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[PRIMEURS 2016] Saint-Georges-Saint-Émilion

Château Cap Saint-Georges,

87/100

Droit, franc, tannin simple.



Château Saint-Georges, Rouge

91/100

Beau potentiel pour ce grand classique de l’appellation qui émerge progressivement.



Château Tour du Pas Saint-Georges, Rouge

92/100

A la fois suave et tendu, ce vin offre une allonge élégante et fraîche avec des tannins déjà parfaitement dessinés.



[PRIMEURS 2016] Fronsac

Château Dalem, Rouge

89/100

Délicat avec une juste allonge, ce vin est tout en subtile fraîcheur.


 

Château de Carlmagnus, Rouge

88/100

Riche, généreux, solide.


 

Château de la Dauphine, Rouge

92-94/100

Fin, élancé, brillant, grand tannin noble, raffinement de la chair, bon potentiel.


 

Château de la Huste, Rouge

92/100

Dominé par les fruits noirs et la pivoine, le nez est d’une grande fraîcheur aromatique, l’attaque en bouche est pleine, les tannins sont longs et élégants et la fin mentholée. C’est l’une des révélations du millésime.


 

Château de la Rivière, Rouge

92/100

Ce vin possède une bonne intensité de fruits noirs, il y a une force tannique et une jolie sève en bouche. Il porte en lui un équilibre que l’on percevra mieux d’ici quelques années.


 

Chateau Fontenil, Rouge

91-92/100

Solide et intense, vivacité et profondeur.


 

Chateau Fontenil, Le Défi de Fontenil, Rouge

92/100

Dense et riche, long et savoureux, puissant, d’un bloc.


 

Château Haut-Carles, Haut-Carles, Rouge

93-94/100

Très puissant, intense, long et séveux. Assurément un grand potentiel.


 

Château Haut-Carles, Château de Carles, Rouge

88/100

Vivace, élancé, long, bon équilibre général.


 

Château La Vieille Cure, Rouge

92/100

Fruits noirs et épices émergent au nez, les tannins sont bien proportionnés pour ce classique à la silhouette dense et juteuse avec ce qu’il faut de profondeur.


 

Château Les Trois Croix, Rouge

93/100

Ce fronsac joue le registre de l’élégance et de la fraîcheur, les tannins sont enrobés et intenses, avec de belles rondeurs et un élan final harmonieux.


 

Château Tour du Moulin, cuvée Particulière, Rouge

86/100

De la sève, tannin assez rustique.


 

Château Villars, Rouge

89/100

Le vin n’est pas encore en place et est pour l’instant dominé par son élevage, mais on perçoit une jolie matière derrière.


 

[PRIMEURS 2016] Canon-Fronsac

Château Canon-Pécresse, Rouge

93-94/100

Belle élégance racée, tannin velouté et fin, belle allonge. Le cru est aujourd’hui pleinement à la hauteur de son excellent terroir.


Château du Pavillon, Rouge

90/100

Floral et épicé, ce vin a surtout une structure tendue avec un joli fruit derrière.


Château Gaby, Rouge

90/100

Le vin se met gentiment en place, il y a une matière sensuelle et de belles perspectives.


Château Grand Renouil, Grand Renouil, Rouge

93/100

Comme à son habitude, ce vin démarre discrètement avec une fraîcheur de constitution dans le dessin des tannins et une grande précision. Il y a une belle densité et une vraie longueur.


Château Mazeris Bellevue, Rouge

90/100

Ce château offre un nez de baies noires et d’épices, la bouche est sphérique et onctueuse avec une allonge élégante.


Château Moulin Pey-Labrie, Rouge

91/100

C’est en fin de bouche qu’on donne des ailes au Moulin et celui-ci est l’un des plus accomplis du secteur avec ses accents de fruits noirs, de poivre, de café, de menthe. Les tannins sont à la fois frais et élégants. Grand raffinement !


Château Puy-Guilhem, Rouge

90-91/100

Prise de bois dominante, finesse de tannin beaucoup plus grande que sur le fronsac de la propriété. Prometteur.


 


Château Vrai Canon Bouché, Rouge

92/100

Vivacité mais aussi plénitude, allonge fruitée, puissance et élégance.


[PRIMEURS 2016] Puisseguin-Saint-Émilion

Château Clarisse, Vieilles Vignes, Rouge

89-90/100

Boisé, sève et acidité.



Château Clarisse, Rouge

88/100

Très strict, dense et solide, acidité mordante pour l’instant.



Château La Diligente, Rouge

88/100

Charnu, savoureux, bonne allonge fruitée.



Château La Mauriane, Rouge

90/100

Très charnu, onctueux, beau tannin solide mais mûr, longueur savoureuse, boisé intense.



Château Lanbersac, Vieilles Vignes, Rouge

89/100

On sent les rondeurs dès le nez où domine les fruits noirs et les épices, la bouche est gourmande à souhait avec des tannins juteux.



Château Soleil, Rouge

90/100

Nez de myrtille avec une touche épicée. La texture est souple et les tannins épicés, avec une fin sur la mûre. On est dans un style gourmand.



La fleur de vigne sous les étoiles


Cela fait vingt ans cette année que la famille Bonnie a acquis Malartic-Lagravière (photo), grand cru classé de Graves qui n’a connu que trois familles de propriétaires depuis le XVIIIe siècle. Ce bel anniversaire et l’aventure menée par Alfred et Michèle, rejoints depuis par leurs enfants et leurs conjoints respectifs, de la rénovation du domaine conduite dès 1997 au « rayonnement international de ses vins d’exception » en passant par une charte environnementale « des plus exigeantes », seront mis en lumière lors de la célèbre soirée célébrant la fleur de la vigne organisée par la Commanderie du Bontemps du Médoc, des Graves, de Sauternes et Barsac depuis 1959.

Le 21 juin prochain, en clôture de Vinexpo Bordeaux, ce « rendez-vous solennel des vignerons, négociants, courtiers, professionnels et amateurs du vin du monde entier » qu’est la Fête de la Fleur accueillera 1 500 invités. Et la famille Bonnie a choisi de les recevoir autour d’un dîner signé par Yannick Alléno. Ce n’est pas la première collaboration entre le chef deux fois triplement étoilé et le château Malartic-Lagravière et cet événement d’exception à donné lieu de la part des deux parties à « une profonde réflexion sur les accords mets et vins ». Différents millésimes du château et quelques-uns des plus somptueux grands crus de Bordeaux seront servis ce soir-là.

Réjoui par cette nouvelle collaboration entre leurs deux maisons, Alfred-Alexandre Bonnie dit de la cuisine de cette « figure emblématique de la gastronomie française » qu’est Yannick Alléno qu’elle réconcilie « la parfaite maîtrise des techniques de la grande cuisine française avec une véritable ambition créative, dans laquelle la recherche occupe une place prépondérante. » Il estime aussi que le travail du chef en cuisine et celui mené dans le vignoble montrent beaucoup de similitudes : « La sublimation du terroir, les extractions et la fermentation, prônées par Yannick Alléno, font aussi partie intégrante de notre travail de viticulteurs à Château Malartic-Lagravière. »

Ce que confirme le chef, pour qui le vin est une véritable passion : « Le travail de la vigne tout comme l’immensité du savoir qu’il sous-tend me fascine. J’aime échanger avec les vignerons, certains ont eu une influence fondamentale sur notre cuisine moderne. L’assemblage ou la compréhension du terroir par la fermentation sont, entre autres, des notions vinicoles aujourd’hui appliquées au quotidien dans nos préparations. Je suis d’ailleurs persuadé qu’une cuisine moderne est une cuisine saucière capable de mettre en valeur les magnifiques bouteilles qu’un grand repas implique. Malartic-Lagravière est un château que j’apprécie énormément et je suis particulièrement honoré d’avoir été choisi pour célébrer la Fête de la Fleur à travers un dîner que nous souhaitons exceptionnel. »

Louis XIII et sa suite


Depuis hier et jusqu’à l’automne, le cognac Louis XIII propose à ses amateurs parisiens une luxueuse expérience de dégustation à l’hôtel Royal Monceau – Raffles. Après New York et Moscou, cette nouvelle association entre un palace et le célèbre cognac créé en 1874, dont chaque carafe contient le travail au long d’un siècle de quatre maîtres de chais (c’est Baptiste Loiseau qui choisit ces temps-ci les eaux-de-vie qu’il laissera en héritage à ses successeurs « pour qu’eux-mêmes continuent d’assembler Louis XIII dans 100 ans ») se déroulera en deux temps : d’abord une dégustation privée et commentée de cet assemblage contenant jusqu’à 1 200 eaux-de-vie issues de Grande Champagne, un dîner au nouveau restaurant japonais du Royal Monceau, mené par le chef Nobu Matsuhisa et une nuit dans la “suite Louis XIII”, ensuite une balade sur la seine à bord d’une luxueuse vedette italienne en bois, pour une ultime dégustation avec Paris et ses monuments pour décor. Prix de cette très exclusive “expérience Louis XIII”, 4 000 euros. Réservation auprès de l’hôtel Royal Monceau, 01 42 99 88 77.

Réchauffer les cœurs

Le gel a durement touché le Bordelais cette semaine et les amateurs pourront montrer leur solidarité envers les vignerons en se rendant nombreux ce week-end aux “portes ouvertes 2017” des appellations saint-émilion, saint-émilion grand cru, lussac-saint-émilion et puisseguin-saint-émilion. Au total, 84 propriétés proposeront des visites classées en quatre thèmes — le programme complet est à découvrir là — et deux dîners vignerons auront lieu samedi et dimanche dans la salle des Dominicains, en présence de la Jurade de Saint-Emilion. Randonnées, jeux, démonstrations d’un tonnelier et d’un forgeron, les rouleurs de barriques de Lussac Saint-Emilion fêteront leur vingt-cinquième anniversaire avec les visiteurs et l’office de tourisme de Saint-Emilion proposera aux petits et aux grands des visites des monuments et carrières souterraines du village (plus de renseignements en cliquant ).

A la Maison du vin de Saint-Emilion, différentes sessions de dégustation seront proposées durant ces trois jours. Dispensées par un œnologue, les séances d’initiation se tiendront à 11 h et 12 h 30 (25 euros par personne) et les dégustations commentées de grands crus classés auront lieu à 15 h 30 et 17 h (20 euros). Espace « décontracté » pour découvrir les vins de Saint-Emilion « en toute simplicité », le nouveau “salon dégustation” de la boutique propose à l’amateur quatre façons de les aborder : la découverte (10 h 30, durée : 40 mn), les grands crus classés (12 h, durée : 1 h), les terroirs (15 h 30, durée : 40 mn) ou encore via une dégustation à l’aveugle (17 h, durée : 40 mn). A l’occasion du week-end porte ouvertes de l’appellation, toutes ces dégustations sont proposées au même tarif : 20 euros. Inscription au 05 57 55 50 55 ou sur place, dans la limite des places disponibles.

Solidarité avec les vignerons

Guillaume Pouthier, directeur des Carmes Haut-Brion tient à souligner l’initiative très solidaire de Lionel Kreff, de la tonnellerie charentaise Baron, qui a envoyé des bûchettes et des chutes de bois pour lutter contre le gel. Il a affrété des camions qui vont apporter ce bois qui se consumera dans de petits brûlots car bon nombre de propriétés sont à court de Pel, produit naturel qui protège du gel, et de bougies.

Vente aux enchères de Tokaj : le grand retour des liquoreux

Adjugé 38 710 euros, presque le double de sa mise à prix (22 580 euros) ! Le très attendu fût d’Aszú 6 puttonyos d’István Szepsy a tenu ses promesses, en ce samedi 22 avril 2017, lors de la vente aux enchères qui a eu lieu au coeur de ville de Tokaj, au nord-est de Budapest. Il s’agit de 270 bouteilles de 50 cl, soit 143 euros l’unité. Le mythique producteur de Tokaj remet le grand liquoreux hongrois à sa place avec ce rare 2011 explosant d’arômes, illustrant le potentiel inouï de ces vins. Il a entraîné l’ensemble de la vente qui monte d’un cran pour cette cinquième édition, avec un record de 116 390 euros et tous les lots vendus, sauf un. Probablement la plus belle édition depuis son lancement, en 2013.

D’autres liquoreux ont suivi. L’Esszencia 2013 de Pajzos, lot de quarante flacons de 250 cl adjugé 6 130 euros (153 euros l’unité), a doublé sa mise à prix (3 064 euros). Trente bouteilles d’Aszú 6 puttonyos du même magnifique millésime 2013 proposées par cinq producteurs prometteurs qui se sont regroupés sous un lot, Generation Y, ont été adjugées 1 170 euros (59 euros la bouteille de 50 cl). Et les dernières bouteilles d’Aszú Esszencia 2003 de Samuel Tinon, une catégorie de vin supprimée par la loi pour sa confusion avec l’Esszencia, ont été acquises par un collectionneur du New Jersey (10 % de la somme réalisée par ce dernier vin sera offerte aux écoles maternelle et primaire d’Olaszliszka).

Les vins secs ne sont pas en reste : le Váti-dülő Hárslevelű 2016 de Kikelet a été emporté pour la somme de 4 190 euros le lot (198 bouteilles de 75 cl) et le Furmint Szent Tamás 2016 de Samuel Tinon a été adjugé au même prix (180 bouteilles de 75 cl). A noter que les crus ont été fort bien représentés et montrent la nouvelle voie de la région, qui recense 411 crus en tout (dűlő en hongrois). Que ce soit en vins secs ou liquoreux, en cépage Furmint ou Hárslevelű : Furmint Öreg Király-dűlő Teraszok 2016 de Barta, Furmint Meszes-dűlő 2016 de Kvaszinger, Hárslevelű Hétszőlő-dűlő 2016 de Hétszőlő, Furmint Lestár-dűlő 2016 de Myrtus, Lajosok-dűlő Furmint 2016 de Disznókő, Szamorodni Öreg Király-dűlő Sélection 2015 de Barta…

Tokaj Fair, une première
Organisée par la Confrérie de Tokaj, la vente présente des vins contemporains de cuvées uniques, impossibles à retrouver dans le commerce. Une dégustation à l’aveugle a lieu le matin et les intéressés, professionnels et amateurs du monde entier, peuvent enchérir sur place ou par téléphone. Cette année, Wojciech Bońkowski, journaliste polonais multilingue, grand soutien et communicateur de l’événement depuis ses débuts, a monté un groupe de crowdfunding pour acquérir un lot avec des amateurs polonais. Une idée à suivre.

Cette vente est le point fort d’un week-end qui réunit les amateurs du vin blanc hongrois dans tout le Piémont de Tokaj autour de dégustations, de repas gastronomiques, d’accords mets et vins, de pique-nique et balades dans le vignoble, de conférences, de l’intronisation des nouveaux membres de la Confrérie.

Pour la première fois cette année, la Tokaj Fair s’est tenue la veille de l’enchère. Ce rendez-vous permet aux professionnels de faire leurs courses, à la façon du Marché au vin d’Ampuis, et aux amateurs, d’avoir un aperçu de l’évolution de la qualité en un seul lieu à une date précise. Des master-class permettent de se faire une idée des vins des précédentes éditions ou, comme cette année, d’un millésime. Ainsi, le 2013 — ce dernier ayant offert une quantité conséquente de grains Aszú — a donné lieu à une horizontale d’une quinzaine de producteurs réunis sous la bannière de Tokaj Renaissance.

Rendez-vous est donné pour 2018, les 20, 21 et 22 avril. A vos agendas.

Des hélicoptères contre le gel

« Malheureusement, j’y suis… », écrivait Nicolas Lesaint, responsable technique de Château Reignac, sur son blog le 21 avril dernier. Malheureusement, le gel est revenu et il a gravement touché le Bordelais : Saint-Emilion, Pomerol, les plaines de l’Entre-deux-Mers seraient concernées. Ce matin, à l’aube, les vignerons ont constaté des températures négatives de -2 à -3°C et la nuit prochaine devrait être encore plus froide. Hier, la préfecture a autorisé les exploitants à faire des feux à l’entrée des parcelles à partir de 21 heures, mais ils seraient sans grand effet.

C’est donc un ballet d’hélicoptères qui a eu lieu ce matin sur certains domaines. Ils permettent de brasser l’air au-dessus des vignes et de rabattre vers le sol l’air plus chaud situé à faible altitude. Leur action peut faire gagner 1 à 2 degrés. A Bordeaux, le dernier épisode de gel marquant remonte à 1991, le thermomètre était descendu jusqu’à –7°C. Pour l’instant, il est beaucoup trop tôt pour évaluer l’impact sur les récoltes de ces épisodes de gel qui ont touché également ces derniers jours la Bourgogne, la Champagne, le Val-de-Loire et le Languedoc-Roussillon.