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Six bulles Prix Plaisir

Noël est là, c’est l’heure des grandes réunions festives. Voilà une sélection d’effervescents venus de toute la France, médaillés au Concours Prix Plaisir 2019 et entre 8 et 14 euros. Bonnes fêtes !

Caves Bailly Lapierre, Noir & Blanc, crémant de bourgogne brut
Pourquoi c’est bon ?
Parce que cette cave coopérative s’impose comme une référence incontournable du crémant de Bourgogne. Depuis Bailly, les 430 vignerons proposent une gamme sérieuse et recommandable. Viticulture soignée et vinification intelligente, les terroirs de l’Yonne sont entre de bonnes mains.
Et ça donne quoi ?
De la finesse. Un chardonnay et un pinot noir bien assemblé et équilibré. C’est fin, précis et énergique dans la finale. Voilà un crémant qui sait tout faire de l’apéritif au dessert.
Avec qui ?
Ceux qui veulent aller au bout de la nuit, avec style et sans fatigue.
8,80 euros
Médaille d’or Prix Plaisir
http://www.bailly-lapierre.fr/

Escher & Thomas, vouvray mousseux 2015 brut          
Pourquoi c’est bon ?
Parce qu’Iwan et Cécile, le duo derrière cette signature, sont des explorateurs. Experts en méthode traditionnelle, ils s’amusent avec talent à vinifier de manière effervescente les cépages ligériens (sauvignon, gamay, pinot d’aunis). On trouve chez eux un melon de bourgogne pétillant, original et rafraîchissant.
Et ça donne quoi ?
Un vouvray charmeur et salivant, entre fruit et acidité. Tranquille ou pétillant, vouvray n’est pas l’une des références du chenin par hasard.
Avec qui ?
La conversation lumineuse d’un grand écrivain, près de la cheminée crépitante d’une maison de campagne.
12 euros
Médaille d’or Prix Plaisir
http://www.escher-thomas.com/

Le Cellier Lingot Martin, Cuvée Sélectionnée, bugey-cerdon rosé 2018 demi-sec
Pourquoi c’est bon ?
Parce qu’on ne boit jamais de bugey-cerdon. S’il y a bien une bulle à découvrir c’est celle-ci. Elaborée grâce à la méthode ancestrale, le vin est mis en bouteille alors que la fermentation alcoolique n’est pas terminée, sans liqueur de tirage sans liqueur d’expédition. Ce regroupement de quatre familles travaille 35 hectares du vignoble cerdonnais.
Et ça donne quoi ?
Une bulle très fine, acidulée et demi-sec. Le poulsard complète le gamay majoritaire de cet assemblage gourmand. Un vrai dessert.
Avec qui ?
Les curieux, les explorateurs, les dénicheurs de pépites, les chercheurs d’or.
8,25 euros
Médaille d’or Prix Plaisir
http://www.lingot-martin.fr/

Antech, Émotion, crémant de limoux rosé 2017 brut
Pourquoi c’est bon ?
Parce que le talent de Françoise Antech-Gazeau ne doit pas rester dans l’ombre. Sa maison de négoce mérite toute votre attention. Un million de bouteilles sont produites chaque année. Large gamme, cohérente, d’un bon niveau qualitatif, en progression constante, c’est la valeur sûre de l’appellation.
Et ça donne quoi ?
Antech cherche la pureté, la minéralité, l’équilibre et la fraîcheur. Voilà un rosé gourmand, aux jolies notes de fruits rouges. Idéal en toutes occasions.
Avec qui ?
Ceux qui aiment les effervescents rosés, l’été, l’hiver, sous le soleil, sous la neige, tout le temps, toujours. Bref, les meilleurs d’entre nous.
10,95 euros
Médaille d’argent Prix Plaisir
https://www.antech-limoux.com/

Wunsch & Mann, crémant d’alsace 2012 non dosé
Pourquoi c’est bon ?
Parce que c’est l’Alsace en bouteille, la beauté des coteaux de Wettolsheim, le charme des villages. Vingt hectares permettent à Marc Mann et son équipe de produire des vins bien vinifiés, expressifs et fidèles à leurs terroirs.
Et ça donne quoi ?
Attaque beurrée, bulle fondante. Les trois pinots (blanc, auxerrois et noir) s’assemblent dans ce non dosé de fête. Il est fait pour la gastronomie.
Avec qui ?
Les rêveurs.
14 euros
Médaille d’argent Prix Plaisir
https://wunsch-mann.fr/

Cave de Tain, Blanc de Blancs, saint-peray brut
Pourquoi c’est bon ?
Parce que la cave de Tain ne cesse jamais de progresser. Des saint-joseph aux hermitages, des crozes aux cornas, millésime après millésime, les vins vont vers plus de raffinement et s’affirme avec style.
Et ça donne quoi ?
Un 100 % roussanne sur granit, tout au sud du Rhône nord. Blanc de blanc, floral, intense qui ne perd pas son charme apéritif.
Avec qui ?
Toute sa famille (en âge de consommer du vin évidemment). Les grandes appellations parlent à toutes les générations.
13,70 euros
Médailles de bronze Prix Plaisir
https://www.cavedetain.com/fr/

Grâce à un casque VR, le château Lagrange tout entier voyage de par le monde

Lors de la dernière édition du Grand Tasting, qui s’est déroulée fin novembre à Paris, une centaine de personne ont pu visiter le château Lagrange, troisième grand cru classé de Saint-Julien. Comment ? Grâce à un casque de réalité virtuelle. Nouvelle manière de découvrir cette propriété dont les 118 hectares d’un seul tenant sont situés sur un point culminant de l’appellation, cet outil innovant sera dorénavant mis à la disposition de « tous ceux qui croiseront le chemin des divers représentants du domaine, lors de salons ou de dégustations autour du monde. » Outre le vignoble, cette technologie immersive présente également l’histoire du château et permet de “visiter” le cuvier et les chais. Unique en son genre à ce jour dans l’univers viticole, cette expérience durant environ trois minutes.

Veuve Clicquot, un hiver très parisien

Un espace consacré au coffret Veuve Clicquot Arrow (photo) à La Grande Epicerie jusqu’à début janvier, une dégustation de ses différentes cuvées dans le patio de l’hôtel Royal Monceau ou sur la terrasse d’hiver du Fouquet’s jusqu’à la mi-février, un tea time au Meurice autour de son champagne demi-sec, servi en carafe Baccarat au restaurant Le Dalí jusqu’à fin janvier, ou encore un dîner chez Lapérouse, dans le salon La Grande Dame, la maison Veuve Clicquot a pris ses quartiers d’hiver dans la capitale. Le parcours complet et les adresses sont à découvrir sur le site de Veuve Clicquot.

Un hommage au spritz pour le centenaire d’Aperol

La marque italienne Aperol, propriété du groupe Campari depuis 2003 et distribuée en France par la société Baron Philippe de Rothschild (via sa filiale RFD), a choisi de célébrer son centenaire avec un coffret collector, une édition limitée en forme de rondelle d’orange disponible en exclusivité chez Eataly, temple parisien de la gastronomie italienne. Symbolisant la couleur et l’ingrédient phare de la recette – inchangée depuis sa création et toujours tenue secrète – de cet apéritif doux amer créé en 1919 à Padoue par les frères Barbieri, ce pimpant objet adresse également un clin d’œil au cocktail vénitien qui a tant contribué à sa renommée de par le monde.

Aperol, coffret collector 100 ans, 45 euros (prix conseillé)

En Nouvelle-Zélande, l’aventure d’Ariane et Benjamin de Rothschild prend de l’ampleur

Anne Escalle, directrice d'exploitation du vignoble de Rimapere, et Ariane de Rothschild, présidente du conseil d’administration d'Edmond de Rothschild. Photo : Anaka

En devenant en novembre dernier l’unique actionnaire du vignoble de Rimapere, une aventure débutée en 2012 avec le souhait de Benjamin de Rothschild de créer un sauvignon blanc de référence et l’acquisition pour ce faire de 24 hectares de vignes dans la vallée de Marlborough, Edmond de Rothschild Heritage a franchi un cap dans son implantation en Nouvelle-Zélande. Cette nouvelle étape dans l’histoire du domaine – dont le nom, qui signifie “cinq flèches” en maori, rend hommage tout à la fois aux traditions familiales qu’à la culture de ce territoire viticole du bout du monde – s’accompagne de la nomination à la tête de l’exploitation d’Anne Escalle (photo). Installée en Nouvelle-Zélande depuis 2007, cette dernière aura pour mission de renforcer le travail initié dans ce terroir « pour en sublimer la production et élaborer des vins premium et artisanaux (single vineyard) à partir des cépages emblématiques de la région, sauvignon blanc et pinot noir. »

Faire briller Rimapere

En remerciant pour son expertise et son engagement la famille Peabody, avec laquelle Edmond de Rothschild Heritage a collaboré ces six dernières années, le groupe a salué l’arrivée de cette nouvelle recrue. Notamment par la voix de Boris Bréau, directeur général de la branche vins d’Edmond de Rothschild Heritage* : « Nous n’en sommes qu’au début de l’apprentissage du potentiel de ce terroir. Après six années d’expériences et de découvertes, nous décidons aujourd’hui de passer à la vitesse supérieure (…). Anne est un atout unique dans notre organisation, avec sa double nationalité franco-néo-zélandaise, son cursus académique et un parcours professionnel de premier plan. » Ariane de Rothschild a quant à elle rappelé le caractère exceptionnel du terroir de Rimapere : « C’est une pépite : il ne tient qu’à nous, à notre expertise et à notre courage de la faire briller. Nous marquons aujourd’hui une nouvelle étape dans l’aventure et l’ambition de Rimapere. »

* Edmond de Rothschild Heritage Wines, ce sont 500 hectares de vignes répartis dans le Bordelais (Château Clarke, Château des Laurets, Château Malmaison), en Nouvelle-Zélande (Rimapere), en Argentine (Bodega Flechas de los Andes), dans la Rioja en Espagne (Bodegas Benjamin de Rothschild & Vega Sicilia – Macán) et en Afrique du Sud (Rupert & Rothschild Vignerons).

Une nouvelle chef de cave chez champagne Henriot

Actuellement responsable des relations avec le vignoble au sein de la maison Krug, qu’elle a intégrée en 2015 après une première expérience en tant qu’œnologue au Centre Vinicole – Champagne Nicolas Feuillatte, Alice Tétienne (photo) rejoindra Champagne Henriot au deuxième trimestre de 2020

La maison Henriot décrit sa future chef de cave, d’origine champenoise, comme étant portée par une volonté de compréhension globale du vignoble : « Alice Tétienne a dans un premier temps investi le secteur viticole afin de comprendre la matière première et l’influence du terroir sur l’expression végétative et la qualité des raisins. Elle est titulaire d’une licence des Sciences de la vigne et d’un master Vigne et terroir. (…) Afin d’être en capacité de valoriser au mieux et de développer l’image du champagne, Alice Tétienne a ensuite exploré le secteur de la communication grâce à l’obtention d’un master Vins et champagne et une immersion au sein du service marketing de la maison Laurent Perrier. Elle s’est ensuite concentrée sur l’œnologie, obtenant le diplôme national d’œnologue et fut récompensée lors de sa soutenance par le prix de l’innovation œnologique et le prix du mémoire. »

Avec une pensée pour Apolline Henriot

Ce beau curriculum a été salué par le président de Champagne Henriot, Gilles de Larouzière : « Nous sommes très heureux qu’Alice Tétienne nous rejoigne. Femme brillante et de grand talent, elle contribuera au rayonnement et à la valorisation de Champagne Henriot, amorcée en 2018, grâce à sa culture de l’excellence et à son fort esprit de collaboration avec nos partenaires du vignoble. En la nommant, j’ai bien sûr aussi une pensée particulière pour une autre femme de talent, mon aïeule Apolline Henriot, qui en 1808 a fondé notre maison. » Gilles de Larouzière a également remercié Laurent Fresnet (qui s’en va chez Mumm, en lire plus ici) en précisant que ce dernier avait « fortement contribué à renforcer la précision et l’élégance » des champagnes Henriot ces treize dernières années.

2019, un millésime d’artiste, épisode II

Deuxième volet consacré au millésime 2019, Michel Bettane est allé rencontrer Ludivine Griveau (première femme régisseur des Hospices de Beaune) et Albéric Bichot (président du directoire de la Maison Albert Bichot) pendant la célèbre vente aux enchères caritative qui se tient chaque année fin novembre. Où il est question d’inédit, de bio et de style bourguignon.

Voir la vidéo sur le château des Jacques en Beaujolais, https://youtu.be/hx5BbXGW45g

Clos du clocher : une gravure pour écrin

Le beau coffret de bois ci-dessus ne contient pas de clous. Une simple pression de la main permet en effet de faire basculer en douceur ce couvercle que l’on ne voudrait surtout pas voir s’abîmer. Figurant déjà, avec la précision retrouvée de ses origines, sur l’étiquette des bouteilles issues de ce vignoble de 5,9 hectares dirigé par Jean-Baptiste Bourotte (et appartenant depuis près de 100 ans à la famille Bourotte-Audy), cette gravure à l’ancienne raconte ici en un peu plus grand « le paysage immuable du plateau de Pomerol, les parcelles de vignes qui invitent à la rêverie au pied de l’église. » Un point de vue sur le terroir, sa magie et sa matière – l’argile bleue qui sert de berceau aux merlots et les graves « qui réchauffent si bien les vieux cabernets francs » – qui permet d’ouvrir ou de prolonger la dégustation du vin du Clos du Clocher (80 euros la bouteille), et de le transformer en un bien beau cadeau de Noël.

Battle de rappeurs en Champagne

Si les champagnes Armand de Brignac, marque appartenant à Jay-Z, sont élaborés par la famille Cattier (on en a encore récemment parlé ici), on ne sait pas forcément que Drake joue depuis un an dans la même cour du haut de gamme et des bouteilles métallisées. Le rappeur canadien travaille lui en partenariat avec la maison familiale Pierre Mignon pour proposer ses cuvées Mod Sélection, au nombre de quatre désormais. On a découvert cette info et la photo ci-dessus sur le blog La Champagne de Sophie Claeys, l’article complet est .

La Bourgogne sous la main
(et sous le sapin ?)

Edité pour la première fois par Pierre Poupon en 1952, l’ouvrage de référence Les Vins de Bourgogne a été vendu depuis à plus de 250 000 exemplaires. Désormais traduit en quatre langues, cette bible pour l’amateur comme le professionnel, qui vient d’être rééditée pour la seizième fois et enrichi à cette occasion d’une cinquantaine de pages, « donne avec précision et clarté tous les renseignements nécessaires à la connaissance des vins de Bourgogne et du Beaujolais. »

Fidèles à la grande rigueur des informations qu’elles présentent, régulièrement mises à jour, ces pages n’en accueillent pas moins quelques nouveautés. Outre huit cartes en couleur des vignobles, soixante cartes des appellations, trente tableaux et schémas et les fiches appellations, cette nouvelle édition contient plus de détails et d’illustrations concernant la vinification et l’élevage et accueille des encadrés permettant d’approfondir certains sujets (par exemple la minéralité, les vins bio ou encore les crémants).

Bien sûr, la nouvelle dénomination géographique bourgogne-côte d’or, reconnue en 2017, a désormais sa fiche, tout comme l’AOC vézelay (ex-bourgogne-vézelay). Cette nouvelle appellation a également droit à sa toute première carte, une spécialité de cette société d’édition désormais gérée par le journaliste et dégustateur Laurent Gotti, qui signe avec Sylvain Pitiot l’incontournable ouvrage évoqué ici.

Laurent Gotti & Sylvain Pitiot, Les Vins de Bourgogne, 16e édition. Collection Pierre Poupon, 24 euros

La première édition de cet ouvrage devenu une institution date de 1952