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Caisse Duclot Bordeaux Collection 2016

Neuf vins d’exception pour un millésime d’exception


1

Château Ausone

2016 – 98-99/100

Raffinement de texture et plénitude de corps. Un Ausone au fond immense, plus large d’épaule que d’habitude mais avec la même souveraine finesse de tannin. Un géant.
2

Château Cheval Blanc

2016 – 98-99/100

Le plus grand vin de la propriété, du moins à sa naissance, depuis au moins 20 ans ! 38 % franc, 59 % merlot, 3 % cabernet sauvignon. Grand éclat fruité, allonge brillante, tannin ultra fin, délicatesse, allonge raffinée.

3

Château Haut-Brion

2016 97-98/100

Le sommet absolu de son appellation, magnifiques notes de verveine, harmonie de la prise de bois, suavité sans égal en blanc sec de Bordeaux. Un peu plus ample et parfait cette année dans son bouquet que Mission.

4

Château Lafite Rothschild

2016 – 98/100

On retrouve le Lafite qu’on admire, dense, serré, racé en diable, avec une présence en bouche peut-être un rien plus sèche et plus courte que celle de Mouton. La nouvelle direction part sur des bases sûres et saines.

5

Château Margaux

2016 – 98/100

Intensité, finesse et soutien tannique dignes de ce qu’on attend de ce cru, et peut-être une échantillon un peu trop chaud pour donner une idée précise de son potentiel aromatique. Sans doute le plus haut pourcentage de cabernet sauvignon du médoc.

6

Château La Mission Haut-Brion

2016 – 96-97/100

Grand arôme de verveine, fruits blancs et acacia, magnifique définition immédiate en bouche, vraiment à part dans son appellation et plus marquant dans ce style pour les amateurs de grands vins blancs bourguignons.

7

Château Mouton Rothschild

2016 – 98-99/100

Immense réussite et expression quasi parfaite du terroir avec encépagement complet (83 % cabernet sauvignon et 15 % merlot). Qualité d’extraction du tannin exemplaire. Longueur et éclat uniques à ce stade en Médoc.

8

Petrus

2016 – 98-99/100

Cassis, mûre, fines épices et violette. Crémosité et intensité magnifiques, allonge subtile, grand velouté, tannin musclé et équilibre sur la fraîcheur. L’association entre la richesse tannique et l’acidité est impressionnante d’équilibre avec une chair parfaitement mûre.

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Château d’Yquem

2016 – 98/100

La propriété a construit son assemblage surtout à partir des tries du milieu de vendanges, si étonnantes par leur côté aérien, et a une fois de plus réussi à allier puissance, pureté et buvabilité à un niveau unique dans le sauternais. Il y aura un peu plus de puissance dans le 2015. Les 25 % de sauvignon contribue à la fraîcheur des arômes.

 

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Mes magnums (39), un blanc de blancs fin et ciselé

Bruno Paillard, blanc de blancs grand cru

Ce qu’il fait là
Bruno Paillard, grand défenseur de la marque « Champagne » et fin élaborateur de belles cuvées est également associé à Philippe Baijot dans le groupe BCC, c’est dire son poids dans le paysage champenois. On ne pouvait pas faire sans et il y a longtemps que je trouve plus que des qualités à ses vins qui se réunissent derrière l’idée qu’on peut se faire de l’élégance d’un champagne.

Pourquoi on l’aime
Plus que d’autres, ce blanc de blancs est fin et ciselé, très clairement apéritif, même si la technique de vinification spécifique se traduit par une effervescence moindre. Mais c’est un extra-brut. Alors…

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Les grandes écoles croisent le fer à Ferrières

Lundi 15 mai avait lieu dans le magnifique château de Ferrières la deuxième édition de la coupe Essens-Ferrières, compétition œnologique qui voit s’affronter douze grandes écoles dans des épreuves originales d’accords mets-vins qui obligent nos têtes bien faites à creuser leurs méninges. Par Gilles Durand Daguin

On ne va pas tous les quatre matins à Ferrières-en-Brie, commune qui longe l’autoroute de l’est à vingt minutes de Paris. S’y cache pourtant un magnifique château, construit au XIXe siècle par les Rothschild, qui abrite depuis la rentrée 2015 une école hôtelière haut de gamme doublée d’un restaurant ouvert au public. Ce jour-là, douze équipes de trois étudiants de grandes écoles s’y affrontent lors d’une compétition organisée par l’association œnologique de l’Ecole nationale supérieure, représentée par Julia Wang, Constance Moreau-Luchaire et Victor Dagard, et celle de l’ESSEC. Ce concours ne repose pas seulement sur le savoir de ses compétiteurs, dont on connaît la capacité illimitée au bachotage, mais sur leur capacité à identifier et raisonner. Comme l’a rappelé Michel Bettane, ravi de présider le jury pour la deuxième année, « la gastronomie est un art de civilisation car il implique des choix humains. » Ses acolytes du jour, le sommelier Manuel Peyrondet, l’œnologue Caroline Frey, la cuisinière Christine Rigoulot et le pâtissier Jérémy Del Val ne l’ont pas contredit.

Trois épreuves préliminaires permettent de départager les concurrents. Dans la première sont présentés, à l’aveugle, quatre macarons salés et quatre vins qu’il faut associer pertinemment. Dans la deuxième, voici quatre macarons sucrés proposés avec des vins doux, auxquels les étudiants sont moins habitués. Pas toujours facile, à l’aveugle, de distinguer le madère du porto ou de reconnaître le jurançon. Enfin, une épreuve plus classique de connaissances implique de positionner sur une carte des appellations d’origine contrôlée viticoles, mais aussi des AOC alimentaires. On croit tout savoir, mais quand il faut placer à l’aveugle le maroilles et le munster, on fait moins le malin. A l’issue de ces épreuves, trois équipes finalistes sont désignées. Comme il y avait des ex-æquo, le jury en a conservé quatre : Dauphine, Sciences Po, Kedge et Sup Agro Montpellier.

Arrive alors l’épreuve finale : un plat qu’il faut décortiquer, accompagné de huit vins, quatre rouges et quatre blancs. Il s’agit là de trouver le meilleur accord, mais aussi d’éliminer le plus mauvais et d’en proposer un qui n’est pas dans la liste. Après avoir planché, chaque équipe désigne un représentant qui vient délivrer ses conclusions dans cet immense salon d’honneur du château. Le plat était un pigeon, parfois identifié comme une volaille, voire comme un canard, farci aux abats, foie gras, morilles et asperges. Mais le vrai piège était sa sauce, au citron et pamplemousse, très fortement acidulée. C’est évidemment elle qui dominait le plat et exigeait un accord qui lui réponde. Si la puissance d’un châteauneuf-du-pape rouge Saint-Préfert 2011, en vendange entière, était capable de lui tenir tête, le meilleur accord était évidemment un blanc liquoreux dont le sucre allait enrober l’acidité. A ce jeu là, un château-de-fargues était plus pertinent qu’un klein-constantia dont les arômes exotiques étaient trop exubérants. Le vin qu’il fallait absolument éliminer était le gevrey-chambertin, trop délicat pour la sauce.

Au final c’est l’équipe de Dauphine, menée par Amanda Yahia, étudiante en Master 2 “marketing et stratégie”, qui a cartonné. Ils ont retenu le châteauneuf en rouge et ont préconisé le pinot gris vendanges tardives de Rolly-Gassman en liquoreux, moins idéal que le sauternes mais quand même pertinent. Ils ont bien éliminé le bourgogne et se sont permis le luxe de proposer un accord très original sur un vin bulgare de cépage mavrud, sans doute suffisamment peu connu du jury pour achever de le convaincre. Amanda Yahia, qui travaille au <i>Repaire de Bacchus</i> pendant ses études, a la particularité d’avoir une mère bulgare et un père marocain, pas du tout porté sur le vin. C’est donc par pure curiosité qu’elle s’y est mise lors de ses études, sans rien dire à papa. Si ses deux compères du jour, Victor Sabatier et Savine Houix, ont jusque là gardé le secret, il va désormais falloir qu’elle avoue au grand jour qu’elle aime le vin, que c’est un excellent vecteur de civilisation et de connaissance et qu’en plus elle est très douée.

 

Coupe Essens-Ferrières 2017, trois questions à Michel Bettane :

Pourquoi est-ce important pour vous de présider le jury de ce concours ?
D’abord, je connais bien Julia Wang qui est une brillante agrégée de lettres. Ensuite, la présence du vin dans les grandes écoles, à travers les clubs œnologiques, est capitale. Quand on a créé le Grand Tasting avec Thierry Desseauve, on a pris soin de faire venir les étudiants des grandes écoles et des universités. Comme la législation sur le vin est très contraignante et empêche de transmettre ce patrimoine, il faut trouver d’autres moyens de transmettre le goût du vin et sa connaissance, qui est le meilleur facteur de modération. C’est un secteur d’activité économique crucial pour la France, mais c’est aussi un magnifique outil de promotion de la culture française. J’estime donc que c’est mon rôle de transmettre cette culture, comme on me l’a transmise quand j’avais l’âge de ces étudiants.

Ce concours laisse une part d’interprétation aux compétiteurs, c’est atypique ?
Il s’agit de ne pas réciter par cœur ce qu’on apprend dans les livres, mais de rendre cette connaissance active. C’est une idée très intelligente de ne pas faire seulement un concours théorique, mais une compétition pratique où on fait usage de sa créativité et de son interprétation. Il faut aussi être capable de synthétiser sa pensée, ce qu’ils n’ont aucun mal à faire, et dans un français parfait en plus.

Et alors, vous les avez trouvés bons au final ?
Oh oui, ils sont bons. Même si, évidemment, la partie interprétative donne des résultats très contrastés. Ils sont très bons théoriquement et ensuite ils raisonnent. Ce qui est important, c’est la qualité de ce raisonnement. On peut ne pas être d’accord, mais il faut qu’il y ait une cohérence. Après, comme ils sont jeunes, ils font parfois des erreurs. Mais sur les accords de l’épreuve finale, le jury était unanime.

Les frères Bouygues au Clos Rougeard

L’historique propriété de Chacé menée pendant plus de quarante ans par deux célèbres frères vignerons représentant la huitième génération aux commandes de ce domaine familial, Bernard et Jean-Louis Foucault (dits Nady et Charly), jusqu’à la disparition de ce dernier à l’hiver 2015, vient d’être rachetée par Martin et Olivier Bouygues, déjà propriétaires à Saint-Estèphe (châteaux Montrose et Tronquoy-Lalande). « Cette propriété est au fil du temps, grâce au travail exceptionnel de Charly et Nady Foucault, devenue emblématique de la région de Saumur. Elle produit l’un des plus grands cabernets francs du monde. » Nady Foucault reste en charge de ces onze hectares conduits en bio depuis des décennies.

Fin de la floraison

Dans la vidéo ci-dessus, tournée le 12 juin dernier dans le vignoble bordelais, le vigneron et œnologue Hubert de Boüard, à la fois « optimiste et prudent », livre ses commentaires à propos du bon déroulement cette année de cette étape cruciale à la vigne qu’est la floraison, dont l’homogénéité conditionne la quantité et la qualité des raisins des futures vendanges. « Après une période difficile sur les vignobles bordelais, les bonnes conditions climatiques actuelles, chaudes et sèches laissent présager une belle évolution de la production restante et épargnée par le gel. »

Sauternes et Barsac fêtent leurs vins

Cette année, c’est à Preignac que les vignerons travaillant dans les appellation sauternes et barsac donnent rendez-vous aux amateurs à l’occasion de la cinquième édition de “Sauternes fête le vin”.

Ces 24 et 25 juin (de 15 h à minuit samedi et de 11 h à 18 h dimanche), une vingtaine de producteurs de sauternes et de barsac feront découvrir leur travail au cours de deux festives journées ponctuées par de nombreuses animations : concerts, cours de cuisine ou encore feu d’artifice sur la Garonne (samedi soir).

Tarif du pass dégustation : 6 euros.
Plus de détails ici.

Dégustations et concerts en Luberon


Le saule pleureur de la cour du domaine des Peyre (Robion) accueillera cet été encore les visiteurs venus profiter des rendez-vous estivaux proposés par cette propriété viticole provençale qui produit en rouge et en rosé des vins d’AOC luberon, d’AOC ventoux et d’IGP méditerranée et abrite également des gîtes et des œuvres d’art contemporain (plus de détails ). De façon non exhaustive, citons la reprise des apéros du jeudi (planches de charcuterie et fromages, vins du domaine et musiciens en live, réservation au 06 08 92 87 71) au cours desquels l’amateur pourra peut-être gagner un magnum de Domaine des Peyre, la tenue ce dimanche à 19 h du premier des trois concerts de jazz qui se dérouleront à Peyre dans le cadre de le cinquième édition du festival Les Musicales dans les vignes (les deux autres auront lieu le 28 juillet et le 18 août) et enfin la belle place qui sera faite à la fête nationale belge (et aux frites) le 21 juillet.

Marche des réconciliations

La deuxième édition du “séjour des réconciliations”, organisé sous le haut patronage de l’Unesco par la mission Coteaux, maisons et caves de Champagne présidée par Pierre-Emmanuel Taittinger afin de partager avec le plus grand nombre son inscription au Patrimoine mondial, propose ce week-end aux visiteurs « des sites emblématiques de la zone d’engagement qui comprend les 320 villages et villes de la Champagne viticole historique » de se rassembler autour des valeurs attachées au champagne « vin de la célébration, de la réconciliation, du bonheur et de la paix. »

Outre différentes conférences et un dîner de gala caritatif qui se tiendra ce vendredi soir à Châlons-en-Champagne au profit de la restauration du patrimoine champenois et de l’association Simon de Cyrène, ce thème de la réconciliation et de la fraternité entre les peuple donnera lieu samedi, à la tombée de la nuit, à des lâchers de lanternes porteuses de vœux, en Champagne* et dans le monde entier (on peut en parrainer une ici) ainsi qu’à une grande marche qui se déroulera dimanche dans l’une des communes emblématiques du vignoble champenois, Les Riceys (Aube).

L’an dernier, plus de 2 500 marcheurs ont participé, en partant d’Hautvillers (Marne), à la première Marche des Réconciliations. Ce dimanche 25 juin, chacun pourra effectuer dans le sens qu’il souhaite l’un des trois parcours de 6, 14 et 20 km proposés pour cette édition 2017. L’heure étant à la rencontre et au partage, ils seront ponctués de différentes animations : spectacles, conférences dans les vignes, lecture de paysages, marché de producteurs locaux, visites d’exploitations viticoles et expositions. Participation : 2 euros par adulte, plus de renseignements ici.

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* A Bouzy, Cormicy, Chatillon-sur-Marne, Château-Thierry, Verzenay, Épernay, Sézanne, Vitry-le François et Les Riceys, sous réserve de bonnes conditions climatiques.

Ouverture de la belle saison


C’est avec un lancement en musique que le bar estival et éphémère créé en 2015 par Eric de Saint Victor au château de Pibarnon inaugurera ce soir sa troisième saison. Lieu de rencontres culturelles dédié aux amateurs de musique, de gastronomie et de bandol, le Pi-Bar est installé « en plein milieu des vignes, sur une plate-forme naturelle cernée de pins sculptés par les vents marins » et bénéficie, comme le montre la photo ci-dessus, d’une vue qui porte jusqu’à la mer (de l’autre côté, on regarde le massif de la Sainte-Baume et le village du Castellet). Ce point de vue privilégié sera accessible aux visiteurs tous les jeudis soir de 19 h à 23 h à partir du 6 juillet et jusqu’au 31 août, uniquement sur réservation au 04 94 90 12 73. Entrée : 20 euros (buffet inclus, hors boissons), plus de détails et programmation en cliquant .

Pi-Bar, le bar éphémère du château de Pibarnon
410, chemin de la Croix des Signaux
83740 La Cadière-d’Azur


chateaudepibarnon_barephemere

Adjugée 16 100 euros

Pendant que les professionnels du vin étaient réunis à Bordeaux pour le salon Vinexpo, la maison de vente aux enchères Artcurial dispersait à Paris un certain nombre de vins fins et de spiritueux – 1 300 lots sur deux jours – qui n’ont pas laissé les amateurs indifférents. Déjà star d’une vacation que la même maison proposait en début d’année (en lire plus ici), la Romanée-Conti a encore effectué un joli résultat avec la bouteille ci-dessus, issue de la vendange 1990, adjugée 16 100 euros (estimation : 10 500 euros).

Laurie Matheson et Luc Dabadie, en charge du département Vins fins & spiritueux d’Artcurial, précisent que cette vente dynamique a vu la moitié des lots s’envoler au-delà de leur estimation et que si les acheteurs se sont enthousiasmés pour Bordeaux (deux bouteilles de mouton-rothschild 1945 ont été adjugées 8 200 et 8 100 euros), la Champagne (Jacques Selosse ; Roederer), la Loire (François Cotat ; Clos Rougeard) ou encore les grands spiritueux ont également suscité des enchères record.

Résultats complets ici.