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Mes magnums (56), un best buy à Bordeaux

Château Marquis de Terme,
grand cru classé en 1855, margaux 2015

Pourquoi lui
Parce qu’il est infiniment agréable de dire au monde le bien qu’on pense du vin de quelqu’un qu’on estime. Le directeur général des vignobles Sénéclauze, à qui l’on doit la renaissance du cru, s’appelle Ludovic David. Il a passé quatre années au sein de l’organisation Bernard Magrez, véritable université du vin qui forme in situ les cadres supérieurs de la filière aux arcanes de la production de grands vins. Et où chaque structure concurrente vient se servir en professionnels de haut niveau sans autrement de scrupules.

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Saint-Vincent 2018

Fête viticole bourguignonne lancée en 1938 par la Confrérie des chevaliers du Tastevin et accueillie chaque année par un village différent, la Saint-Vincent se tiendra les 27 et 28 janvier prochains dans le village de Prissé, en appellation saint-véran. Organisée avec l’aide de plus de 200 bénévoles et parrainée par le guitariste et chanteur franco-gallois Michael Jones, cette 74e édition apportera son soutien aux Restos du Cœur en versant une partie de ses bénéfices à l’association. Outre le traditionnel défilé des délégations, avec bannières et statues, et la présentation des cuvées issues de cette AOC productrice de blanc située au sud du Mâconnais (on peut d’ores et déjà réserver en ligne le kit de dégustation de cette Saint-Vincent 2018, c’est par ici), différentes animations seront proposées tout au long du week-end aux petits comme aux grands. Le programme complet est à découvrir sur le site dédié à l’événement, c’est par .

Autriche, des vins à découvrir d’urgence

Les Autrichiens pourraient boire leurs vins jusqu’à la lie. Mais ils préfèrent partager leurs blancs limpides et ciselés et leurs rouges surprenants. Ils produisent environ 300 millions de litres et n’en consomment que 249 millions (chiffres 2016). Ils en importent aussi, bien sûr, 80 millions de litres dont une grande majorité de vins italiens. Les vins autrichiens voyagent dans le monde entier mais l’Allemagne reste leur plus gros marché. Entre 1986 et 2016, le chiffre d’affaires à l’export est passé de 5 à 148 millions d’euros pour un volume multiplié par dix (49 millions de litres en 2016). C’est surtout les plus grands vins autrichiens qui sont dégustés à l’étranger.

Si la Wachau est connue, classée depuis 2000 au patrimoine mondial comme paysage viticole, les régions de Kamptal et Kremstal, dans la prolongation du Danube, offrent des rieslings et des grüner veltliner tout aussi envoûtants, chacun dans leur style, rieslings puissants de garde, grüner aux arômes poivrés et fleuris. Des pinots noirs magnifiques proviennent de la Thermenregion, au sud de Vienne, et des rouges de blaufränkisch et de saint-laurent sont dignes d’intérêt dans le Burgenland et à Carnuntum, à l’est de Vienne.

Aux enchères, la rareté affole les amateurs

Superbe année, 2017 a été marquée par une internationalisation croissante de la clientèle acheteuse. Dans leur soif de découvertes, les amateurs élargissent l’horizon de leurs recherches à une variété de régions qui ne cesse de s’étendre. La quête de vins toujours plus rares reste l’une des constantes de ce marché.

La croissance des volumes vendus aux enchères s’accélère. Sur la plateforme d’iDealwine, les ventes ont crû de 31,8 % en valeur et de 16,5 % en volume au premier semestre, tendance que la fin d’année flamboyante devrait confirmer sur l’ensemble de l’exercice, avec une clientèle étrangère qui achète le tiers des vins adjugés dans ces ventes. Si Bordeaux a longtemps formé le bataillon principal des vins vendus aux enchères, plus aucune région n’est écartée désormais du spectre des ventes. Représentant plus d’un tiers des ventes (37%) le vignoble bordelais est talonné aujourd’hui par la Bourgogne qui comptabilise, en valeur, 31 % des ventes. Vient ensuite le Rhône avec 13 % des vins adjugés. L’ouverture à l’ensemble des grandes régions viticoles s’accélère. Au premier rang de cette “diversification”, on trouve des vins venus de Loire (5 %) et de Champagne (3 %).

Les grands classiques entraînent le marché
Les grands classiques ont encore de beaux jours devant eux. Un mouton-rothschild 2000 a franchi le seuil des 1 500 euros la bouteille, un magnum de château-latour 2010 a atteint 2 160 euros cet été et petrus 2012 se vend déjà 4 800 euros. L’appellation pomerol a le vent en poupe et les crus classés de Saint-Emilion, aux premiers rangs desquels les châteaux Cheval Blanc, Ausone, Angélus et Pavie constituent des “valeurs sûres” bénéficiant d’une visibilité mondiale. En Bourgogne, le prestige des grands noms de la Côte de Nuits n’est plus à démontrer. En tête, les vins du domaine de la Romanée Conti (romanée-conti 2000, 17 146 euros) et ceux portant la signature des domaines Leroy (richebourg 1990, 3 162 euros), Armand Rousseau, Roumier, Ponsot, Mugnier, de Vogüé. Dans le Rhône, ce sont les noms de Guigal (la-landonne 1990, 504 euros), de Jaboulet (la-chapelle 1961, 7 296 euros) et de Jean-Louis Chave (cuvée Cathelin 2000, 4 256 euros) qui enthousiasment les acquéreurs. Au Sud, à Châteauneuf-du-Pape, Château Rayas sort du lot, avec un millésime 1978 adjugé 1 260 euros en début d’année.

Des raretés dans toutes les régions
Dans la Loire, les deux domaines phares qui partagent le triste privilège d’avoir perdu leur vigneron fétiche – Didier Dagueneau à Pouilly et à Charly Foucault au Clos Rougeard – ont vu leurs vins accéder au statut de collector que les amateurs sont prêts à acquérir à tout prix, afin de goûter à un flacon vinifié par ces grandes figures du vignoble. Un magnum de pouilly-fumé Silex 2001 de Didier Dagueneau a atteint 324 euros en début d’année (+22 %) tandis que le saumur-champigny Le Bourg 2002 du Clos Rougeard (en magnum également) s’envolait à 1 338 euros en décembre dernier. Aujourd’hui, toutes les régions peuvent être source de rareté, des millésimes bordelais collector (château-latour 1947 en magnum, 4 080 euros) aux vins très recherchés de certains domaines languedociens (la-grange-des-pères blanc en magnum, 420 euros) en passant par les vieux millésimes de Champagne (cuvée « S » 1959 de Salon, 3 480 euros), les signatures emblématiques (Henri Jayer, vosne-romanée 1er cru Cros Parantoux 1995, 5 640 euros) ou les terroirs d’exception alsaciens (riesling Clos Sainte-Hune 1983 de la maison Trimbach adjugé 360 euros).

Le boom des vins confidentiels
Dans toutes les régions se situant hors du trio Bordeaux-Bourgogne-Rhône, qui fournit le principal contingent de vins adjugés aux enchères, il se trouve un ou deux grands vignerons qui n’hésitent pas à faire bouger les lignes et entraînent dans leur sillage d’autres domaines, contribuant ainsi à rehausser l’image et la notoriété de leur appellation. Ce qui amène les amateurs à rechercher, aux enchères aussi, des vins de plus en plus confidentiels comme le vin jaune 1986 du domaine Overnoy, adjugé 1 560 euros, le clos-des-cistes de Marlène Soria (millésime 1998, 104 euros) ou encore la-petite-sibérie d’Hervé Bizeul (millésime 2003, 318 euros).

Les 3 bouteilles les plus chères de 2017

Voici le podium iDealwine 2017. Ces trois vins, bouteilles et magnum, ont décroché les trois plus belles enchères de l’année. Dans l’ordre : Bourgogne, Rhône, Bordeaux.

Sur la plus haute marche du podium, une bouteille de Romanée Conti 2000 adjugée à 17 146 euros en novembre 2017. En numéro deux, un Hermitage La Chapelle 1961 vendu 7 296 euros en septembre 2017 et sur la troisième marche du podium, un Petrus 1989 en magnum à 6 809 euros a clos brillamment l’année 2017.
Source : iDealwine.

iDealwine, première maison de vente aux enchères en France

Tous les trois, ils ont créé iDealwine il y a 17 ans. Une histoire de copains de bureau, ils travaillaient à la Bourse de Paris à l’époque. Aujourd’hui, Lionel Cuenca, Cyrille Jomand et Angélique de Lencquesaing se retournent sur le chemin parcouru avec une certaine satisfaction. C’est Cyrille Jomand qui a répondu à nos questions.

2017, un grand souvenir chez iDealwine ?
Notre site internet va très bien. Grosse croissance des volumes vendus, aux enchères comme à prix fixe. Nous sommes depuis 2014 la première maison de vente aux enchères en France, internet et vente en salle confondus. Pour les vendeurs de vin, des particuliers pour l’essentiel, notre position donne confiance, mais pas seulement. Ils sont aussi impressionnés par la qualité des vins mis en marché et par les records obtenus.

Quelques chiffres qui parlent tous seuls ?
55, c’est le nombre de pays dont viennent nos acheteurs.
28, c’est le nombre de ventes que nous avons organisées en 2017. Soit une vente tous les quinze jours et quatre ventes “Collections particulières”, c’est-à-dire des ventes réservées à une seule cave d’exception. L’objectif est de passer à 3 ventes par mois.
8, c’est le nombre d’experts iDealwine chargés d’évaluer les vins proposés à la vente et de vérifier tout ce qui est nécessaire.
1, c’est notre banque d’images. Des dizaines de milliers de bouteilles photographiées. Ce qui nous permet de comparer telle étiquette ou tel niveau et, le cas échéant, de poser des questions aux domaines.

Pourquoi aller acheter des vins sur iDealwine ?
On trouve sur iDealwine des vins introuvables ailleurs. Chez nous, une part importante de la clientèle s’intéresse aux collectors. Et nous en avons. Même si nous avons aussi de quoi ravir les amateurs de vins plus simples ou ceux qui veulent se constituer une cave “d’honnête homme”.

Un robot dans les vignes de Saint-Emilion

Dans le cadre d’une quête permanente de solutions innovantes s’inscrivant dans une approche durable de la viticulture, Bernard Magrez vient de faire l’acquisition pour le château Fombrauge d’un robot électrique viticole créé par la société Naïo Technologies. Doté d’une autonomie de 8 heures, TED est un robot enjambeur de 800 kg équipé de quatre roues motrices dont la vitesse de travail est de 4 km/heure. Développé pour le désherbage mécanique de la vigne, il est particulièrement adapté au vignoble saint-émilionnais (1,50 mètre d’inter-rang et 1 mètre d’intercep). La recherche d’une alternative efficace à l’utilisation des herbicides est le premier moteur du développement de la robotique dans la viticulture et ce robot de dernière génération va permettre aux vignobles Bernard Magrez de poursuivre une démarche de protection de l’environnement entamée il y a de nombreuses années.

« Le cahier des charges de ce nouvel outil est complexe : il doit assurer différentes fonctions mécaniques de l’entretien du sol [et] doit permettre un désherbage précis et efficace sous le rang. Son porte-outil multifonctionnel peut être pourvu de différents outils de travail comme un rotor Kress ou une lame intercep. Au niveau de l’inter-rang, TED est équipé d’un outil de tonte qui permet une gestion mécanique de l’enherbement du vignoble. » Bientôt, ce très écologique et performant robot sera également capable de réaliser différentes taches comme l’épamprage, l’effeuillage et le rognage. Ce caractère évolutif fait l’objet de travaux de recherche & développement et TED est envisagé comme un “vecteur” d’outils et de capteurs qui, outre la réalisation de travaux mécaniques, doivent aussi permettre aux viticulteurs « de recueillir d’autres informations techniques ou œnologiques. »

Haute valeur environnementale à Chinon

Au 1er janvier 2017, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, 503 entreprises étaient certifiées HVE (niveau 3), dont 40 % d’exploitations viticoles. D’après les estimations du même ministère, ce label obtenu au terme d’un exigeant processus en trois niveaux en faveur de la biodiversité concernerait plus de mille exploitations françaises au 1er janvier 2018. Menés depuis plus de quinze ans dans une démarche d’agriculture raisonnée, les vignobles de Christophe Baudry et Jean-Martin Dutour (120 hectares de vignes pour une production de 750 000 cols) ont rejoint en fin d’année les rangs des propriétés viticoles de “haute valeur environnementale”. Cette certification vient valider les résultats des domaines de la Perrière et du Roncé et des châteaux de La Grille et de Saint Louans en termes de biodiversité, de stratégie phytosanitaire et de gestion de la fertilisation. Selon les propriétés, le logo HVE figurera sur les étiquettes des vins à partir des millésimes 2016 ou 2017.

« Cette certification reconnait le sérieux de notre travail et l’attention que nous portons à ce que nos pratiques soient durables et préservent cet environnement particulier que nous revendiquons fièrement au travers de nos différents domaines » a commenté le duo de vignerons en précisant par ailleurs que cette reconnaissance ne prenait pas en compte d’autres aspects de leur stratégie environnementale, comme la construction d’un toit photovoltaïque de 1200 m2 visant à produire sans carbone une part importante de l’énergie consommée pour vinifier et élever leurs vins, le soin apporté à toutes les étapes de la vinification et de l’élevage pour réduire l’utilisation du soufre au strict nécessaire ou encore leur engagement social consistant à privilégier l’emploi local et durable. Sans considérer cette certification comme une finalité, Christophe Baudry et Jean-Martin Dutour estiment qu’elle est « une jolie étape » dans l’histoire de la maison qu’ils ont fondée en 2003 sur la base de leurs domaines respectifs avant d’acquérir ensemble les deux « fleurons de l’appellation » (Saint Louans en 2006 et La Grille en 2009).

Mes magnums (55), un grand du Chili (très bon)

Almaviva, chili 2014, Baron Philippe de Rothschild
et Viña Concha y Toro

Pourquoi lui
Nous sommes sensibles à toutes les bonnes idées. Là, refaire l’histoire de Opus One, mais au Chili, se réincarner dans l’accord Philippe de Rothschild – Robert Mondavi, c’était un pari. Il date de 1997 et c’est Philippine de Rothschild qui a poussé les propriétaires de l’immense affaire familiale chilienne, Concha y Toro. Le résultat est là, c’est un grand vin du Chili. Il y en a d’autres, mais celui-là, il est dans nos pages.

On l’aime parce que
Tout l’esprit de Bordeaux interprété par les terroirs chiliens. C’est un bordeaux blend augmenté de carménère, cépage quasi-emblématique du Chili. Bref, cinq cépages dans votre verre, voilà qui promet des complexités interminables, quelle chance.

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Crus bourgeois du Médoc, classement homologué


Par arrêté daté du 29 décembre 2017 et publié au Journal Officiel le 4 janvier dernier, le cahier des charges régissant le classement quinquennal des crus bourgeois médocains a été officiellement validé par les pouvoirs publics. Ces textes définissant les critères de sélection des crus candidats et restaurant la hiérarchie en trois niveaux (cru bourgeois, cru bourgeois supérieur et cru bourgeois exceptionnel) qui a longtemps caractérisé ces vins avaient préalablement été approuvés en assemblées générales extraordinaires par les adhérents du syndicat des crus bourgeois du Médoc. Ces mentions devraient donc à nouveau figurer sur les étiquettes des vins à partir du millésime 2018.

Les grands axes fondant ce projet de classement qui a nécessité cinq années de travail respectent les principes suivants : qualité du vin mesurée lors d’une dégustation à l’aveugle sur plusieurs millésimes ; indépendance et impartialité des jury et dégustateurs, encadrés par un organisme de vérification ; valorisation des points positifs mis en avant par chaque château ; respect de l’environnement ; contrôles perdurant pendant toute la durée du classement ; engagement vis à vis des consommateurs ; traçabilité et authentification de chaque bouteille. Cette homologation permet d’initier les procédures du futur classement, qui sera publié en 2020 et établi pour cinq ans. Le dépôt des candidatures débutera en mars.