les coordonnées
5, rue Gaudin 21590 Santenay
Tél : 03 80 20 61 35
[email protected]
www.antoineolivier.wine

L’art de vivre à la française se décline à Ho Chi Minh City

Le Club Food+Wine Bettane+Desseauve organise des soirées thématiques autour du vin et de la gastronomie à Hong-Kong et désormais à Hô Chi Minh-Ville.

Depuis plusieurs années, Bettane+Desseauve a décliné son Grand Tasting Paris à Hong-Kong, Shanghaï et Tokyo. Cette année, Le Grand Tasting a pu être organisé uniquement à Tokyo, avec succès, puisque plus de 4 000 amateurs et professionnels ont parcouru les allées de ce salon à la découverte de domaines français et étrangers, malgré un contexte sanitaire compliqué.

Des rendez-vous réguliers avec le Club Food+Wine
Un grand événement annuel, c’est bien « mais l’idée est de fidéliser une clientèle d’amatrices et d’amateurs désireux d’avoir accès à ce fameux “french art de vivre” de manière régulière », explique Alexandra Rendall, notre collaboratrice récemment installée au Vietnam. Il y a plus d’un an, un Club baptisé « Food &Wine » a été créé à Hong-Kong avec l’aide des éditions du Guide Lebey pour la partie gastronomique. Depuis quelques mois  un second club a vu le jour au Vietnam, à Hô Chi Minh-Ville.

Prochaine soirée le 10 décembre
Pour cette troisième soirée du Club Food+Wine Vietnam, la viticulture durable, bio et biodynamique était à l’honneur. Parmi les domaines français présents, on pouvait trouver des cuvées de chez Marrenon, Stéphane Ogier, Thierry Germain, Alain Chabanon, Ampelidae, Louis Latour ou encore Weinbach. Des domaines italiens (Vanitá, Ciù), autrichien (Fred Loimer) et australien (Paxton et Handpicked) y présentaient aussi leurs offres en bio. « Plus d’une centaine d’invités de tous horizons sont venus déguster une sélection de “sustainable wines” du monde. C’est quelque chose d’encore très nouveau ici, à Hô Chi Minh City. Le prochain rendez-vous aura lieu le 10 décembre, pour préparer les choix des vins de Noël, que nous passerons tous à Saigon cette année. », ajoute Alexandra Rendall.

Contact Club Wine+Food Vietnam :
Alexandra Rendall, [email protected]

Le Grand Tasting Tokyo, le succès malgré tout

En dépit de frontières fermées et de l’impossibilité pour les producteurs de se déplacer au Japon, le Grand Tasting Tokyo s’est parfaitement déroulé du 13 au 15 novembre dernier.

4 000 amatrices et amateurs au rendez-vous
Grâce à l’excellent travail des partenaires japonais de Bettane+Dessauve (l’importateur Pieroth en tête), les visiteurs ont répondu présents pour découvrir une soixantaine de producteurs français et étrangers (venus d’Italie, de Nouvelle Zélande, d’Argentine, du Chili, des Etats-Unis et d’Espagne). Parmi les vins français présents, l’appellation bordelaise était dignement représentée, mais également la Champagne et le Languedoc.

E-masterclass
Les masterclass ont eu lieu comme prévu mais en vidéo, contexte sanitaire oblige. Gérard Bertrand, Odilon de Varine (Champagne Gosset), Ludovic Fradin (Smith Haut Lafitte), Hans Astrom (Klein Constancia), Pierre-Alexandre Gazaille (Edmond de Rothschild Heritage), Michel Friou (Vina Alma Viva) se sont prêtés au jeu de présenter leurs cuvées à distance.

A l’heure où tous les événements français autour du vin sont « en pause », ce fut une bouffée d’oxygène pour les participants et les organisateurs…

Le Grand Tasting Paris, qui devait avoir lieu les 27 et 28 novembre, est reporté au premier semestre 2021. Pour vous faire patienter, nous préparons des vidéos de dégustation avec les domaines participants, à découvrir très bientôt sur notre site et nos réseaux.

Quatre valeurs sûres en morey-saint-denis et nuits-saint-georges

Après corton, gevrey-chambertin et la côte-de-beaune, voici deux morey-saint-denis premier cru et deux nuits-saint-georges premier cru que notre dégustateur veut vous faire redécouvrir

Domaine Heresztyn-Mazzini, première cuvée qui confirme

Mariage heureux
Une sympathique nouvelle génération de la famille, Florence et Simon, est à l’œuvre sur un peu plus de cinq hectares en conversion bio. Le style des vins associe la probité d’une approche artisanal à la vigne à une recherche louable d’équilibre dans le vin. Le domaine travaille beaucoup sur ses élevages, à la recherche du meilleur mariage entre chaque cru et le bois qui lui convient le mieux. L’utilisation de plus en plus importante de vendange entière gomme la discrétion que pouvaient avoir les vins. Souvent délicats et épurés, ils sont de plus en plus précis. 2018 les voit plus construits avec en pointe le morey-saint-denis les-millandes et le gevrey les goulots.

Le vin
Domaine Heresztyn-Mazzini, Morey-Saint-Denis premier cru Les Millandes, rouge 2018
Profond dans sa couleur, dans sa matière, séveux et équilibré. Les Millandes figuraient déjà en première cuvée dans le classement du docteur Lavalle de 1855, ce que ne dément pas ce 2018.

La note
17/20

Le prix
55 euros

Les coordonnées
03 80 33 62 71 // [email protected]
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Domaine Georges Chicotot, match au sommet à Nuits : Vaucrains versus Saint-Georges

Un modèle du style
Ce petit domaine artisanal de 9,5 hectares que nous promouvons dans notre hiérarchie s’affirme d’une année sur l’autre comme une des sources les plus remarquables. Les parcelles sont petites mais toutes très bien situées et les vins, méticuleusement vinifiés depuis 22 ans par Pascale, l’épouse de Georges Chicotot rejointe par leur fils Clément, peuvent servir de modèle de style. 2018 confirme le tournant vers des rouges encore plus fins tout en étant de garde, sans la pointe de réduction qui demandait un carafage avant le service en vin jeune. Par son sens inné de l’accueil, une descente de cave avec le truculent Georges est un grand moment dans la grande tradition de l’hospitalité vigneronne bourguignonne.

Le vin
Domaine Georges Chicotot, Nuits-Saint-Georges premier cru Les Vaucrains, rouge 2018
Vaucrains voudrait dire sol pauvre, qui ne vaut rien. Seule la vigne peut pousser dans ce climat au-dessus des célèbres saint-georges dont il partage de nombreuses caractéristiques. Profond, racé, dense, le tannin est de grande qualité, la suite de bouche impressionne d’énergie et de race.

La note
18/20

Le prix
70 euros

Les coordonnées
03 80 61 19 33 // [email protected]

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Domaine Guy & Yvan Dufouleur, les remarquables Perrières de nuits-saint-georges

Élégance et puissance
Ce domaine est géré par le descendant de l’une des familles nuitonnes les plus connues, également président de l’appellation nuits-saint-georges. Il s’étend de Fixin à Santenay. Yvan a renoncé au négoce familial pour se consacrer à son vignoble. La qualité de la gamme ne souffre d’aucun reproche, dès les appellations régionales, ce qui n’est pas pour nous étonner quand on connaît l’exigence d’Yvan. Elle progresse même depuis des années ce qui mérite une promotion dans notre classement. Les 2018 sont construits selon les crus sur l’élégance ou sur la puissance. En ce cas, intenses en goût, ils constituent des vins de garde. Achat en toute confiance.

Le vin
Domaine Guy & Yvan Dufouleur, Nuits-Saint-Georges premier cru Clos des Perrières, rouge 2018
La Bourgogne compte une multitude de grands terroirs appelés Perrières. Nous aimons la dynamique fraîche de ce climat sur calcaire situé sur une carrière souterraine de marbre en activité. Réputé produire des vins fins, 2018 le voit musclé, racé. Une petite garde lui serait nécessaire.

La note
17/20

Le prix
59 euros

Les coordonnées
03 80 61 09 35  // [email protected]

Le beaujolais nouveau d’un nouveau monde (10 euros et moins)

Le beaujolais nouveau façon fête mondialisée, c’était les années 80. Le beaujolais nouveau c’est pas bon, c’était les années 00. Maintenant, c’est 2020. Le beaujolais nouveau est toujours là. C’est celui d’un monde qui change. Tu dois faire partie de ceux qui l’ont compris.
Par Coureur Devin

Je ne veux plus entendre « Le beaujolais nouveau, j’aime pas ça ». Terminé. T’es plus un enfant. Le beaujolais nouveau, c’est comme tout : y’en a des pas terribles, y’en a des délicieux. Faut boire les bons, c’est tout. Moi je suis là pour ça. Pour que tu en boives, parce que tous les ans c’est une fête de retrouver ce vin primeur d’une région que j’aime de tout mon cœur. Et cette année, plus que les autres années, nous avons besoin de cette fête. Parce que jeudi soir, nous n’irons pas au bistrot. Mais ça va apérozoomer grave dans les foyers. En solo, à deux, avec des collocs masqués, un verre de beaujolais nouveau va nous redonner le moral. Je suis là aussi pour que tu boives les meilleurs. J’en ai goûté 24, à l’aveugle, j’en ai gardé huit.

Frédéric Berne, beaujolais nouveau gamay noir, bio, 9 euros
Il veut tout changer à Lantignié, un beaujolais-villages. Enthousiaste au-delà du raisonnable, Frédéric fait tout très bon, très bio. Son nouveau a le même sérieux que tous les autres vins du domaine. Il faut lui donner un peu d’air pour qu’il s’exprime. C’est un nouveau avec du fond, qui n’a pas qu’une tête de nouveau. Tu peux ne pas le boire tout de suite.
Le vigneron : [email protected]
Où ?
Terre de Vignes, https://www.terre-de-vignes.fr/ dans les Yvelines
Pierre Noble à Rouen, https://www.cavespierrenoble.fr/
Le 91 à Villefranche-sur-Saône, 04 74 03 14 10

Domaine Bertrand, Beaujolais nouveau by Super Canon, bio, 7,50 euros
Dans la famille Bertrand je demande Julien, le méticuleux, au sud du mont Brouilly. La nouvelle génération sait que mieux c’est moins. Un domaine plus petit = des vins plus grands. Ce nouveau est un super canon, fin, facile à boire, mais avec cette petite trame aromatique et tanique qui sonne juste.
Le vigneron : [email protected]
Où ?
Les Mets Chais, 02 31 26 20 34, à Caen
La Cave du Sommelier, https://www.lacavedusommelier.fr/ à Rennes
Carnet de Vin https://www.carnetdevins.fr/ à Lorient
Jus d’Octobre, https://www.lejusdoctobre.com/ à Saint-Malo.

David Large, Massaï beaujolais nouveau, bio, 10 euros
Un vigneron trentenaire qui se fait un nom à la vitesse de la lumière. Si tu es né dans les années 80 et 90, tu vas adorer ses références culturelles. Si tu es né avant ou après, tu vas juste aimer ses vins et son côté décalé. Aromatique assez large pour un nouveau finalement assez fin (12,5°). Joli touché de bouche.
Le vigneron : [email protected]
Où ?
À Paris : Les Caves de Prague, 01 72 68 07 36 ; En Vrac, 01 53 26 03 94 et le Canon d’Achille, 01 44 52 96 53.
À Toulouse : Chai Vincent, 05 61 12 34 51 ; In Vino Fredo, 05 61 20 26 51 ;
Une Note de Vin (Nailloux), 05 34 66 87 75 et Cavutopie (Cugnaux), 09 81 89 31 39.

Domaine des Jeunes Pousses, Préambule, bio, 10 euros
Le coup de cœur. Avant même de savoir ce que c’était, j’écrivais « Le vrai beaujolais nouveau, frais, délicat, pimpant ». Deux gars bien, Thibault Liger-belair et Ivan Massonnat, donnent un coup de pouce à deux jeunes en prêtant des vignes et du matos pendant trois ans. Ils ne se sont pas trompés en choisissant Angela Quiblier et Hugo Foizel qui défoncent tout avec cette cuvée. Tu dois en boire, mais ils n’en ont pas fait assez.
Les vignerons : [email protected]

Jean-Baptiste Duperray, beaujolais vieilles vignes nouveau, 7,50 euros
Duperray a l’air d’être un nom béni dans le Beaujolais. Le tout jeune Jean-Baptiste ne fait pas trop de bruit, planqué du côté de Villefranche-sur-Saône, mais il a l’air d’être comme son vin, frais et avec du fond. Étiquette sympa sur la bouteille, jolie aromatique et tannins fins dedans. C’est très réussi, tout simplement, et avec très très peu de sulfites pour les naturistes. Le vigneron : [email protected]
Où ?
À Marseille, Au Marchand de Vin, 04 91 34 92 11.
À Rouen, Les caves Pierre Noble, https://www.cavespierrenoble.fr/

Jean Loron, Tradition Beaujolais nouveau, 6,70 euros
Le journaliste bobo a tendance à embrasser les vignerons et à snober les grosses maisons. Il a tort, évidemment. La Maison Jean Loron place haut-la-main ce vin dans la sélection. Un nouveau compact, structuré, qui file droit, vraiment très bien fait. En plus, il est vraiment pas cher et très bien diffusé comme produit de première nécessité dans les supermarchés.
Le vigneron : [email protected],
Où ? https://boutique.loron.fr/, https://www.nicolas.com/fr/

La Marduette, Famille Chasselay, bio, 10 euros
Tu sais ce qu’est une battle ? C’est quand je m’engueule avec ma femme pour savoir quel est le meilleur vin. Tu sais comment ça finit ? C’est elle qui a raison. Parce que les Chasselay c’est toujours bon, et c’est elle en premier qui a compris que cette cuvée était bonne, malgré son style un peu riche (14°). Mais on a là une belle aromatique, un nouveau généreux, avec un air sudiste des pierres dorées.
Le vigneron : [email protected]
Où ? Dans le réseau La Vie Claire et chez Spirale à Nantes, [email protected]

Maxime Troncy, Sourire de nouveau, conversion bio, 7 euros
« C’est un jeune qui n’en veut », comme aurait dit Les Deschiens sur Canal+. Déjà le nom de sa cuvée, c’est un coup de génie, avec une étiquette qui fait qu’instantanément tu vas mieux. Dans la bouteille, y’a du génie aussi, des arômes appétants, de la personnalité, de la buvabilité. J’ai écrit : « Envie d’en reboire instantanément ». Soit très prudent si tu es gourmand.
Le vigneron : [email protected]
Où ?
À Lyon, Banastou & Fourquet, http://banastouetfourquet.fr/
Vercoquin, https://www.vercoquin.com/
À Paris, Cave Chabrol, 01 53 34 82 73 ; restaurant Le Mordant (vente à emporter, lemordant-restaurant.fr).
À Saint-Ouen, La Cave Garibaldi, 01 82 02 64 98.

Cinq belles expressions du nord de la côte de Beaune

Après corton, beaune premier cru et gevrey-chambertin, voici cinq très belles expressions du nord de la côte de Beaune qui ont particulièrement enthousiasmé notre dégustateur

 

Françoise André, un pernand de grand charme

Un duo ambitieux
Le domaine des Terregelesses, créé en 1983, est devenu Françoise André pour signifier le retour à une exploitation familiale. Fait rare, c’est une belle-fille de la famille, Lauriane, qui en a repris les rênes en 2009 en abandonnant son métier de DRH, épaulée par Jérôme Desprès, régisseur du domaine à partir de l’année suivante. Avec modestie et enthousiasme, ce duo ne manque pas d’ambition. Il travaille aujourd’hui un vignoble de onze hectares situé majoritairement au nord de la côte de Beaune et cultivé selon les préceptes biodynamiques. Cette taille de domaine approche de l’optimum pour Lauriane qui privilégie la qualité du vin et ne souhaite pas à ce titre démarrer d’activité de négoce. Les rouges ne subissent pas d’extraction importante. S’ils sont accessibles assez vite, ils offrent comme les blancs une représentation fidèle de leur terroir d’origine.

Le vin
Domaine Françoise André, Pernand-Vergelesses premier cru Sous Frétille, blanc 2018
Climat promu en premier cru en 2000 pour sa production en blanc. Il donne un vin noisetté, frais, équilibré entre ses amers et une fine acidité.

La note
15,5/20

Le prix
38,50 euros

Les coordonnées
03 80 24 21 65 // [email protected]

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Domaine Chevalier Père et Fils, ladoix l’appellation à suivre

Finesse et élégance
L’histoire commence avec trois hectares de gamay en 1850 et perdure aujourd’hui avec trois des cinq filles de Claude Chevalier : Julie au commerce, Anaïs à la gestion et Chloé depuis 2010 aux manettes techniques des seize hectares du vignoble acquis à la cause de la colline de Corton et de ses environs. Chloé a eu à cœur de faire progresser les rouges qui vivaient dans l’ombre des blancs et affirme le potentiel de ses ladoix dont on sous-estime souvent la puissance native qu’il faut canaliser. Les vins d’aujourd’hui se différencient par leur finesse et leur élégance naturelle, admirablement mises en avant par une extraction intelligente et plus juste.

Le vin
Domaine Chevalier Père et Fils, Ladoix, rouge 2018
Remarquable ladoix qui a trouvé dans le millésime une assise étonnante, de la densité sans excès de tannins avec une dimension rare dans l’expression du fruit. Ladoix est une appellation hautement fréquentable.

La note
15,5/20

Le prix
20 euros

Les coordonnées
03 80 26 46 30 // [email protected]

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Rodolphe Demougeot, les Charmots, un pommard tendre et délicat

Des rouges énergiques
Bien qu’installé depuis 1998 dans la commune de Meursault, Rodolphe Demougeot développe depuis 1992 un domaine dont le cœur de 7,8 hectares se compose principalement d’une jolie représentation des crus de Pommard et de Savigny-lès-Beaune. Les vins rouges, issus de raisins minutieusement triés, égrappés ou non, vinifiés en cuves béton, ont une énergie qui leur assure une buvabilité dès leur jeune âge avec une capacité de petite garde. Les blancs, quant à eux, offrent droiture et verticalité.

Le vin
Rodolphe Demougeot, Pommard premier cru Les Charmots Le Cœur des Dames, rouge 2018
Cette parcelle au sol rouge se situe dans le mini-clos en forme de cœur juste au-dessus des Epenots. Typique des charmots, souple et gourmand, ses tannins sont délicats, la fin de bouche développe une persistance agréable.

La note
16/20

Le prix
48 euros

Les coordonnées
03 80 21 28 99  // [email protected]

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Domaine Vincent Girardin, pour connaître les grands bourgognes

Biodynamie et style
Vincent Girardin créa en 1982 ce négoce novateur puis l’entreprise a été cédée en 2012 à la Compagnie des Vins d’Autrefois, basée à Beaune. Éric Germain, associé de première heure, continue la gestion de son équipe et de ses vignobles qui ne cessent de s’agrandir et comptent aujourd’hui 22 hectares entre propriété et prestation de service, avec une représentation unique des climats de côte de Beaune. En 2018, l’ensemble est conduit en biodynamie et le style des vins s’est affiné. Aujourd’hui les blancs et les rouges, toujours réussis, sont devenus des valeurs sûres et peuvent servir de métronome sur la côte, chaque cru correspond à l’idée que l’on peut se faire de ce terroir quand il est bien mené. Ceux qui connaissent mal les grands bourgognes pourront venir ici s’en faire une idée juste.

Le vin
Domaine Vincent Girardin, Volnay premier cru Santenots, rouge 2018
Belle réussite. Ce santenots aux accents poivrés, épicés impressionne par sa densité sans qu’aucun tannin n’accroche. Il sera aussi bon dans sa jeunesse que dans sa maturité comme le sera le volnay premier cru Mitans du domaine.

La note
17/20

Le prix
56 euros

Les coordonnées

03 80 20 81 00 // [email protected]

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Domaine Jean-Marc et Hugues Pavelot, des 2018 unanimement remarqués

Des rouges intenses
Avec un passé viticole remontant au XVIIIe siècle, les Pavelot exploitent aujourd’hui treize hectares de très belles parcelles autour de Savigny-lès-Beaune. Hugues et Pierre-Yves succèdent à Jean-Marc pour produire en lutte raisonnée leur gamme de vins, principalement rouges. Une petite activité d’achat de raisins, étiquetée sous le seul nom d’Hugues Pavelot, complète la gamme sur des climats non représentés au domaine. Les vins rouges sont issus de raisins éraflés à 100 %, vinifiés en cuves béton, inox et bois pour les premiers crus. 2018 est une réussite pour ce domaine très sérieux avec des rouges remarqués qui ont su capter l’intensité du millésime.

Le vin

Domaine Jean-Marc et Hugues Pavelot, Savigny-lès-Beaune premier cru Les Serpentières, rouge 2018
Petite parcelle au sol argileux et à la pente abrupte qui donne un vin en général assez mûr, c’est le cas en 2018. Nez de kirsch, de fleurs mauves. La bouche est puissante avec des tannins très fins dans ce millésime.

La note
16/20

Le prix
28 euros

Les coordonnées
03 80 21 55 21 // [email protected]