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A Saint-Mont, le monastère est devenu un hôtel

Des visites guidées au chai et à la vigne proposées en français, en anglais et en espagnol aux ateliers pédagogiques consacrés à l’assemblage en passant, par exemple, par la dégustation commentée de vins bio et l’accueil au domaine (gîtes et chambres d’hôtes), les vignerons réunis depuis quatre décennies au sein de l’union de coopératives Plaimont « sont depuis toujours impliqués dans la valorisation et l’animation de leur territoire, riche en traditions et en événements. »

Grâce à leur engagement dans la réhabilitation de leur patrimoine, l’amateur venu découvrir les différentes appellations de ce vignoble du piémont pyrénéen (AOC saint-mont, madiran, pacherenc-du-vic-bilh et IGP côtes-de-gascogne) pourra désormais faire halte au monastère de Saint-Mont, pour déjeuner à La Petite table tenue par le chef Jean-Paul Tossens ou séjourner plus longuement dans l’une des huit chambres et trois suites dont a été doté cette historique bâtisse datant du XIe siècle.

Tous les détails sur cette nouvelle proposition hôtelière avec spa, caves voûtées et bar à vins présentant une large sélection de vins issus des quatre appellations précitées sont à découvrir ici.

La coopérative Plaimont est née en 1979 de l’union des vignerons de Plaisance, Aignan (le vignoble en photo ici) et Saint-Mont.

Cognac Frapin, un exemple d’excellence

Après ses beaux résultats à la compétition internationale qui s’est tenue en début d’année à San Francisco et dont nous vous avions parlé ici, après aussi les beaux commentaires et notes récoltés lors de l’Ultimate Spirit Challenge*, c’est à Londres que la maison Frapin a récemment brillé avec les flacons en image ci-dessus et ci-dessous. Son cognac VSOP a reçu une médaille d’or dans la catégorie VSOP-Single Cru et son XO Château Fontpinot a reçu le titre de master de sa catégorie (XO-Single Cru), médaille accordée aux eaux-de-vie ayant obtenu un score de 90/100 ou plus.

Egalement master de sa catégorie (Millesime-Single Cru), le cognac Millésime 1990 – 27 ans d’âge de la maison a quant à lui reçu la plus haute distinction du concours en étant désigné comme « Taste Master », soit le meilleur cognac parmi ceux ayant reçu le titre de master, toutes catégories confondues. Evoquant « un cognac exceptionnel », l’un des membres du jury a estimé que c’était « vraiment un exemple d’excellence en matière de vieillissement. » Les résultats complets de l’édition 2019 de cette compétition organisée par The Spirits Business sont à découvrir ici.




*Le cognac Château Fontpinot y a obtenu en mars dernier un score de 95/100 (« Extraordinary ; Ultimate recommendation ») dans la catégorie XO et le cognac 1270 le score de 91/100 (« Excellent ; Highly recommended ») dans la catégorie VS. 

La compétition Cocktail Hero avec la bartender de Tiger

? La deuxième candidate en vidéo

Céline Lopes, chef de bar chez Tiger (Paris 6e) fait partie des six prétendant(e)s au titre de Cocktail Hero. On l’a rencontré chez elle, enfin au Tiger, et on a parlé Negroni, Tequila Sunrise et verres cassés.

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? Le Grand Tasting de Printemps, c’est aussi le rendez-vous du cocktail ?avec une compétition inédite, Cocktail Hero, créée par Bettane+Desseauve en partenariat avec Maison Villevert.
Pour l’occasion, six bar-tender parisiens s’affrontent sur les fondamentaux de la mixologie et sur leur créativité. Au programme, quatre épreuves, de la technique, de la vitesse, une réinterprétation du Negroni, un cocktail signature et beaucoup de talent.

? Les six candidats en photo
De gauche à droite
: Marie Cabaret-Besenval (Kouto, 75010), Jean Munos (Park Hyatt Paris Vendome, 75002), Céline Lopes (Tiger, 75006), Lucas Charlot (Andy Wahloo, 75018), Angelo Forte (No Entry, 75009) et Amir Enu (Golden Promise, 75002) 

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? Cocktail Hero – le programme

Vendredi 24
11h30 – 13h00 / Le « Perfect Serve » jugé par Christophe Jumentier ancien barman et aujourd’hui consultant
14h – 15h30 / Le « Be Fast », cinq cocktails classiques, cinq minutes, jugé par Laurent Giraud, chef barmen du Harry’s New York Bar

Samedi 25
11h30 – 13h00 / Un siècle de Negroni, le cocktail de demain, jugé par Thierry Desseauve
14h – 15h30 / Mon cocktail signature ? jugé par Christophe Macra MW et propriétaire-associé de la cave Apogée
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La billetterie du Grand Tasting de Printemps sur le site ? printemps.grandtasting.com
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Le Grand Tasting de Printemps, Carreau du Temple, 75003 Paris.

Bourgogne, plus de cent manifestations viticoles réunies dans un nouveau guide en ligne

Pour son édition 2019, le guide touristique En route vers les bourgognes édité chaque année depuis huit ans par le bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) – et distribué gratuitement dans plus de 800 points en Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes – ne sera pas assorti de l’habituel agenda des fêtes viticoles, celui-ci étant désormais proposé directement sur internet. Accessible ici et dans les différents offices de tourisme de la région, cette brochure en ligne qui répertorie en français et en anglais plus d’une centaine de fêtes et de manifestations viticoles bourguignonnes sera mise à jour régulièrement, par le BIVB comme par les professionnels du tourisme, afin que les visiteurs aient toujours accès à l’information la plus précise possible.

Dans un souci constant de sécurité des publics, ce guide rappelle au visiteur qu’il participe à des fêtes responsables : « Les organisateurs s’engagent à informer et sensibiliser sur les repères de consommation responsable et à distribuer aux plus jeunes des supports ludiques et pédagogiques sur les richesses viti-vinicoles de la Bourgogne. » Cette première édition détaille par ordre chronologique, avec une courte présentation et toutes les infos pratiques nécessaires (horaires, lieu, tarifs, contact, site web) les différents rendez-vous de la saison, des plus singuliers aux plus solennels, dont ceux dotés du label Vignobles & Découvertes, repère qualitatif créé par Atout France en 2009 que la Bourgogne arbore sur plus de 600 propositions (hébergement, restaurant, activités), dont 185 de ses caves.

Rendez-vous au jardin de Larrivet Haut-Brion

Photo : Yann Monel

L’amateur de vin comme de jardin peut s’inscrire dès maintenant ici pour assister à l’événement gracieusement organisé le 8 juin prochain au château Larrivet Haut-Brion, propriété de l’appellation pessac-léognan dotée depuis quelques saisons d’un jardin paysager qui est la « traduction végétale » des caractéristiques de ses vins (nous vous avions parlé en détail ici).

Dans le cadre des Rendez-vous aux jardins 2019, le duo qui est à l’origine de cette création – Emilie Gervoson, co-propriétaire de ce domaine familial, et Soline Portmann, paysagiste – invite le public à venir y faire « une promenade délicieuse suivie d’une dégustation d’accords vins-jardin, afin de savourer ce jardin comme on savoure un grand vin. »

Ceci uniquement sur inscription (c’est par ) et dans la limite des places disponibles, bien entendu.

Béatrice Pontacq au château d’Issan

Béatrice Pontacq. Série des nuages par la fenêtre - Sur la montagne, 35 x 35 cm, photographie, 2018

Inaugurée hier, la nouvelle exposition estivale proposée par le château d’Issan (Cantenac), grand cru médocain classé en 1855, permet aux visiteurs de découvrir jusqu’au 28 juin prochain le travail de l’artiste Béatrice Pontacq. Organisé avec le soutien de l’association “Escales, des artistes et Bordeaux”, cet accrochage baptisé Si proche, si lointain présente des dessins, une quinzaine de toiles grand format ainsi qu’une série de photographies récentes. Entrée libre du lundi au vendredi, de 9 heures à 16 heures.

Béatrice Pontacq. Série « Skies for Mama », 29,5 x 23,5 cm, radiographie et encre à l’huile, 2018

« Chez Béatrice Pontacq, nous sommes dans la théorie de la genèse des formes, dans laquelle l’espace de l’oeuvre est bien loin de tenir le simple rôle d’un contenant de figures reconnaissables (paysages, horizon, nuages), dans laquelle les fonds racontent moins une histoire qu’ils ne produisent le lieu et le temps d’un mystère. (…) Dans ces paysages “imaginaires” dans lesquels se profile le sentiment de l’absence, l’horizon apparaît effectivement comme un symbole du lointain et un au-delà du visible, les bords du tableau sont flous, non définis, comme pour ouvrir l’espace sur le hors champ de la représentation et placer le matériel dans l’immatériel. »

Corinne Szabo, professeure d’histoire de l’art en classes préparatoires aux grandes écoles

BéatricePontacq. Série Plaques nuageuses – Nuages bleus sur fond noir, 20 x 20 cm, technique mixte sur zinc et renalon, 2017

Béatrice Pontacq, Si proche, si lointain
Château d’Issan, 9 mai – 28 juin 2019

Cocktail Hero, la compétition ultime

? Le Grand Tasting de Printemps, c’est aussi le rendez-vous du cocktail ?avec une compétition inédite, Cocktail Hero, créée par Bettane+Desseauve en partenariat avec Maison Villevert.
Pour l’occasion, six bar-tender parisiens s’affrontent sur les fondamentaux de la mixologie et sur leur créativité. Au programme, quatre épreuves, de la technique, de la vitesse, une réinterprétation du Negroni, un cocktail signature et beaucoup de talent.

? Les six candidats en photo
De gauche à droite
: Marie Cabaret-Besenval (Kouto, 75010), Jean Munos (Park Hyatt Paris Vendome, 75002), Céline Lopes (Tiger, 75006), Lucas Charlot (Andy Wahloo, 75018), Angelo Forte (No Entry, 75009) et Amir Enu (Golden Promise, 75002)

? Le premier candidat en vidéo

Lucas Charlot, barman au Andy Wahloo (Paris 3e) fait partie des six prétendants au titre de Cocktail Hero. On l’a rencontré chez lui, derrière son comptoir. On a parlé fin du monde, belle-mère et Long Island.

 

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? Cocktail Hero – le programme

Vendredi 24
11h30 – 13h00 / Le « Perfect Serve » jugé par Christophe Jumentier ancien barman et aujourd’hui consultant
14h – 15h30 / Le « Be Fast », cinq cocktails classiques, cinq minutes, jugé par Laurent Giraud, chef barmen du Harry’s New York Bar

Samedi 25
11h30 – 13h00 / Un siècle de Negroni, le cocktail de demain, jugé par Thierry Desseauve
14h – 15h30 / Mon cocktail signature ? jugé par Christophe Macra MW et propriétaire-associé de la cave Apogée
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La billetterie du Grand Tasting de Printemps sur le site ? printemps.grandtasting.com
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Le Grand Tasting de Printemps, Carreau du Temple, 75003 Paris.

Côtes-du-rhône, le dessin du mois

Guillaume Long pour Inter Rhône

C’est avec ce dessin signé Guillaume Long, l’auteur du blog et de la bande-dessinée A boire et à manger, que l’interprofession de la vallée du Rhône (Inter Rhône) célèbre le joli mois de mai et invite l’amateur à profiter des week-ends prolongés et des promesses de l’été sur les routes touristiques du vignoble des côtes-du-rhône où, de sentiers balisés en chemins escarpés, rien n’a autant d’attraits que la vigne ces jours-ci, pas même « le plus joli des couchers de soleil. »

Saint-Emilion : François Despagne est nommé président de l’association de grands crus classés

Après dix années de vice-présidence, François Despagne, propriétaire du château Grand Corbin-Despagne, vient d’être nommé président de l’association de grands crus classés de Saint-Emilion (AGCCSE). Succédant à ce poste à Laurence Brun, vice-présidente de Dassault Wine Estates, il a affirmé sa volonté de poursuivre la dynamique engagée à ses côtés : « Nos crus de dimension familiale et humaine sont en perpétuelle quête d’excellence pour être les ambassadeurs de Saint-Emilion. Je souhaite poursuivre leur promotion à travers nos opérations tant à Saint-Emilion, à Bordeaux, en France qu’à l’étranger en allant présenter la particularité de nos terroirs uniques auprès des professionnels et des nouveaux consommateurs, en insistant sur la formation et la connaissance auprès des étudiants. »

Créée en 1982 par une vingtaine de grands crus classés de Saint-Emilion « décidés à porter haut et fort l’excellence du classement de l’appellation », l’AGCCSE compte aujourd’hui quarante-neuf membres, ce qui représente une superficie de plus de 800 hectares (environ 90 % de la surface totale occupée par des grands crus classés dans le vignoble de Saint-Emilion). Fervent défenseur d’une viticulture durable et raisonnée (il a engagé le domaine familial sur la route du bio), François Despagne a étudié la microbiologie, la génétique et la biologie moléculaire, puis l’œnologie au sein du laboratoire de recherche de Denis Dubourdieu (son mémoire portait sur l’écologie des levures) avant de revenir à Saint-Emilion, notamment en tant que conseil en gestion de domaines viticoles.

Soutenez Women Do Wine

Allo Sandrine Goeyvaerts ? La caviste et présidente de l’association Women Do Wine organise sa première journée de rencontres et de masterclass le 23 juin prochain à Paris. Pour que cet événement voit le jour dans les meilleures conditions, elle a lancé une récolte de fonds. On vous explique tout, ici

Women Do Wine est née d’un constat négatif ?
D’une prise de conscience. Il y a de plus en plus de femmes dans tous les secteurs du vin mais, mis à part quelques figures médiatisées, elles sont encore peu visibles. Pour tout vous dire, ma passion pour le vin remonte à mes 18 ans quand je suis tombée amoureuse de la cuvée Altenberg de Bergheim de Marcel Deiss. Une révélation. J’ai alors laissé tomber mes études littéraires pour suivre une formation de sommelière avant de m’orienter vers le métier de caviste. J’étais la seule femme dans ma promo de sommellerie, la première fille à gagner le titre de Meilleur jeune sommelier de Belgique. À l’époque, je ne me posais pas de question, j’avais la tête dans le guidon. Mes modèles étaient presque exclusivement des hommes. En 2012, j’ai reçu le prix de l’Homme de l’année décerné par La Revue du Vin de France pour mon blog sur le vin. L’Homme de l’année ? Ça a fait tilt, je me suis dit qu’il y avait un problème.

Et voilà l’idée de créer une association exclusivement féminine ?
Women Do Wine existe officiellement depuis 2017. Cela répondait à une envie de créer un réseau. Il n’y a pas que des vigneronnes, il y a également des femmes qui sont tractoriste ou maître saké, par exemple. Je voulais rendre visible cette grande diversité et inclure également des journalistes, des communicantes, des avocates. Il y a deux critères pour adhérer à notre association : être une femme et être passionnée par le vin.

Women Do Wine est interdite aux hommes. Ce n’est pas contradictoire pour une association antisexiste ?
Assez rapidement des hommes ont demandé à adhérer. On a réfléchi et, finalement, on leur a répondu non. Comme son nom l’indique, Women Do Wine, est un réseau d’entraide, de collaboration de femmes du vin. Tout ce qu’on produit est fait par des femmes, jusqu’à notre site web. C’est un choix, on est dans une dynamique pour promouvoir la visibilité des femmes dans le vin. Cela ne nous empêche pas de communiquer avec les hommes, heureusement.

Comme lors de la journée du 23 juin, par exemple ?
Exactement. Cette première journée à la rencontre des femmes du vin est ouverte à toutes et à tous, femmes et hommes, professionnels et passionnés, membres de l’association ou pas. Le but est d’échanger autour de conférences, de dégustations de vin, de dédicaces, de tables rondes. On a un programme très ambitieux (on peut le découvrir sur le site de l’association, c’est par , ndlr).

Vous avez donc lancé une campagne internationale de crowdfunding pour le financer ?
Oui, c’est une campagne de financement participatif à plusieurs paliers, dix, quinze et vingt mille euros. Si l’on atteint pas le premier, on ne pourra pas organiser la rencontre telle que nous l’avons prévue et les dons seront remboursés. Pour l’instant, nous avons récolté près de sept mille euros et il est encore possible de participer jusqu’au 21 mai. On aimerait évidemment atteindre le palier des quinze mille euros. On a déjà des sponsors, comme Riedel par exemple, mais nous cherchons d’autres donateurs.

Quels sont vos projets pour l’association ?
Nous souhaitons mener des actions de visibilité et de mise en avant des femmes. Et que cette journée devienne un rendez-vous annuel. Jusqu’à ce que cela devienne inutile.

Pour contribuer à cette première rencontre, c’est par ici
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Sandrine Goeyvaerts élue « Homme de l’année » en 2014. Ah, ah, ah, tout est parti de là, dit-elle.